La Hublot Classic Fusion Yohji Yamamoto All Black Camo : une montre qui se cache pour mieux s’imposer

Quand le camouflage ne sert plus à disparaître, mais à affirmer une vision du luxe contemporain.

Par
Vincent Mechet
Pigiste spécialisé en horlogerie, Vincent Méchet décrypte l’univers des montres avec précision et passion. Entre savoir-faire traditionnel et innovations, il met en lumière aussi bien les...
8 Minutes de lecture
© Photo : Hublot

Hublot livre une nouvelle lecture du noir absolu avec la Classic Fusion Yohji Yamamoto All Black Camo. Limitée à 300 exemplaires, cette montre en céramique de 42 mm détourne le camouflage militaire pour en faire un manifeste esthétique, où la matière, la texture et l’ombre remplacent toute couleur. Un garde-temps radical, à la frontière de l’horlogerie et de la mode conceptuelle.

Annoncée le 7 janvier 2026 depuis Nyon, cette montre propose un exercice singulier. Comment traduire le camouflage militaire dans un langage horloger monochrome ? Comment transformer une technique de dissimulation en objet de contemplation ? La réponse se trouve au poignet, sous la forme d’un garde-temps de 42 mm entièrement drapé de noir.

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📌 Repères clés
Modèle : Classic Fusion All Black Camo
🎨 Collaboration : Hublot x Yohji Yamamoto (4ᵉ opus)
Boîtier : Céramique noire microbillée, 42 mm
🕶️ Cadran : Camouflage monochrome noir sur noir en relief
⚙️ Mouvement : Automatique MHUB1110 (48 h de réserve)
🔢 Édition : Limitée à 300 exemplaires numérotés
💶 Prix : 12 000 € (zone euro)
📍 Disponibilité : Boutiques Hublot sélectionnées & hublot.com
La Hublot Classic Fusion Yohji Yamamoto All Black Camo : une montre qui se cache pour mieux s’imposer
© Photo : Hublot

Hublot et Yohji Yamamoto : une vision commune du noir absolu

Pour les deux créateurs, le noir n’est ni une couleur neutre, ni une absence. Pour eux, le noir est une présence, une affirmation. Hublot a introduit le concept « All Black » dès 2006, choisissant de définir la lumière par le volume et la texture plutôt que par la couleur seule. De son côté, Yohji Yamamoto a présenté ses premières silhouettes noires lors de la Fashion Week de Paris en 1981, provoquant un véritable choc esthétique. Ses créations ont alors été considérées comme révolutionnaires, une déclaration contre les codes établis de la mode.

« Pour Yohji Yamamoto, le noir révèle l’essentiel, il purifie la forme et laisse la silhouette et la texture s’exprimer. Chez Hublot, nous traitons le noir comme un matériau vivant, sculpté, superposé, plissé, dans lequel chaque surface interagit différemment avec la lumière », explique Julien Tornare, directeur général de Hublot.

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Cette vision commune explique la cohérence de leur quatrième collaboration. Alors que d’autres collaborations horlogères se contentent d’apposer un logo sur un cadran, celle-ci interroge la matière elle-même. Le noir devient un terrain d’exploration, un médium permettant de questionner la notion de luxe contemporain.

Une architecture pensée pour l’ombre

Le boîtier en céramique noire microbillée de 42 mm absorbe la lumière au lieu de la réfléchir. Cette céramique mate sculpte les ombres et crée un jeu de profondeurs qui évolue selon l’angle de vue. Six vis en titane plaqué noir en forme de H viennent ponctuer la lunette, rappelant ainsi l’identité de la manufacture suisse. Avec une épaisseur de seulement 10,40 mm, cette montre automatique se fait remarquablement discrète au poignet.

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Le cadran constitue le cœur visuel de cette pièce. Un motif camouflage monochrome noir sur noir apparaît en relief. À la différence des camouflages traditionnels qui visent à se fondre dans la nature, celui-ci se révèle progressivement sous une lumière changeante. Les formes organiques du motif contrastent subtilement avec le noir profond du fond, créant un effet dynamique qui transforme la lecture de l’heure en une expérience visuelle.

« Le noir est à la fois discret et arrogant », affirme Yohji Yamamoto.

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Cette déclaration résume parfaitement l’ambiguïté assumée de cette montre. Elle attire le regard tout en refusant l’ostentation. Le fond de boîtier en saphir fumé transparent prolonge cette approche : il dévoile le mouvement automatique Hublot MHUB1110 tout en préservant une certaine opacité. Le rotor squeletté tourne dans la pénombre, visible mais mystérieux.

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Bracelet textile et caoutchouc : la rencontre de la mode et de l’horlogerie

Le bracelet illustre parfaitement la rencontre entre deux univers. Hublot a toujours privilégié le caoutchouc, un matériau révolutionnaire dans l’horlogerie de luxe lorsque la marque l’a introduit en 1980. Yohji Yamamoto maîtrise quant à lui le tissu, matière première de la mode depuis des siècles. La Classic Fusion Yohji Yamamoto All Black Camo associe ces deux matériaux : le tissu et le caoutchouc noirs se fondent sur le poignet, évoquant simultanément la couture tactile du créateur japonais et la précision technique de la manufacture suisse.

La boucle déployante en acier plaqué noir assure la fermeture avec une discrétion qui prolonge l’esthétique générale. Même les composants fonctionnels participent à la cohérence visuelle de l’ensemble.

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La Hublot Classic Fusion Yohji Yamamoto All Black Camo : une montre qui se cache pour mieux s’imposer
© Photo : Hublot

Une édition limitée à 300 exemplaires au positionnement affirmé

Hublot propose cette pièce en 300 exemplaires seulement. Un chiffre symbolique qui permet de maintenir l’exclusivité sans tomber dans la rareté artificielle. Le prix positionne clairement ce garde-temps : 12 000 euros dans la zone euro et 10 500 francs suisses en Suisse.

La signature de Yohji Yamamoto est gravée sur les 300 écrins personnalisés « All Black » qui accompagnent chaque montre. Un détail qui transforme l’écrin en objet de collection à part entière.

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Le calibre MHUB1110 qui anime cette montre comprend 177 composants et 25 rubis. Battant à 4 Hz, soit 28 800 alternances par heure, il offre une réserve de marche d’environ 48 heures. Des caractéristiques techniques solides et éprouvées qui garantissent une fiabilité quotidienne.

La Hublot Classic Fusion Yohji Yamamoto All Black Camo : une montre qui se cache pour mieux s’imposer
© Photo : Hublot

Déconstruction du luxe : quand le noir devient un langage

Hublot et Yohji Yamamoto partagent une méthode similaire : ils créent par déconstruction. En 1980, Hublot a rompu avec la tradition suisse en alliant l’or au caoutchouc, remettant ainsi en question les codes établis du luxe horloger. En 1981, quand Yohji Yamamoto a présenté ses vêtements noirs, il a radicalement séparé la création de l’ornementation, proposant une antithèse aux vêtements occidentaux traditionnels.

Cette approche commune explique pourquoi leur collaboration fonctionne. Il ne s’agit pas d’un simple exercice marketing, mais d’une véritable convergence de visions. Les deux entités se posent la même question : jusqu’où peut-on dépouiller un objet pour n’en garder que l’essence ? La réponse se trouve peut-être dans cette Classic Fusion entièrement noire, dont chaque élément a été pensé pour servir une vision globale.

Cette montre sera disponible dans une sélection de points de vente Hublot ainsi que sur le site hublot.com. Pour les amateurs d’horlogerie assumant des choix esthétiques radicaux, cette pièce mérite le détour.

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