Il y a des idées qui semblent couler de source, et pourtant personne n’y avait pensé. Léandre Vivier, le chef pâtissier du Burgundy Paris, vient de signer une pièce qui vous arrête net pour les œufs de Pâques 2026 : un croissant monumental niché dans une tasse de café, le tout coulé dans le chocolat. Voilà qui mérite qu’on s’y attarde.
| 📌 Repères clés |
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| 🥐 Œuf de Pâques 2026 en forme de café-croissant monumental 🍫 Chocolat dark milk Sioka 56 % Valrhona, origine Côte d’Ivoire ☕ Praliné amande et café Panama torréfié par la Maison Verlet 📍 Disponible au Burgundy Paris, rue Duphot, 1er arrondissement 💶 Prix annoncé 125 €, édition limitée 🏨 Création signée Léandre Vivier, chef pâtissier |

Rue Duphot, dans le 1er arrondissement, le Burgundy Paris n’est pas un hôtel cinq étoiles qui cherche à se faire remarquer. C’est plutôt une maison dans laquelle on se sent bien, qui allie l’intimité d’un intérieur de collectionneur et la précision d’un service qui sait se faire oublier. C’est dans cet esprit que Vivier a conçu sa création de Pâques : pas de poudre aux yeux, mais une évidence gourmande puisant dans le quotidien parisien.
Le café-croissant du matin, ce rituel que tout Parisien pratique sans y réfléchir, devient ici une sculpture en chocolat. Le croissant aux formes généreuses déborde de la tasse, la mousse s’échappe sur les bords ; l’ensemble a un côté légèrement absurde et immédiatement séduisant. On sourit avant même de croquer. Vivier connaît ce ressort : la familiarité qui déroute, le souvenir que l’on croyait banal et qui, soudain, nous revient avec une acuité intacte.

La technique derrière l’objet est sérieuse. Le chocolat utilisé est un dark milk Sioka 56 % de Valrhona, originaire de Côte d’Ivoire, aux notes à la fois intenses et rondes, sans astringence excessive. À l’intérieur, un praliné aux amandes et au café d’origine Panama, torréfié par la maison Verlet, diffuse une chaleur douce et précise. Des éclats de croissant toastés et légèrement caramélisés viennent rompre la continuité du fondant : on mâche, on retrouve du croustillant, puis on revient au chocolat. La progression est bien pensée, sans fioritures.
Ce qui frappe chez Vivier, c’est l’attention portée aux lignes. Les strates du feuilletage courent sur la surface du croissant chocolaté avec une régularité presque obsessionnelle. Graphique, lisible, équilibré. Le chef lui-même a expliqué que le feuilletage structure sa réflexion autant que ses recettes. On le croit volontiers en regardant la pièce : elle n’est pas décorative par accident. Sa lisibilité immédiate résulte de décisions formelles tranchées, et non d’un effet de style accumulé.
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Vivier n’est pas un pâtissier sédentaire. Ses voyages en Inde, au Japon et à La Réunion ont nourri sa façon d’associer un produit français ancré dans son terroir à une saveur venue d’ailleurs. Le café Panama de la Maison Verlet ou le chocolat ivoirien de Valrhona : rien n’est arbitraire dans ces choix. La Maison Verlet est l’une des plus anciennes torréfactions de Paris, installée rue Saint-Honoré depuis 1880. Convoquer ces cafés dans une création de Pâques, c’est faire dialoguer deux maisons parisiennes autour d’un objet festif qui ne se prend pas au sérieux, tout en ayant été fabriqué avec un soin extrême.




Cette édition est limitée à 125 euros la pièce et sera disponible dès le début du mois de mars. À ce prix, certains lèveront un sourcil. Mais rapporté au travail de précision que représente une telle pièce – le moulage, le garnissage, les éclats caramélisés positionnés à la main -, ce tarif n’est pas délirant pour Paris en 2026. Les œufs des grandes maisons comme Pierre Hermé ou Patrick Roger se situent dans la même fourchette de prix depuis plusieurs saisons.



