Ce mercredi, à Milan, FENDI a ouvert l’une des séquences les plus attendues de la saison. La collection automne 2026, la toute première de Maria Grazia Chiuri pour la maison romaine, s’est déployée sur un podium mixte, avec des hommes et des femmes côte à côte, et une intention claire : en finir avec la frontière qui sépare la mode masculine de la mode féminine. Ce défilé mérite qu’on s’y attarde pour l’homme qui s’habille avec attention.
| 📌 Repères clés |
|---|
| 🖤 Collection dominée par le noir comme choix structurel et intemporel 🧵 Tailoring précis et manteaux en laine comme piliers du vestiaire 👥 Podium mixte affirmant une vision transversale du genre 🚫 Absence de logos et d’effets spectaculaires 🎨 Collaborations avec Mirella Bentivoglio et SAGG Napoli 🧥 Références militaires et denim pour structurer la silhouette 🏛️ Clin d’œil discret à Karl Lagerfeld |

La devise choisie par Chiuri est tout un programme : « Meno io, più noi » (Moins moi, plus nous). Ce principe, qui résume sa façon de travailler, guide également la construction du vestiaire masculin présenté. Les vêtements ne cherchent pas à s’imposer. Ils proposent. Un manteau en laine, une veste structurée, un pantalon à plis : les pièces sont là pour servir celui qui les porte, et non pour affirmer une signature à tout prix.
La collection est majoritairement noire. Ce choix n’est pas anodin. Le noir chez FENDI pour l’automne 2026 n’est pas une échappatoire : c’est une discipline. Sobre, précis et directement portable, il constitue l’ossature d’un vestiaire conçu pour durer au-delà d’une saison. Les vestes taillées sont impeccables ; Chiuri excelle dans cet exercice, et les manteaux en lainage confirment que la maison sait encore produire des pièces intemporelles.
À côté du noir, le denim et les références militaires apportent une texture différente au vestiaire masculin. Un blouson de vol vert armée, une veste de motocross jaune et noire : ces pièces tranchent avec le reste de la collection, mais ne détonnent pas. Elles rappellent que la garde-robe d’un homme n’est jamais monolithique.

Ce qui frappe surtout dans cette collection automne 2026, c’est le refus de la surenchère. Pas de logo envahissant, pas d’effet superflu. FENDI propose ici des vêtements pour un homme qui sait ce qu’il veut : des pièces bien conçues, portables au quotidien et capables de traverser les saisons sans se démoder.
Les petits cols en cuir blanc portés sur des costumes sont l’un des détails les plus inattendus du défilé. Ils sont un clin d’œil discret à Karl Lagerfeld, qui a dirigé les collections de fourrure et de prêt-à-porter FENDI pendant plus de cinquante ans. Ce genre de référence interne, qui ne se lit pas au premier coup d’œil, est exactement ce que les connaisseurs apprécient.
Suivez toute l’actualité d’Essential Homme sur Google Actualités, sur notre chaîne WhatsApp, ou recevoir directement dans votre boîte mail avec Feeder.
Chiuri a réuni hommes et femmes sur le même podium, car elle conçoit la garde-robe comme un espace commun. Concrètement, pour la collection masculine, cela se traduit par des coupes transversales, une veste taillée dans le même tissu que sa version féminine, un manteau dont seule la taille diffère. Le vêtement n’appartient plus à un genre, il répond à un désir.

Les collaborations artistiques intégrées à la collection, avec la poète et sculptrice Mirella Bentivoglio et l’artiste italienne SAGG Napoli, se retrouvent sur des pièces graphiques, notamment des T-shirts et des écharpes en intarsia. Pour l’homme qui cherche à habiller son quotidien avec un peu plus d’intelligence, ces détails comptent.
Cette première collection FENDI signée Maria Grazia Chiuri ne cherche pas à tout révolutionner. Elle pose les bases d’un vestiaire masculin adulte, bien conçu, ancré dans l’héritage de la maison et ouvert à ce que les hommes souhaitent réellement porter aujourd’hui. La saison prochaine dira jusqu’où cette vision peut aller.




















