ZARA poursuit sa montée en gamme en s’associant à Ludovic de Saint Sernin. Le créateur parisien transpose son esthétique sensuelle et new-yorkaise dans une collection de vingt-cinq pièces mêlant cuir, silhouettes affûtées, accessoires et beauté, pensée comme une garde-robe parfaite, accessible à l’échelle mondiale.
Cette alliance pourrait surprendre. D’un côté, ZARA, empire de la mode accessible. De l’autre, Ludovic de Saint Sernin, dont l’esthétique sensuelle et sophistiquée a conquis la Fashion Week parisienne depuis 2017. Pourtant, le mariage fonctionne.

New York comme manifeste esthétique
New York s’impose comme le fil conducteur de cette collection capsule. La ville qui ne dort jamais a toujours fasciné le créateur belge. Il y a présenté sa collection automne-hiver 2024, fruit d’un partenariat avec la Robert Mapplethorpe Foundation. Cette collaboration avec ZARA lui permet de prolonger cet hommage à la Grosse Pomme, et plus particulièrement à Downtown Manhattan.
L’énergie cinématographique de la métropole américaine imprègne chaque pièce. Le créateur puise son inspiration dans les années 1980, 1990 et 2000, décennies qui ont façonné son regard sur la mode. « Les silhouettes passent du jour à la nuit, qu’il s’agisse de prendre le métro ou de glisser sur la banquette arrière d’une voiture avec chauffeur », précise le communiqué de presse.

Le cuir, pilier de l’ADN Ludovic de Saint Sernin
Le cuir occupe une place centrale dans cette collection. Matière fétiche du créateur, il se décline sous toutes ses formes. Manteaux, trenchs, mini-robes bustiers, pantalons, le tout souvent parsemé de clous chromés. Parmi les pièces phares, un car coat en peau de poney noire brillante retient l’attention.
Les robes en mailles métalliques, spécialement développées pour la collection, côtoient des hauts dos nus glamour et des pièces tailleur en laine ou en duchesse de soie. Les basiques ne sont pas oubliés. Des débardeurs logotypés et des pièces en denim stone-wash complètent la gamme, aux côtés d’accessoires tels que des ceintures et des gants.

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Une vision assumée de la garde-robe parfaite
« Ce que nous avons créé ensemble représente ma vision de la garde-robe parfaite : des pièces d’une qualité incroyable, que j’ai envie de porter, que j’ai envie de voir mes amis porter et que j’ai envie que tout le monde porte », déclare Ludovic de Saint Sernin. Sa voix porte une sincérité rare. On sent qu’il ne s’agit pas d’un simple coup marketing.
Le créateur insiste sur la portée universelle du projet. « L’aspect le plus extraordinaire de cette collaboration, c’est de savoir à quel point elle sera universelle. Grâce à ZARA, des personnes du monde entier auront désormais accès à l’univers de Ludovic de Saint Sernin », ajoute-t-il.

Quand le vestiaire s’étend à la beauté
L’univers de Ludovic de Saint Sernin s’étend désormais à la beauté. La collection comprend des gloss, des fonds de teint, des mascaras, des sticks, des patchs pour les yeux et des produits de soin de la peau. Une extension logique pour un créateur dont l’approche globale du style dépasse le simple vêtement.
Une campagne dédiée accompagne le lancement. Réalisée par Gordon von Steiner, elle met en scène les mannequins Alex Consani et Amelia Gray aux côtés du créateur lui-même, dans le quartier de Downtown Manhattan. « L’un des concepts centraux du film est la rêverie, cette ligne fine entre la réalité et l’imagination. Mais je voulais aussi rappeler au monde de continuer à rêver, de manière plus grande », explique le créateur.

Une collaboration qui s’inscrit dans la durée
Cette collaboration marque une étape supplémentaire dans la relation entre le créateur et ZARA. L’histoire avait commencé avec la chaise en cuir conçue pour célébrer le cinquantième anniversaire de la marque. « Je voulais sortir de ma zone de confort. J’ai toujours aimé le design de mobilier et la décoration d’intérieur. J’adore ZARA Home, j’ai des pièces chez moi », confiait-il alors.
L’invitation venait de Marta Ortega Pérez, présidente non exécutive d’Inditex, la maison mère de ZARA. Présentée lors de la Fashion Week parisienne le mois dernier, cette exposition anniversaire avait attiré Rosalía, Naomi Campbell, Linda Evangelista, Narciso Rodriguez, Anna Sui, Pat McGrath et Mario Sorrenti.
Pour De Saint Sernin, cette collaboration est un rêve devenu réalité. « Dès le début, travailler avec eux a été comme faire partie d’une famille », souligne-t-il. La stratégie de ZARA devient limpide. Depuis 2022 et une collection signée Narciso Rodriguez, Marta Ortega Pérez positionne l’enseigne comme une marque aspirationnelle capable d’attirer des créateurs de renom.

ZARA et la stratégie du luxe accessible
Le pari de cette collection repose sur un équilibre délicat. Il s’agit de traduire l’esthétique sophistiquée de Ludovic de Saint Sernin à l’échelle industrielle sans la dénaturer. Ses codes, comme le travail du cuir, les œillets métalliques et la silhouette épurée, sont réinterprétés de manière accessible.
Cette proposition de « premium accessible » permet à un public mondial de découvrir l’univers du créateur. Les pièces restent fidèles à son identité tout en répondant aux contraintes de la production de masse. Un exercice périlleux que le créateur semble avoir relevé avec brio.
La collection se concentre sur l’essentiel. Seules vingt-cinq pièces composent cette capsule. Chacune d’entre elles répond à l’idée d’une garde-robe parfaite, polyvalente et intemporelle. De jour comme de nuit, du métro au tapis rouge, ces vêtements s’adaptent à tous les moments de la vie urbaine contemporaine.



