J’aime toujours voir comment certaines collaborations naissent. Celle entre AMIRI et Maison MIHARA YASUHIRO, par exemple, ne ressemble à rien de ce qu’on voit habituellement. Pas de tape-à-l’œil, pas de grand cirque médiatique. Juste deux maisons qui reviennent avec un deuxième chapitre (leur 1er volet est sorti en février 2025), discret mais affirmé.
| 📌 Repères clés |
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| 👟 Produits : sneakers AMIRI x Maison MIHARA YASUHIRO (chapitre II) 🎨 Coloris : bleu et blanc / noir et blanc 🧵 Matériaux : cuir nappa, semelle artisanale moulée 🦴 Détails signature : appliqué « Bones », co-branding brodé 🎬 Campagne : inspiration cinéma japonais (Brother, Takeshi Kitano) 🌍 Distribution : boutiques AMIRI & MIHARA YASUHIRO sélectionnées, Nordstrom, Harrods, AMIRI.com 💰 Prix : environ 520 € 🔢 Édition : limitée |

La première édition m’avait déjà interpellée. Cette fois, ils proposent une version bleu et blanc de leur sneaker, toujours basée sur les modèles Skel Top-Low d’AMIRI et Peterson OG de Maison MIHARA YASUHIRO. Le cuir Nappa avec l’appliqué « Bones » signature, vous connaissez. La semelle moulée en argile, vous connaissez aussi. Ce qui compte, c’est que ça tienne debout. Ce n’est pas là une révolution, mais une simple affirmation de ce que les deux créateurs savent faire.
Les étiquettes co-brandées, tissées et brodées sur la languette et le talon, rappellent que chacun garde son identité. Personne ne s’efface devant l’autre. C’est rare, cette façon de collaborer sans se perdre. J’apprécie qu’on ne nous serve pas le discours habituel sur la fusion des univers. Ici, chacun reste à sa place, avec ses propres codes.

La campagne met en scène Jin Dogg, un rappeur japonais que certains d’entre vous connaissent peut-être. Les images s’inspirent du film Brother de Takeshi Kitano, sorti en 2000. Los Angeles et Tokyo se confondent dans des rues où déambulent des silhouettes vêtues de vêtements AMIRI et chaussées de ces sneakers. L’approche cinématographique est efficace. On sent qu’il y a eu une vraie réflexion derrière, et pas seulement un shooting à la va-vite pour Instagram.
Ce qui me frappe, c’est la cohérence. Le monochrome des débuts persiste, tout comme la construction artisanale. Cette esthétique DIY qu’ils revendiquent n’est pas surfaite. C’est parfait, parce que les sneakerheads détestent qu’on leur raconte des salades. Vous savez reconnaître le flan de la sincérité.
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La sortie reste limitée. C’est logique quand on veut garder une certaine exclusivité. Le nouveau coloris bleu et blanc se marie avec le noir et blanc d’origine. Vous les trouverez dans quelques boutiques AMIRI et Maison MIHARA YASUHIRO sélectionnées avec soin, ainsi que chez des distributeurs comme Nordstrom, Vitkac, Jet, Harrods ou sur le site d’AMIRI.
Maintenant, parlons franchise. Ces sneakers ne plairont pas à tout le monde. Elles s’adressent à ceux qui recherchent autre chose que les collaborations prévisibles. Ceux qui en ont marre des Nike x Untel ou des adidas x Machin. Ceux qui veulent porter quelque chose que leurs amis n’auront probablement pas aux pieds.
Le prix, on ne va pas se mentir, ça pique (comptez environ 520 € la paire). Mais c’est le jeu quand on parle de pièces limitées avec des matériaux nobles. Le nappa, ça a un coût. La semelle artisanale aussi. Après, c’est à vous de décider si cela vaut le coup. Je ne suis pas là pour vous dire quoi acheter. Je vous dis juste ce que je vois.








