Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin

Dans l’intimité de la via Cola di Rienzo, le créateur façonne 50 silhouettes où patchwork, broderies main et rigueur des coupes redessinent l’homme contemporain.

Par
Duc Tran
Duc TRAN
Éditeur en chef
Après s'être formé en langues (anglais et vietnamien) et en économie internationale, Duc TRAN pivote vers le journalisme, porté par sa passion pour l'écriture. C'est une...
5 Minutes de lecture
© Photo : Antonio Marras

Milan, quelques jours avant la fin de la Fashion Week. Antonio Marras a choisi de revenir à l’essentiel. Plutôt que les grandes salles qu’il affectionnait depuis quelques saisons, il a réinvesti son showroom historique de la via Cola di Rienzo, un lieu chargé de mémoire où il s’est installé dès 2004. Résultat : une collection automne 2026 moins volumineuse que d’habitude, mais infiniment plus concentrée.

📌 Repères clés
🌹 50 silhouettes masculines présentées à Milan
🧵 Broderies réalisées à la main dans l’atelier d’Alghero
🪡 Patchwork découpé et reconstruit comme signature esthétique
🧥 Manteau Prince de Galles à empiècements léopard
👜 Lancement du sac Caragol disponible immédiatement
🏛 Retour au showroom historique de la via Cola di Rienzo
Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin
© Photo : Antonio Marras

Cinquante silhouettes au lieu d’une centaine. Sur le podium, une allée d’or en feuilles. Autour des colonnes, des rosiers grimpants lourds de fleurs. Le décor dit tout. La rose n’est pas un ornement convenu ici. Elle est le fil conducteur d’un défilé pensé autour de la sensualité, de la lenteur et d’une certaine idée du romantisme masculin.

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Le patchwork est une signature de Marras, et pour la collection automne 2026, il pousse cette technique encore plus loin. Les vêtements semblent avoir été découpés par des épines, puis recousus avec soin, portant les traces d’une nature sauvage qui ne se laisse pas dompter. Des broderies réalisées à la main dans son atelier d’Alghero, en Sardaigne, ornent des chemises à coupe masculine, des vestes rayées et des parkas. Sur certains manteaux, des inserts léopard sur fond bordeaux ou bleu marine viennent rompre la douceur florale avec une précision chirurgicale.

Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin
© Photo : Antonio Marras

Ce qui frappe dans les pièces pour hommes, c’est l’équilibre entre la robustesse des volumes et la finesse des détails. Un cardigan orné de broderies de roses le long de la poitrine. Une veste de tailleur à fines rayures dans laquelle Marras a incrusté un panneau de patchwork. Un kimono où le brocart côtoie la dentelle, sans jamais tomber dans l’excès. Les incrustations de velours, de damas et de brocart se succèdent sur des pièces qui tiennent autant du vêtement que de l’objet artisanal.

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Marras lui-même a reconnu travailler à partir de formes simples qu’il transforme au fil du processus créatif. On le voit dans les coupes : des épaules nettes, des tombés sobres, sur lesquels viennent se greffer des éléments décoratifs uniques. Ce minimalisme de départ, reconfiguré par une ornementation personnelle et obsessionnelle, c’est peut-être là que réside le vrai génie de la maison.

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Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin

Parmi les pièces phares de la collection automne 2026, citons un manteau à revers en Prince de Galles rehaussé d’empiècements léopard, avec des épaulettes et une base de couleur olive. Une construction vestimentaire hybride, entre manteau de terrain et vestiaire de scène, qui évite tout kitsch grâce à la précision de son exécution. Ailleurs, une veste en denim ceintrée ornée de broderies de roses déclinées en patchwork confirme que Marras traite le matériau le plus banal avec la même rigueur que les étoffes nobles.

Le nouveau sac Caragol, dont le nom signifie « escargot » en dialecte algherese, fait son apparition dans cette collection. La poignée enroulée, distincte, constitue son véritable marqueur identitaire, plus que les quelques broderies florales qui l’ornent parfois. Il sera disponible immédiatement dans les boutiques phares de Milan, Florence, Rome et New York, ainsi qu’en ligne.

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Ce défilé plus court n’a pas appauvri la proposition. Au contraire, il l’a enrichie. Chaque pièce a pu exister pleinement, sans être noyée dans un flux trop abondant. Marras a prouvé qu’une vision forte n’avait pas besoin de quantité pour s’imposer. Cette collection s’adresse à l’homme qui sait ce qu’il veut porter, qui n’a pas peur de se démarquer et qui comprend que le véritable luxe réside parfois dans le détail d’une couture réalisée à la main dans un atelier sarde.

Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin
Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin
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Antonio Marras automne 2026 : la rose sauvage comme manifeste masculin
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