L’Air Jordan 11 « Tokyo » est arrivée comme une évidence, et pourtant, elle échappe à presque tout le monde. Quand Nike et Jordan Brand ont décidé de célébrer les 30 ans de l’une des silhouettes les plus reconnaissables du basket, et du vestiaire masculin en général, ils ont choisi de ne pas se contenter d’un simple anniversaire. Neuf coloris. Neuf façons de réinterpréter un classique. Et parmi eux, cinq éditions régionales exclusives, dont une seule vaut le détour : celle de Tokyo.
| 📌 Repères clés |
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| 🗓️ Sortie officielle le 26 février 🇯🇵 Exclusivité réservée aux retailers japonais 💴 Prix retail 36,300 yen environ 235 dollars 💸 Revente actuelle proche des 450 dollars 🧵 Inspiration directe des vestes sukajan japonaises 🐐 Logo goat brodé sur la languette 🏀 Mention des titres NBA de Michael Jordan sur la semelle |

C’est là que la paire prend tout son sens. L’Air Jordan 11 Retro « Tokyo » est unique en son genre. Pas de couleurs flashy. Pas de couleurs criardes. Juste une palette de tons neutres, « Light Bone », « Phantom », « Sail », posée sur une sneaker dont on connaît pourtant chaque courbe par cœur. Le résultat est à la fois sobre et troublant, à l’image de ces objets japonais qui n’ont besoin d’aucun ornement pour fasciner.
La référence culturelle est franche : le sukajan. Ces vestes souvenir de l’après-guerre, brodées de dragons et d’aigles, d’abord portées par les soldats américains stationnés au Japon, puis adoptées par toute une génération de Japonais. Sur cette Air Jordan 11, le sukajan se matérialise par une broderie en chèvre sur la languette en nylon, le « goat », ce symbole incontournable du vocabulaire sneaker qui renvoie bien sûr à Michael Jordan lui-même. Le mudguard en cuir traditionnel laisse ici place à un cuir gris à effet dégradé brillant, clin d’œil au satin des vestes souvenir. Quant à la semelle pré-jaunie, elle rend hommage aux titres de champion de Jordan. Chaque détail est voulu. Rien n’est laissé au hasard.

Ce n’est pas la première fois que la marque Jordan regarde le Japon avec une attention particulière. Le marché japonais entretient en effet un rapport singulier avec les sneakers américaines, les transformant en objets de désir absolu, bien au-delà du sport. L’Air Jordan 11 « Tokyo » s’inscrit dans cette continuité avec une honnêteté désarmante : elle ne cherche pas à plaire à tout le monde. Elle s’adresse à ceux qui savent.
Le problème, et c’est aussi ce qui la rend précieuse, c’est qu’elle ne se vend qu’au Japon. Elle sera disponible le 26 février chez des détaillants sélectionnés, au prix de 36 300 yens, soit environ 235 dollars. Un prix raisonnable pour une paire aussi élaborée, ce qui explique pourquoi les revendeurs s’y intéressent déjà. Sur GOAT, certaines pointures se négocient déjà autour de 450 dollars, alors que la mise en vente officielle n’a pas encore eu lieu. Preuve d’une demande qui dépasse largement les frontières nippones.

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Pour ceux qui espèrent encore décrocher une paire au prix de vente initial, il faudra soit se trouver au Japon ce jour-là, soit avoir des contacts solides sur place. Pour les autres, le marché secondaire sera inévitable, avec tout ce que cela implique : patience, vigilance et un budget un peu plus conséquent.

L’Air Jordan 11 « Tokyo » clôt officiellement les sorties pour le 30e anniversaire du modèle. Une fin en beauté, discrète et maîtrisée, à l’image du pays qui l’accueille. D’ici là, d’autres sorties attendent les amateurs : une Air Jordan 11 Retro Low dorée pour la fête des Mères et le retour du coloris « Space Jam » en fin d’année. Mais Tokyo, c’est autre chose. Tokyo, ça ne se commande pas. Ça se mérite.



