BMW est confronté à un nouveau problème de démarreur. Après une première campagne de rappel concernant plus de 30 000 véhicules en France en octobre dernier, c’est au tour du même composant de refaire parler de lui, mais cette fois à une échelle mondiale bien plus préoccupante. Au total, 575 000 voitures doivent retourner en concession. Heureusement, l’ampleur du rappel reste plus limitée en France, avec 4 053 véhicules concernés, produits entre juillet 2020 et juillet 2022.
Le groupe allemand a confirmé cette opération de rappel mercredi 11 février, après la détection d’un défaut lors d’un contrôle qualité, à la suite de réclamations de la part de clients. Le risque d’incendie identifié provient d’un composant défectueux du démarreur, plus précisément de son contacteur magnétique. BMW explique que « le contacteur magnétique du démarreur assure la connexion électrique lors du démarrage du moteur. Dans de très rares cas, et après un nombre particulièrement élevé de cycles de démarrage, une usure prématurée liée à un écart de fabrication pourrait apparaître au niveau de ce composant. » Cette usure anormale peut entraîner une élévation localisée de la température, augmentant ainsi le risque de surchauffe, voire d’incendie pendant l’utilisation du véhicule.
| 📌 Repères clés |
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| 🔥 Risque identifié : surchauffe pouvant entraîner un incendie 🌍 Nombre mondial : 575 000 véhicules rappelés 🇫🇷 France : 4 053 véhicules concernés 📆 Période de production : juillet 2020 à juillet 2022 ⚙️ Pièce défectueuse : contacteur magnétique du démarreur 🚗 Modèles concernés : Série 2, 3, 4, 5, 7, X3, X4, X5, X6, Z4, Toyota GR Supra 🛠 Solution : remplacement du démarreur (et parfois de la batterie) 📩 Démarche : vérification via VIN (rubrique E carte grise) |
Liste complète des modèles BMW concernés par le rappel 2024
La liste des modèles concernés est relativement longue. On y trouve notamment la BMW Série 2 Coupé (G42), les Série 3 Berline (G20) et Touring (G21), les Série 4 Coupé (G22), Cabriolet (G23) et Gran Coupé (G26), ainsi que les Série 5 Berline (G30) et Touring (G31). Les SUV X3 (G01), X4 (G02), X5 (G05) et X6 (G06) sont également concernés, tout comme la Série 7 Berline (G11, G12). Le roadster Z4 (G29) n’est pas épargné non plus. Notons également que la Toyota GR Supra est concernée, car elle partage sa base technique avec la Z4.
Les véhicules ayant reçu un démarreur défectueux lors d’une réparation ultérieure sont également concernés par cette action. Le constructeur munichois reste volontairement vague sur les chiffres mondiaux, évoquant simplement un nombre à six chiffres, sans plus de précision. Seuls deux pays ont bénéficié d’une communication détaillée : l’Allemagne, avec 28 500 véhicules rappelés, et la France, avec 4 053 unités.
Comment vérifier si votre BMW fait partie du rappel (VIN et démarches)
Théoriquement, vous devriez recevoir un courrier du constructeur. Mais attention, une simple erreur sur votre certificat d’immatriculation peut empêcher la bonne réception de ce document. Pour savoir immédiatement si votre voiture fait partie des modèles concernés, vous pouvez contacter directement le service après-vente BMW en vous munissant de votre carte grise. Le numéro d’identification du véhicule (VIN), composé de 17 caractères, vous sera demandé. Vous le trouverez dans la rubrique E de votre certificat d’immatriculation.
BMW précise que ce code peut également se trouver directement sur le véhicule : sous le capot avant, dans le compartiment moteur à droite, sur le support de l’amortisseur à droite, au niveau du pare-brise côté conducteur ou parfois sur le montant de la portière. Le constructeur recommande de consulter le site dédié aux rappels pour vérifier rapidement votre situation.
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Quelle réparation BMW prévoit-elle pour éliminer le risque d’incendie ?
Le constructeur bavarois indique qu’il prend en charge les frais de réparation en cas d’action technique ou de rappel. La solution technique retenue consiste à remplacer systématiquement le démarreur défectueux. BMW ne communique toutefois pas sur la durée de l’intervention. Dans certains cas, il faudra également changer la batterie pour garantir la compatibilité avec le nouveau démarreur installé.
Les clients concernés sont invités à se rendre chez leur concessionnaire « dès que possible ». Le constructeur recommande même de ne pas laisser les véhicules sans surveillance après le démarrage, ce qui témoigne de la gravité potentielle du problème. Cette précaution témoigne de la gravité potentielle du défaut, même si le constructeur insiste sur le fait que les cas problématiques sont rares. Selon BMW, une « usure » peut apparaître « après un nombre élevé de démarrages », ce qui empêche de lancer le moteur correctement. « Il peut en résulter une surchauffe locale au niveau du démarreur, qui, dans le pire des cas, peut entraîner un incendie du véhicule », précise le constructeur.
BMW enchaîne les rappels : faut-il s’inquiéter pour la fiabilité ?
Ce rappel de véhicules intervient quelques mois seulement après une autre opération de grande ampleur. Fin 2023, le constructeur avait déjà dû rappeler 1,5 million de véhicules en raison d’un problème de freinage. Cette campagne massive avait contraint le groupe bavarois à revoir à la baisse ses objectifs annuels. La multiplication de ces rappels pourrait soulever des questions quant aux procédures de contrôle qualité du constructeur. Pour les propriétaires, ces opérations répétées représentent autant de contraintes, même si les réparations sont gratuites.
Le cas particulier du démarreur pose question, car il s’agit du deuxième rappel lié à ce composant en moins de six mois. Cette répétition suggère peut-être un problème plus profond au niveau de la chaîne d’approvisionnement ou du processus de validation des pièces. Quoi qu’il en soit, BMW est contraint de gérer cette crise en urgence et mobilise son réseau de concessionnaires à travers le monde pour traiter ces centaines de milliers de véhicules. Les propriétaires français peuvent au moins se rassurer sur le fait que le nombre de voitures touchées dans l’Hexagone est relativement limité, même si cela ne change rien à la nécessité de faire contrôler son véhicule rapidement s’il figure sur la liste.



