La Coupe du monde 2026 occupe déjà les esprits, même si le ballon n’a pas encore roulé sur les pelouses américaines, mexicaines et canadiennes. Pour les Bleus, une question reste en suspens : qui sera leur futur adversaire dans le groupe I, aux côtés du Sénégal et de la Norvège ? Depuis l’élimination de la Nouvelle-Calédonie par la Jamaïque, le suspense se concentre sur la rencontre Irak-Bolivie, dont le vainqueur rejoindra la poule de l’équipe de France.
Le dernier adversaire des Bleus encore en suspens
Un tri net a été effectué lors de ce mini-tournoi de barrages intercontinentaux organisé au Mexique, une première sous ce format resserré. La Bolivie a battu le Suriname 2-1 à Monterrey, tandis que la Jamaïque a éliminé la Nouvelle-Calédonie. Le dernier billet pour le groupe de la France se jouera donc entre l’Irak et la Bolivie.
Ce détail n’en est pas un. Le vainqueur de la rencontre entre l’Irak et la Bolivie ne se contentera pas de décrocher une place pour la Coupe du monde, il deviendra également le futur adversaire de la France au premier tour de la compétition. Le cadre est donc fixé et Didier Deschamps sait déjà que ses joueurs devront se préparer à affronter deux profils radicalement différents.
Deux profils opposés entre solidité irakienne et élan bolivien
Sur le papier, l’Irak a un classement FIFA supérieur à celui de la Bolivie, annoncée 76e mondiale, tandis que la sélection irakienne est présentée 59e dans les comptes rendus récents. Cela ne dit pas tout, mais cela éclaire une première tendance : l’Irak semble arriver avec plus de repères compétitifs et une base collective capable de rendre un match fermé, dense et parfois usant.
La Bolivie, elle, a pour elle une forme d’élan. Elle vient de franchir son premier obstacle dans ces barrages en éliminant le Suriname et nourrit toujours le vieux rêve d’un retour en Coupe du monde, ce qui ne s’est pas produit depuis 1994. Face à une équipe sud-américaine, la France sait qu’il faudra surveiller la capacité à jouer rapidement vers l’avant, à attaquer les seconds ballons et à imposer un rapport de force physique sans temps mort.
L’Irak présente une autre difficulté. Le Figaro rappelait récemment que son sélectionneur, Graham Arnold, avait demandé le report de la rencontre en raison d’un contexte logistique perturbé par la guerre et par le blocage d’une partie de la délégation. Cela signifie une chose simple : si l’Irak parvient à se qualifier malgré ce contexte, cela prouvera que l’équipe est mentalement solide et capable d’avancer dans un climat hostile.
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Une préparation française déjà marquée par un signal fort
À quelques mois du tournoi, l’équipe de France n’avance pas dans le flou. Jeudi 26 mars, les Bleus ont battu le Brésil 2-1 à Foxborough, grâce à des buts de Kylian Mbappé et Hugo Ekitike. Ils ont également montré de la résistance en infériorité numérique.
Ce succès n’a rien d’anecdotique. La Fédération française de football l’a résumé ainsi : « Les Bleus s’offrent le Brésil. » Cette formule dit bien ce qu’elle veut dire : lors d’une tournée conçue pour préparer la Coupe du monde, la France a su répondre présent face à un adversaire de premier plan.
Didier Deschamps a, lui, fixé le décor dès l’annonce de sa liste de mars. « Focalisé sur cette Coupe du monde », résumait la FFF, avec deux rendez-vous identifiés face au Brésil puis à la Colombie comme étapes de construction avant le grand départ.
Un match à venir qui impose une lecture stratégique immédiate
La question n’est donc plus de savoir si le futur adversaire de la France viendra des barrages. C’est acté. La vraie interrogation porte désormais sur le type de match qui attendra les Bleus : une opposition nerveuse et compacte contre l’Irak ou une rencontre plus ouverte et plus heurtée contre la Bolivie.
Dans le staff français, on y prêtera forcément une attention particulière. Car dans une phase de groupes de la Coupe du monde 2026, le danger ne vient pas toujours du favori annoncé, mais du match mal refermé, de l’adversaire que l’on connaît moins, de ces équipes qui jouent leur vie en 90 minutes. La France a l’effectif pour imposer sa loi, mais elle n’a aucun intérêt à considérer ce troisième match comme un simple détail du calendrier.
Le calendrier, lui, avance. Mardi, l’Irak et la Bolivie régleront ce dossier. Et les Bleus sauront enfin qui se dressera sur leur route lors de cette Coupe du monde 2026 déjà entrée dans sa phase de tension silencieuse.



