ARC Raiders débarque avec une ambition claire : dépoussiérer le shooter d’extraction en injectant du rythme, de l’accessibilité et un PvP imprévisible dans un univers post-apocalyptique soigné. Sans renier la tension propre au genre, le titre d’Embark Studios revisite les codes établis par Escape from Tarkov et propose une expérience nerveuse, immersive et résolument moderne.

Un univers post-apocalyptique à l’identité visuelle marquante
Viewros, la planète où se déroule l’action, est un monde où l’humanité survit sous terre. Les sorties en surface sont des expéditions périlleuses au cours desquelles chaque joueur tente de récupérer des ressources. L’atmosphère visuelle frappe dès les premières minutes. Les robots hostiles semblent tout droit sortis des illustrations de Simon Stålenhag, avec leur design métallique inquiétant et leur présence imposante. Les nappes de synthétiseurs mystérieuses qui accompagnent chaque exploration créent un sentiment d’immersion rare pour un jeu de tir.
Les cinq cartes disponibles proposent des environnements variés, tous peuplés de machines hostiles qui surveillent, errent ou attaquent sans prévenir. Cette direction artistique soignée transforme chaque partie en une expérience visuelle marquante, bien loin des terrains de jeu fonctionnels qu’on trouve ailleurs.

Une mécanique centrale qui transforme la dynamique du jeu
Le principe reste classique pour le genre : vous êtes largué seul ou en escouade de trois joueurs sur une grande carte. Votre mission consiste à fouiller les bâtiments, à récupérer du butin et à rejoindre un point d’extraction avant de perdre votre équipement. Sauf qu’ARC Raiders ajoute une vingtaine d’autres mercenaires sur la même carte, qui ont tous les mêmes intentions que vous.
La tension monte rapidement lorsque vous devez choisir entre fouiller une armoire supplémentaire ou partir avec ce que vous avez déjà. Les robots-araignées géantes peuvent bondir sur plusieurs dizaines de mètres, ce qui transforme chaque rencontre en un calcul de risques. Le butin varie en fonction du danger : plus un bâtiment semble risqué, plus les récompenses potentielles sont intéressantes.
Des rencontres PvP imprévisibles qui façonnent chaque partie
L’aspect PvP domine véritablement le jeu. Croiser un autre joueur provoque systématiquement une situation sociologique fascinante. Certains hurlent « FRIENDLY, PLEASE DON’T SHOOT » avant de pointer leur arme sur quiconque par précaution. D’autres voyagent discrètement de buisson en buisson pour éviter tout contact. Les plus fourbes accompagnent leurs victimes jusqu’à l’ascenseur d’extraction, puis les abattent au dernier moment.
Cette imprévisibilité humaine est au cœur du jeu. Vous ne savez jamais comment une rencontre va se terminer. Le chat de proximité et le système d’émotes enrichissent ces interactions, permettant de former des alliances temporaires ou de commettre des trahisons mémorables. Le système de matchmaking facilite grandement l’accès, que vous jouiez seul ou en groupe.
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Un système d’armes atypique, chaotique et profondément fun
Les armes proposent une approche radicalement différente de ce qu’on trouve habituellement. Elles ressemblent à des assemblages de fortune bricolés sur le coin d’une table avant une expédition. Chaque arme possède une balistique unique et impose un style de jeu distinct, ce qui rend les affrontements beaucoup plus chaotiques qu’ailleurs.
Cette approche contraste volontairement avec le réalisme extrême de Tarkov. Les affrontements deviennent ainsi plus accessibles, à l’image de Helldivers 2. Vous pouvez bloquer des portes pour camper, attirer des robots vers des groupes ennemis ou même passer une partie entière à jouer de la flûte, simplement parce que le jeu le permet.

L’extraction : un moment de tension pure où tout peut basculer
Atteindre un point d’extraction ne garantit absolument rien. Ces zones attirent tous les opportunistes, tous les joueurs qui préfèrent voler le butin des autres plutôt que de prendre des risques. Les robots hostiles tournent également en rond autour de ces sorties convoitées.
Le simple fait d’appuyer sur le bouton d’appel, puis d’attendre une minute que l’ascenseur arrive, devient une épreuve de nerfs. Le soulagement est immense lorsque l’on voit apparaître « Retour à Speranza », surtout quand on transporte un équipement rare. Cette phase finale cristallise toute la tension accumulée durant la partie.

Une progression motivante qui valorise chaque sortie
Tout ce que vous récupérez sert à améliorer votre base grâce à des ateliers. Ces stations fonctionnent comme dans Tarkov : les ressources se transforment en gadgets, armes et équipements pour vos prochaines sorties. Le système est chronophage et demande de la répétition, mais sortir avec un fusil amélioré au niveau maximal procure une réelle satisfaction. Même si vous risquez de le perdre cinq minutes plus tard.
Cette boucle de progression ajoute un enjeu supplémentaire à chaque partie. Perdre son équipement est frustrant, mais jamais au point de décourager complètement. Le jeu trouve un équilibre intelligent entre accessibilité et profondeur tactique.

Une accessibilité qui ouvre le genre à un nouveau public
ARC Raiders se distingue surtout par son refus d’imposer un engagement démesuré. Alors que Tarkov exige un investissement conséquent rien que pour comprendre les bases, ce titre offre une action plus immédiate. La vue à la troisième personne facilite la prise en main. Les mécaniques restent compréhensibles sans pour autant sacrifier la complexité.
Le jeu rappelle que la force d’un extraction shooter ne repose pas uniquement sur la rareté du butin, mais surtout sur les joueurs qu’on y rencontre. Cette philosophie se ressent dans chaque aspect du jeu, du système de matchmaking aux options de communication.
Une proposition fraîche et ambitieuse dans le paysage des extraction shooters
Embark Studios livre un titre qui excelle dans ce qu’il propose. L’ambiance visuelle et sonore est parfaitement maîtrisée. Les rencontres avec d’autres joueurs créent des moments mémorables. La progression reste motivante sans jamais devenir chronophage. Les cinq cartes offrent suffisamment de variété pour que chaque partie soit différente de la précédente.
Le studio suédois prouve qu’un jeu de tir à la première personne peut séduire au-delà du cercle restreint des joueurs invétérés. ARC Raiders ouvre la porte à tous ceux qui regardaient le genre de loin sans oser franchir le pas. Vous pouvez enfin découvrir ce qui rend ces jeux si particuliers, sans pour autant y consacrer l’équivalent d’un emploi à temps plein.
Questions fréquentes
ARC Raiders est-il un free-to-play ?
Non, le jeu est commercialisé au prix de 40 euros, une approche qui garantit une progression sans microtransactions intrusives.
Combien de joueurs peut-on affronter dans une partie ?
Une vingtaine de mercenaires partagent la carte, en plus des robots hostiles, ce qui crée une tension constante.
Le jeu est-il difficile à prendre en main ?
ARC Raiders se veut plus accessible que Tarkov, notamment grâce à sa vue à la troisième personne et à des mécaniques simplifiées.
Combien de cartes sont disponibles ?
Le jeu propose cinq cartes, chacune avec une ambiance distincte et des robots aux comportements variés.
Peut-on jouer en solo ?
Oui, le solo est possible, mais l’expérience change selon que vous jouez seul ou en escouade de trois joueurs.



