Officiellement né le 13 janvier 2026, le quatuor sud-coréen fait déjà parler de lui bien au-delà des cercles habituels de la K-pop. Signé sous le label MORE VISION de Jay Park, LNGSHOT a débarqué avec une assurance rare pour de jeunes recrues. Et ils ne sont pas passés inaperçus.
Derrière ce nom se cache une idée simple, presque philosophique : même quand les chances paraissent minces, on joue quand même. C’est ça, un « long shot ». C’est précisément ce que revendiquent les quatre membres – Ohyul, Ryul, Woojin et Louis – qui ont choisi de construire leur identité sur cet état d’esprit d’outsiders décidés à prouver leur valeur.

Une direction artistique portée par Jay Park et son label indépendant
Pour comprendre LNGSHOT, il faut d’abord comprendre qui est Jay Park. Cet artiste coréano-américain a traversé plusieurs vies musicales : ancien membre du groupe 2PM chez JYP Entertainment, il a ensuite fondé des labels devenus incontournables dans le hip-hop coréen : AOMG d’abord, puis H1GHR MUSIC, et enfin MORE VISION en mars 2022. Un label différent des grandes usines à idoles, un espace où les artistes conservent leur liberté créative.
MORE VISION abrite aujourd’hui des artistes comme Chung Ha et Honey J, mais LNGSHOT représente quelque chose de nouveau : le premier groupe de garçons constitué par Jay Park. Il en parle depuis longtemps. Dès octobre 2024, il confiait au Hollywood Reporter que le label travaillait simultanément sur un groupe de garçons et un groupe de filles, avec des débuts prévus pour le début de l’année 2026. Le résultat, c’est LNGSHOT. Dès leurs premières apparitions publiques, notamment lors d’une surprise-party au festival de l’université Hanyang en août 2025, ils ont suscité un enthousiasme immédiat.
Jay Park a non seulement recruté les membres lui-même, mais il a aussi coproduit leur musique et leur a laissé la possibilité de contribuer à l’écriture. Selon lui, l’idée est de retrouver une authenticité et un « esprit cool et fun » qu’il estime parfois absents de la K-pop contemporaine. Un discours qu’on a déjà entendu, certes, mais chez LNGSHOT, il semble se traduire concrètement dans la musique.

Des profils complémentaires qui structurent l’identité du groupe
Ohyul (오율), né le 21 janvier 2006, en est le leader. Chanteur principal et danseur accompli, il est également le pilier de la composition du groupe. Il a d’ailleurs coécrit « Remedy », un titre de Jay Park, avec Louis. À seulement 20 ans, il affiche une maturité créative qu’on n’attend pas forcément chez quelqu’un de si jeune.
Ryul (률), né le 18 septembre 2006, est le rappeur principal. Son débit lent, grave et accrocheur tranche avec les flows plus habituels du genre. On dit aussi de lui qu’il est le « mood maker » du groupe, celui qui maintient l’énergie et la bonne humeur, que ce soit sur scène ou en dehors. Sa complicité avec Woojin a été remarquée dès leurs premières apparitions ensemble, notamment lors d’un live de « 좋은 마음으로 » (All Good), extrait du 4SHOBOIZ MIXTAPE, où les deux rappeurs montrent une évidente alchimie.
Woojin (우진), né le 8 mars 2008, est le compositeur et danseur principal. C’est lui le moteur créatif du groupe : il conçoit les arrangements, affine les productions et impressionne par sa précision sur scène à chaque passage. À 18 ans, son niveau technique est déjà impressionnant.
Louis (루이), né le 1er mai 2010, est le benjamin du groupe, le « maknae » comme on dit en coréen, mais aussi le plus grand avec ses 187 cm. Chanteur principal, il parle couramment coréen, anglais et français, et sa voix est unique. Sa présence a immédiatement provoqué un attachement particulier chez les fans, et son implication dans la composition montre que son rôle va bien au-delà de celui d’un simple « visage » du groupe.
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Une première sortie qui pose les bases musicales du projet
Le 13 janvier 2026, LNGSHOT publiait son premier EP, intitulé Shot Callers, accompagné du clip officiel de Moonwalkin’. Ce titre d’ouverture, avec son ambiance posée et ses performances bien coordonnées, a posé les bases d’une identité musicale mêlant hip-hop tranchant et R&B fluide. Avant cela, le groupe avait déjà sorti Saucin’ en pré-début, un premier aperçu de leur ton confiant et décontracté, sans en faire trop.
Ce qui frappe dans Shot Callers, c’est l’équilibre entre les titres plus marquants et les faces B plus douces, comme FaceTime, qui montre un côté plus léger et séduisant du groupe. Dès ce premier projet, LNGSHOT prouve qu’il ne veut pas se limiter à un seul style.

Un positionnement crédible dans une génération K-pop saturée
La scène de la K-pop de la 5e génération est encombrée. Des groupes débutent en permanence, avec des moyens considérables, des concepts soigneusement préparés et des stratégies marketing rodées. Dans ce contexte, LNGSHOT se distingue non pas par un discours particulièrement original, mais par la conviction qui transparaît dans leur musique.
Ils écrivent leurs propres textes. Ils co-produisent. Et ils semblent savoir où ils veulent aller. Ils bénéficient également du soutien d’un label qui a prouvé, au fil des décennies et des différentes structures, que Jay Park sait dénicher un talent avant les autres. MORE VISION est également distribué sous licence Kakao Entertainment, ce qui offre au groupe un accès à une infrastructure de diffusion solide à l’échelle internationale.
Si vous souhaitez les découvrir, commencez par regarder le clip de Moonwalkin’ pour saisir leur énergie initiale, puis laissez-vous emporter par FaceTime pour découvrir une autre facette du groupe. Et si vous voulez comprendre d’où vient leur force en matière de rap, le live de « 좋은 마음으로 » (All Good) avec Ryul et Woojin est un bon point d’entrée. LNGSHOT ne fait que commencer, et c’est maintenant qu’il faut y prêter attention.



