Le 1er avril 2026, une fusée a décollé du complexe de lancement 39B du centre spatial Kennedy, en Floride. à son bord, quatre astronautes, dont Christina Koch, qui portait une montre OMEGA Speedmaster X-33 émise par la NASA. à quelques encablures de là , les débats faisaient rage dans la communauté horlogÚre. Quelle montre ferait le tour de la Lune pour la premiÚre fois depuis Apollo 17, en 1972 ?
Une montre unique portĂ©e par tout lâĂ©quipage
La mission Artemis II de la NASA nâest pas une mission ordinaire. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen sont les premiers ĂȘtres humains Ă sâaventurer au-delĂ de lâorbite terrestre basse depuis plus dâun demi-siĂšcle. Dix jours de mission, une trajectoire libre de survol de la Lune et un retour sur Terre sont au programme. Le programme Artemis vise Ă prĂ©parer un retour durable de lâhumanitĂ© sur notre satellite naturel, en vue de futures missions vers Mars.
Lors de la confĂ©rence de presse de prĂ©-vol en quarantaine, le 29 mars 2026, les observateurs attentifs ont remarquĂ© les montres aux poignets des astronautes. Le commandant Reid Wiseman, le pilote Victor Glover ainsi que les spĂ©cialistes de mission Christina Koch et Jeremy Hansen portaient chacun une OMEGA Speedmaster X-33. Aucune Breitling en vue : tous les quatre arboraient cette mĂȘme montre en titane certifiĂ©e pour lâespace, issue de lâinventaire des Ă©quipements de vol certifiĂ©s de la NASA.

Une conception issue dâune collaboration avec les astronautes
Pour comprendre pourquoi la NASA a choisi cette montre, un retour en arriĂšre sâimpose. La Speedmaster X-33 a Ă©tĂ© officiellement prĂ©sentĂ©e le 28 mars 1998 au Johnson Space Center de Houston, Ă lâinitiative de lâancien astronaute et gĂ©nĂ©ral Tom Stafford. LâidĂ©e Ă©tait simple : compenser les lacunes des premiĂšres gĂ©nĂ©rations de Speedmaster en matiĂšre de technologie quartz et dâaffichage numĂ©rique. Les premiers prototypes remontent Ă 1995, fruit dâun travail conjoint avec des astronautes amĂ©ricains, europĂ©ens et russes, ainsi que des pilotes civils et militaires.
Le nom de la montre est dâailleurs un clin dâĆil au Lockheed Martin X-33, un vĂ©hicule spatial expĂ©rimental de la NASA. DĂšs ses dĂ©buts, la montre a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă bord de la Station spatiale internationale, Ă©quipant des astronautes de presque toutes les nationalitĂ©s. Ce nâest donc pas une nouveautĂ© de circonstance brandie pour lâoccasion.
Des fonctions pensĂ©es pour lâenvironnement spatial
La gĂ©nĂ©ration actuelle de la Speedmaster X-33 est dotĂ©e dâun boĂźtier en titane de grade 2, dâun calibre quartz 1666 et dâun verre saphir, pour une autonomie de trois ans. Le bracelet est Ă©galement en titane, ce qui confĂšre Ă lâensemble une lĂ©gĂšretĂ© remarquable au poignet, un atout non nĂ©gligeable pour les astronautes en combinaison pressurisĂ©e.
Il y a toutefois une limite que les passionnĂ©s connaissent bien. La Speedmaster X-33, avec son mouvement Ă quartz et son affichage Ă cristaux liquides, ne fonctionne pas dans le vide spatial. Autrement dit, si un astronaute devait sortir du vaisseau pour une activitĂ© extravĂ©hiculaire, il lui faudrait se tourner vers la bonne vieille Speedmaster mĂ©canique, la seule montre de bord certifiĂ©e pour les sorties dans lâespace. Une ironie savoureuse : la technologie la plus ancienne reste la plus fiable dans les conditions les plus extrĂȘmes.
| đ RepĂšres clĂ©s |
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| đ La Speedmaster X-33 est portĂ©e par les quatre astronautes dâArtemis II đ PremiĂšre mission habitĂ©e au-delĂ de lâorbite basse depuis plus de 50 ans đ°ïž Montre certifiĂ©e par la NASA et intĂ©grĂ©e Ă lâĂ©quipement officiel âïž Mouvement quartz et affichage numĂ©rique optimisĂ©s pour les missions â InopĂ©rante dans le vide spatial lors des sorties extravĂ©hiculaires â±ïž La Speedmaster mĂ©canique reste indispensable en conditions extrĂȘmes đ Collaboration OmegaâNASA active depuis 1965 đȘ Une Ă©volution vers Mars dĂ©jĂ anticipĂ©e avec la Marstimer |
Une relation historique entre OMEGA et la NASA
Le lien entre OMEGA et la NASA est lâun des plus longs et des mieux documentĂ©s de lâhistoire de lâhorlogerie. Câest le 1er mars 1965 que la NASA a officiellement certifiĂ© la Speedmaster comme « montre approuvĂ©e pour toutes les missions spatiales habitĂ©es ». La procĂ©dure de sĂ©lection avait Ă©tĂ© impitoyable : rĂ©sistance Ă la chaleur, au froid, aux chocs, aux compressions et dĂ©compressions ; seule la Speedmaster avait passĂ© tous les tests. Puis vint Apollo 13, en 1970. Lors du retour dâurgence, les astronautes ont utilisĂ© leurs montres Speedmaster pour chronomĂ©trer avec prĂ©cision les allumages des moteurs-fusĂ©es. Une montre avait ainsi aidĂ© Ă sauver trois hommes.
Soixante ans plus tard, lâOMEGA Speedmaster X-33 perpĂ©tue cette tradition sans chercher Ă imiter la Moonwatch. Elle la complĂšte. La NASA a remis des X-33 Ă lâĂ©quipage dâArtemis II dĂšs le mois dâaoĂ»t 2025 pour les entraĂźnements. Lors de la simulation de dĂ©collage finale, les quatre astronautes en portaient une au poignet. Les habitudes de travail priment, mĂȘme devant les camĂ©ras.
Une vision tournée vers Mars avec la Marstimer
Si lâX-33 embarquĂ©e sur Artemis II est la version 2 qualifiĂ©e pour le vol, Omega a entre-temps continuĂ© Ă dĂ©velopper la lignĂ©e. En 2022, la marque suisse a dĂ©voilĂ© la Speedmaster X-33 Marstimer, une version conçue en partenariat avec lâAgence spatiale europĂ©enne (ESA). BoĂźtier en titane grade 2 de 45 mm, calibre quartz 5622 thermocompensĂ©, autonomie de 24 mois. Parmi ses fonctions les plus spectaculaires, on compte un affichage de lâheure martienne au mĂ©ridien dâorigine, capable de tenir compte du fait quâun jour sur Mars dure 39 minutes de plus quâun jour terrestre. Une boussole solaire indique Ă©galement le nord gĂ©ographique, aussi bien sur Terre que sur Mars.
La Marstimer nâest pas la montre dâArtemis II. Elle montre toutefois jusquâoĂč la marque pense Ă long terme. Alors que lâĂ©quipage survole la Lune pour prĂ©parer un retour sur sa surface, les ingĂ©nieurs de la marque pensent dĂ©jĂ Ă Mars.
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Une montre conçue pour la performance plus que pour lâesthĂ©tique
La Speedmaster X-33 nâest pas une montre que lâon achĂšte pour sa seule beautĂ©. On lâachĂšte pour ses performances. Avec son boĂźtier en titane, sa lisibilitĂ© maximale et sa polyvalence en matiĂšre de fonctions chronomĂ©triques, câest une montre de professionnel dans toute lâacception du terme. Son prix public reste accessible par rapport aux standards de la haute horlogerie, ce qui lui vaut une cote dâamour rĂ©elle sur le marchĂ© de lâoccasion et auprĂšs des collectionneurs de montres spatiales.
Ce qui est frappant, câest que la communautĂ© des amateurs de montres ait suivi avec une telle attention le poignet des astronautes dâArtemis II. Cela tĂ©moigne de lâattrait persistant des montres portĂ©es dans des contextes extrĂȘmes. Depuis 1965, chaque mission lunaire alimente la fascination pour les garde-temps spatiaux. Artemis II ne fait pas exception.
Artemis II relance une dynamique historique pour lâhorlogerie
Artemis II est la premiĂšre mission spatiale habitĂ©e Ă sâaventurer au-delĂ de lâorbite basse depuis Apollo 17, il y a plus de cinquante ans. La mission doit durer dix jours, avec trois jours de transit vers la Lune, une journĂ©e dâobservation en orbite lunaire, puis un retour vers la Terre. Pour les quatre astronautes Ă bord, il sâagit dâune aventure sans prĂ©cĂ©dent. Pour lâhorlogerie, câest aussi un moment fort.
Le fait que Christina Koch ait choisi ou reçu une Speedmaster X-33 pour ce voyage nâest ni le fruit du hasard ni un placement de produit. Câest le fruit de dĂ©cennies de certification, de tests et de retours dâexpĂ©rience entre une marque et une agence spatiale. Dans ce contexte, la Speedmaster X-33 porte une responsabilitĂ© concrĂšte : aider une astronaute Ă gĂ©rer le temps dâune mission autour de la Lune. Ce nâest pas rien.



