Neuf ans après son triomphe, Zootropolis 2 marque le retour de Judy Hopps et Nick Wilde dans une enquête qui bouleverse l’équilibre de la ville. Pour la première fois, les reptiles s’invitent dans la métropole animale, menés par Gary, une vipère gigantesque doublée par Ke Huy Quan. Entre thérapie de coéquipiers, humour méta et révélations sur l’histoire de la cité, Disney signe une suite ambitieuse attendue pour le 26 novembre 2025.

Gary, la vipère géante : un personnage pensé pour déstabiliser
Jared Bush, scénariste, coréalisateur et directeur créatif des Walt Disney Animation Studios depuis 2024, explique le choix de ces nouveaux personnages. « Nous savions que nous allions intégrer les reptiles à l’intrigue », confie-t-il. L’équipe créative a cherché quel type de reptile provoquerait le plus de nervosité chez les mammifères. La réponse s’est imposée : un serpent, et pas n’importe lequel.
Gary, une vipère de dix mètres de long, devient ainsi le personnage central de cette suite. Le choix de l’acteur Ke Huy Quan pour prêter sa voix au personnage apporte une dimension supplémentaire. L’acteur, oscarisé en 2023 pour son rôle dans Everything Everywhere All at Once, a participé à l’enregistrement de séquences d’action particulièrement physiques. « Nous avons peut-être une scène de combat dans ce film où Gary est impliqué », taquine Bush. « C’était incroyable de dire à Ke : nous avons besoin que tu fasses de la chorégraphie sonore de combat. »
Le réalisateur raconte que Quan donnait vie à ces moments d’action directement dans la cabine d’enregistrement. « Il doit jouer physiquement ces bruits », précise-t-il. « Il a fait tellement de chorégraphies de combat au fil des années, il fait toutes sortes de folies dans la cabine. »

Le maire Winddancer : un étalon ex-acteur qui vole la vedette
Parmi les nouvelles recrues, le maire Winddancer, un étalon doublé par Patrick Warburton, constitue une surprise majeure. Bush révèle que la création de ce personnage a connu plusieurs étapes. « Nous avons envisagé différentes options d’animaux pour le nouveau maire », explique-t-il. Les premières idées incluaient un éléphant, puis un kangourou australien agressif, et même une girafe si grande qu’on ne l’entendait jamais car elle n’atteignait pas le micro.
C’est finalement Ami Thompson, artiste en charge du développement visuel, qui a proposé un cheval. Bush se souvient de sa première réaction : « Je me suis dit : de tous les animaux, pourquoi mettrions-nous un cheval dans ce film ? » Puis, Thompson a présenté le maire Winddancer. « Elle a dit : c’est un ancien acteur devenu politicien », raconte le réalisateur. « Il vole la vedette dans tout ce qu’il fait. »
Le personnage s’est rapidement imposé comme un choix parfait pour l’équipe créative. Cette addition apporte une nouvelle couche d’humour au film, qui promet de retrouver le ton comique du premier opus.
Un festival de références, clins d’œil et jeux de mots
L’équipe de production a en effet multiplié les références culturelles et les clins d’œil dans cette suite. Les spectateurs attentifs découvriront notamment une affiche d’Indi-Lama Jones and the Pre-Dooming of the Temple, un hommage direct à Ke Huy Quan et à sa carrière. Des références britanniques parsèment également le film, notamment une variation autour d’une station de métro londonienne.
Bush aborde la dimension temporelle du scénario, qui ne se limite pas au présent. « Notre mystère ne se déroule pas seulement à l’époque moderne », indique-t-il. « Il remonte jusqu’à la création de Zootropolis. » Les spectateurs découvriront à quoi ressemblait le quartier des affaires de Zootropolis il y a un siècle.
Les jeux de mots sont une signature de la franchise. Bush avoue son affection pour ce procédé humoristique. « Sur le premier film, nous avons reçu une note qui disait : vous pouvez avoir un total de cinq jeux de mots dans ce film », confie-t-il. « C’est absolument vrai. C’était au début. Nous avons ignoré cette note et en avons mis un milliard. »
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Des marques parodiques et un univers visuel foisonnant
Cory Loftis, le directeur artistique, supervise tous les visuels et enseignes présents dans l’univers du film. Les spectateurs repéreront des marques de mode parodiques telles que Gnucci, Urban Snoutfitters et Tommy Swillfigure. Des véhicules portent les noms de Cattlelac et Snarly Davidson. Une librairie Barns and Noble apparaît également.
« Je pense qu’il y a beaucoup de gens chez Disney qui aiment les jeux de mots », poursuit Bush. « Vous verrez une tonne de publicités et d’étiquettes de marques. C’est agressif, et nous adorons ça. »
Le réalisateur mentionne ses références préférées. Nick Wilde consulte notamment HuluZoo, un service de streaming fictif. « Vous verrez beaucoup de vignettes différentes des différentes émissions qu’il regarde », conclut-il. « Je ne veux pas révéler ce qu’elles sont, mais tout ce qui s’y trouve est un bijou. Faites très attention. »

Judy et Nick face à une crise professionnelle sans précédent
L’intrigue place Judy et Nick dans une situation délicate. Quelques années après avoir résolu l’affaire la plus sensible de Zootropolis, les deux policiers se retrouvent dans l’impasse. Leur chef, Bogo, leur ordonne de suivre une thérapie pour coéquipiers en crise. Cette nouvelle dynamique met à l’épreuve leur partenariat.
La nouvelle enquête les mène sous couverture dans des quartiers inconnus de la ville. Ils suivent la piste sinueuse d’un serpent venimeux récemment arrivé dans la cité animale. Le film explore ainsi une Zootropolis inédite, faisant intervenir de nombreuses nouvelles espèces.

Une suite très attendue après le succès colossal du premier film
Le premier opus avait marqué les esprits en 2016, devenant le quatrième film de l’histoire à dépasser le milliard de dollars de recettes au box-office mondial. Il avait également remporté l’Oscar du meilleur film d’animation en 2017. Le film représentait une prouesse technique, notamment en ce qui concerne la gestion des rendus de pelage des nombreux animaux. Un logiciel spécifique avait été développé pour obtenir un résultat convaincant.
Disney mise sur cette suite pour redresser son année 2025 au box-office. Les projections tablent sur des recettes comprises entre 115 et 130 millions de dollars pour le week-end d’ouverture, qui coïncide avec Thanksgiving. Le premier volet n’avait généré que 75 millions de dollars lors de sa sortie, avant d’atteindre le milliard.
En Chine, les préventes ont démarré fort, avec 2,5 millions de dollars collectés dès le premier jour. Il s’agit du meilleur démarrage de préventes pour un film d’animation hollywoodien dans ce pays. Il se classe au troisième rang post-Covid pour les films non chinois.

Une production Disney pensée pour dominer les fêtes 2025
Ce film, produit par Walt Disney Animation Studios et Walt Disney Pictures, est réalisé par Jared Bush et Byron Howard. Ginnifer Goodwin et Jason Bateman reprennent leurs rôles de Judy et Nick dans la version originale. Le casting accueille également Quinta Brunson dans le rôle du Dr Fuzzby, Fortune Feimster dans celui de Nibbles, ainsi que le retour de Shakira dans le rôle de Gazelle.
La sortie, prévue fin novembre, vise clairement le public des fêtes de fin d’année. Les familles et les fans du premier opus attendent cette suite avec impatience. Le mélange d’enjeux policiers, de questionnements personnels et d’humour pourrait faire de ce film la grande réussite de Noël 2025 de Disney.



