Les derniers doutes quant à la capacité de Dolce & Gabbana à renouveler le vestiaire masculin sont désormais levés. Leur collection Dolce & Gabbana automne 2026, présentée à Milan, frappe fort. Baptisée The Portrait of Man, elle affirme que l’individualité est le luxe ultime.
| 📌 Repères clés |
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| 👔 Maison : Dolce & Gabbana 📍 Lieu : Milan 🗓️ Saison : Automne 2026 🎭 Thème : The Portrait of Man ✂️ Focus : Tailoring italien, pluralité masculine 🧥 Pièces clés : Manteaux croisés, smokings, denim, fausse fourrure 🎨 Influences : Renaissance italienne, clair-obscur, culture urbaine 🎯 Message : Refus du conformisme, affirmation de l’identité personnelle |

Stefano Gabbana et Domenico Dolce l’ont compris depuis longtemps. La conformité épuise les hommes. Vous portez tous les mêmes vestes, les mêmes pantalons, les mêmes codes. Eux proposent autre chose. Leur défilé milanais est un manifeste contre l’uniformité qui gangrène le vestiaire contemporain. Fini le conformisme ! Place aux singularités !
Les deux créateurs ont toujours eu le flair nécessaire pour capter l’air du temps. Ils se souviennent des années 1990, quand leur ligne D&G les poussait à observer les New-Yorkais pendant des heures. Ces détails glanés dans les rues influencent encore leur approche. Aujourd’hui, ils constatent que la mode a perdu son caractère « fashion ». Les tendances ont explosé. Vous dictez vos propres règles. Votre garde-robe vous ressemble ou ne vous appartient pas.

The Portrait of Man célèbre cette multiplicité. Sur le podium défilent l’intellectuel introspectif, le séducteur méditerranéen, l’entrepreneur visionnaire et le flâneur italien. Autant d’hommes que de portraits possibles. Le duo sicilien refuse l’idée d’une masculinité unique, jusqu’à brouiller les frontières du vestiaire masculin. Leur savoir-faire incontestable en matière de tailoring à l’italienne, fidèle à leur obsession du tailoring italien, sert cette vision. Les pièces s’empilent, se mélangent et se réinventent selon vos envies les plus personnelles, annonçant une élégance plus décontractée.
Les manteaux en fausse fourrure ouvrent le bal. Ils impressionnent davantage qu’ils ne réchauffent. Les costumes en laine poivre et sel se distinguent par leurs épaules affirmées, mais sans rigidité excessive. Les coupes sont pensées pour permettre le mouvement, essentiel pour celles et ceux qui refusent de ressembler à des mannequins de vitrine. Les manteaux croisés s’associent à des pantalons à taille haute évoquant les silhouettes rétro. Des pulls moelleux aux formes arrondies complètent ces tenues.
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Le vestiaire bascule ensuite vers des territoires plus rock. Une robe de chambre en velours noir comblerait un dandy exigeant. Les blousons de motard côtoient des jeans déchirés avec précision. Le denim, code esthétique emblématique de la maison, rappelle les années 2000. Porté brut ou délavé, il s’associe aussi bien aux vestes structurées qu’aux mailles oversize. Versatile, il s’adapte aux pièces qui l’entourent.
La collection propose également une vision sportive de la mode masculine. Lettrages imprimés, patchs brodés et bandes tricotées rappelant les années 1960 façonnent des tenues dynamiques. Les maillots de football, les débardeurs et les tissus confortables rythment le défilé. Le pyjama devient même un code d’élégance décontractée, cette frontière floue entre l’intimité et le monde extérieur.

Pour le soir, les tenues affirment une élégance magnétique. Le noir et blanc dessinent les contours d’une sophistication maîtrisée. Des broches illuminent les vestes. Les smokings noirs, ceinturés de sangles évoquant des corsets masculins, clôturent le défilé. Une finale théâtrale pour une collection menée tambour battant.
Le bel vestire italien demeure l’ancrage de Stefano et Domenico. Leur métier, ils le maîtrisent de mieux en mieux avec le temps. Au premier rang, Lucien Laviscount, Benson Boone, Kerem Bürsin et Jung Haein semblaient approuver cette démonstration de force. Le duo sicilien prouve que l’élégance est un outil puissant. Leur message est clair : vous n’êtes pas obligé de suivre le troupeau. Votre style vous appartient.

La lumière sculpte les silhouettes, à la manière des tableaux de la Renaissance italienne. Le clair-obscur confère une profondeur émotionnelle aux tenues. Les accessoires, comme les sacs Vittoria en cuir Taurus, les sacs My Sicily et Atene, les bottines Bernini et les sneakers aux tons or et argent inspirées du cyclisme, viennent compléter ces portraits multiples. Dolce & Gabbana signent une collection sans demi-mesure.











