Pour célébrer son 270e anniversaire, Vacheron Constantin présente une collection Les Cabinotiers baptisée « La Quête », qui comprend quatre pièces uniques dédiées à des guerriers légendaires.
Parmi ces créations exceptionnelles figure une montre à répétition minutes rendant hommage à Gengis Khan, le souverain mongol qui unifia les steppes et bâtit l’un des plus vastes empires de l’histoire. Cette réalisation horlogère associe le calibre manufacture 1731, un mouvement ultraplat à répétition minutes, à des métiers d’art d’une virtuosité remarquable.

Le calibre 1731 : le cœur battant de la quête horlogère
Le calibre 1731 constitue le cœur battant de cette pièce. Développé pendant quatre ans, ce mouvement à remontage manuel affiche une épaisseur de seulement 3,9 mm, tout en intégrant 265 composants. Son nom rend hommage à Jean-Marc Vacheron, fondateur de la manufacture genevoise, né en 1731.
Il offre une réserve de marche de 65 heures grâce à un seul barillet. Le régulateur de sonnerie volant garantit un rythme parfaitement maîtrisé lors de la frappe des marteaux sur les timbres. Ce système de régulation silencieux exploite simultanément les forces centrifuge et centripète. Pour amplifier la résonance sans compromettre la clarté du son, les timbres sont fixés directement à la carrure du boîtier de 41 mm.
La répétition minutes figure parmi les complications horlogères les plus exigeantes. Elle permet à la montre de sonner les heures, les quarts et les minutes à la demande, transformant ainsi le garde-temps en un véritable instrument musical miniature. Vacheron Constantin possède une expertise séculaire dans ce domaine, qui remonte à 1806 avec une première montre de poche à répétition minutes.

Les métiers d’art subliment la légende de Gengis Khan
Le cadran en or jaune 18 carats 2N représente Gengis Khan lancé au galop sur son cheval, un faucon au poing. Cette scène miniature en émail grand feu nécessite environ 120 heures de travail. L’émailleur applique six à sept couches successives d’émail coloré, chacune suivie d’une cuisson entre 800 et 900 °C.
Le fond du cadran évoque les steppes mongoles et leurs chaînes de montagnes lointaines. Cette gravure à la main joue sur les contrastes entre surfaces mates et polies, créant ainsi des jeux de lumière subtils. La réalisation du fond gravé seul demande environ 20 heures de travail minutieux.
Le boîtier et la boucle en or jaune 18 carats 3N sont entièrement gravés à la main. Un motif traditionnel mongol orne ces éléments, fruit de milliers de fines incisions comprises entre 0,1 et 0,2 millimètre. Ce travail d’orfèvrerie requiert près de 160 heures pour un boîtier et sa boucle assortis.
« La gravure et la peinture miniature sur émail grand feu sont déjà des métiers d’art extrêmement exigeants », explique Christian Selmoni, directeur du style et du patrimoine chez Vacheron Constantin. « L’option de les combiner sur un même cadran représente un défi supplémentaire. »

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Gengis Khan : l’inspiration d’un empire miniature
Né Temüjin et élevé dans la précarité après la mort de son père, il devint l’un des souverains guerriers les plus célèbres de l’histoire. Il accéda au pouvoir en unifiant les tribus nomades de Mongolie sous un régime militaire strict. En 1206, il fut couronné sous le titre de Gengis Khan, qui signifie « Souverain Universel », et lança ses conquêtes bien au-delà des steppes.
Son empire s’étendit du Pacifique à la Méditerranée orientale. Cette expansion territoriale sans précédent transforma durablement les échanges commerciaux et culturels entre l’Orient et l’Occident. Sur le cadran, la poussière soulevée par les sabots de sa monture souligne la puissance et la vitesse du conquérant mongol.

Les Cabinotiers « La Quête » : l’héroïsme réinventé en quatre montres
La collection Les Cabinotiers « La Quête » comprend quatre montres à répétition minutes dédiées à Alexandre le Grand, Antar, Gengis Khan et Sasaki Moritsuna. « La Maison a choisi ces quatre guerriers pour montrer que l’héroïsme, cette capacité à relever des défis et à surmonter des obstacles a priori insurmontables, est une qualité universelle partagée par toutes les cultures », précise Christian Selmoni.
Ces guerriers appartiennent à des époques et à des horizons différents, mais ils incarnent tous des valeurs intemporelles. « Ces hommes n’étaient pas seulement des chefs de guerre ; ils étaient investis de sagesse et de connaissances qui les ont portés à instaurer une forme d’équilibre et d’harmonie, au-delà de leurs victoires sur le champ de bataille », ajoute le directeur.
Le choix d’un calibre à répétition minutes pour ces créations n’est pas anodin : « À travers les âges, les victoires ont toujours été célébrées par le son des cloches ou le retentissement des trompettes », souligne Christian Selmoni. Les sonneries du calibre 1731 résonnent comme l’écho des victoires des héros honorés.

Vacheron Constantin : 270 ans d’excellence et de transmission
En 2025, Vacheron Constantin fête ses 270 années d’existence ininterrompue. Cette longévité exceptionnelle témoigne d’une recherche constante de la perfection horlogère. Depuis ses origines, la manufacture genevoise cultive le savoir-faire des artisans d’art.
La série « La Quête » rend également hommage à l’astronomie et aux grandes odyssées de l’Antiquité. Ces créations illustrent la maîtrise de la maison dans l’art des grandes complications, sublimées par les métiers d’art. Chaque montre Les Cabinotiers est une pièce unique certifiée par le Poinçon de Genève.
Le fond saphir transparent révèle l’architecture du calibre 1731. On peut y admirer une grande partie du train de rouages, les marteaux, les timbres et le régulateur de sonnerie. Les finitions méticuleuses accentuent les jeux de lumière sur le mouvement. Le perlage de la platine se marie aux côtes de Genève des ponts, eux-mêmes anglés à la main.

La maîtrise du son et de la matière au service de l’émotion
Cette montre mesure 8,59 mm d’épaisseur pour un diamètre de 41 mm. Son bracelet en cuir d’alligator Mississippiensis bordeaux présente des écailles carrées et des surpiqûres ton sur ton. L’ardillon en or jaune 18 carats 3N est gravé à la main, prolongeant ainsi le travail d’orfèvrerie du boîtier.
Les aiguilles en forme de feuille en or blanc 18 carats polies assurent une lisibilité optimale du cadran. Le mouvement bat à une fréquence de 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure. Ses 36 rubis réduisent les frictions afin de garantir une précision durable.
« Chez Vacheron Constantin, la présence d’un atelier des métiers d’art est un atout précieux », affirme Christian Selmoni. « Il permet à ces maîtres artisans de travailler côte à côte, d’échanger en permanence et de nourrir mutuellement leur créativité. » Cette proximité favorise le dialogue entre le graveur et l’émailleur, garantissant ainsi une cohérence artistique totale.

Le boîtier porte les gravures « Pièce unique », « Les Cabinotiers » et le poinçon « AC ». Ces marquages attestent du caractère exclusif de cette réalisation horlogère. La moindre imperfection lors de l’émaillage peut rendre le cadran inutilisable, effaçant ainsi les vingt heures de gravure précédentes.
La répétition minutes requiert une sensibilité musicale, une grande virtuosité technique et une dextérité hors pair. Les maîtres horlogers considèrent les montres à sonnerie comme l’une des complications les plus exigeantes, mais aussi les plus gratifiantes. Le défi technique consiste à concevoir un mécanisme capable de traduire l’heure affichée sur le cadran en une séquence de sons d’une grande pureté.
La collection Les Cabinotiers « La Quête » s’inscrit dans la continuité d’une aventure faite d’explorations et de découvertes. Depuis 270 ans, Vacheron Constantin repousse constamment les limites du possible. Cette montre rendant hommage à Gengis Khan célèbre autant le courage du conquérant mongol que l’excellence technique de la manufacture genevoise.



