Colm Dillane ne fait jamais les choses à moitié. Le fondateur de KidSuper vient de présenter sa collection automne 2026 lors de la Fashion Week parisienne, transformant une fois de plus le défilé en expérience cinématographique. Rue Cambon, là où tant de légendes de la mode ont écrit leur histoire, le créateur américain a choisi de bousculer les codes avec un court-métrage dystopique mettant en vedette Vincent Cassel.
| 📌 Repères clés |
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| 🧵 Marque : KidSuper 🎬 Concept : Défilé-film dystopique 🎭 Acteur principal : Vincent Cassel 📍 Lieu : Fashion Week de Paris, rue Cambon 🎨 Créateur : Colm Dillane 🧥 Saison : Automne 2026 🎥 Références : Matrix, La Haine, Fight Club, Children of Men 🧠 Message : Grandir sans renier sa liberté créative |

L’acteur français incarne un homme qui découvre qu’il vit dans une simulation façon Matrix. Pour Dillane, grand admirateur de La Haine, film culte de 1995 qui a propulsé Cassel au sommet, cette collaboration représente bien plus qu’un simple coup marketing. Lorsque l’acteur a demandé ce qu’il devait porter pour l’after-party, l’équipe n’en revenait pas qu’il vienne réellement. Rencontrer ses héros, les faire participer à sa vision créative, voilà ce qui anime ce designer atypique.
Le film s’ouvre sur quatre écrans formant un cube géant au centre du podium. Cassel erre dans les rues parisiennes, vêtu d’un shearling imprimé qui contraste avec son visage tendu. Il se réfugie dans un café, commande un breuvage sans marque apparente. Une femme élégamment coiffée attire son attention avant de disparaître mystérieusement, effacée par le passage d’une serveuse. Sa tasse de café se met à trembler. Ses yeux s’écarquillent. La pièce entière se volatilise, le laissant seul dans un vide blanc absolu.

Les écrans remontent vers le plafond, dévoilant une vraie chaise et une vraie table installées sur le podium. Un mannequin surgit, habillé exactement comme Cassel dans le film, criant vers les photographes médusés. Qui êtes-vous? Tout ceci est-il réel? Pendant ce temps, l’acteur français observe la scène depuis les premiers rangs, un large sourire aux lèvres. Cette mise en abyme vertigineuse donne le ton.
Les mannequins qui défilent ensuite semblent plus âgés que la moyenne habituelle des podiums parisiens. Dillane a délibérément choisi des visages marqués, des regards hantés, pour incarner les protagonistes de films dystopiques qui l’inspirent. Richard Biedul ressemble trait pour trait à Clive Owen dans Children of Men, avec sa tasse de café, son imperméable usé, sa chemise et sa cravate défraîchies. L’ambiance sombre et désenchantée du film d’Alfonso Cuarón imprègne plusieurs silhouettes tout en noir.
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Le manteau en fourrure de Brad Pitt dans Fight Club a donné naissance à une série de fausses fourrures volumineuses. Les looks entièrement noirs évoquent les thrillers d’anticipation. Les mannequins ressemblent aux truands d’Usual Suspects. Pourtant, identifier un fil conducteur précis relève du défi tant la collection multiplie les références. On trouve des manteaux amples couverts des illustrations de Dillane, des bombers courts avec des appliqués façon pochoir, des costumes peints avec les vestes rentrées dans le pantalon, et quantité de cuir digne des méchants de cinéma.

Le cuir apparaît sous toutes ses formes. Noir, évidemment, pour rappeler Neo et Morpheus. Mais aussi dans une version bordeaux texturée avec des fermetures à cliquet de pompier courant le long de chaque jambe. Les pièces Tyler Durden se multiplient. Une capsule collaborative avec le whisky Jameson fait son apparition, choix marketing audacieux au milieu de tous ces protagonistes d’âge mûr aux tics nerveux. Des tongs Havaianas à semelles en gazon synthétique laissent présager un futur partenariat lié à la Coupe du Monde.
Dillane grandit, affirme-t-il lui-même. Sa clientèle mûrit probablement plus vite que lui, alors il doit rattraper son retard. Ses amis font des enfants volontairement désormais, pour la première fois. Ils s’habillent de manière plus adulte. Le créateur montait encore son film quelques heures avant le show, pensant déjà au prochain. Ces projets ressemblent à des parcours du combattant qu’il doit franchir. La semaine précédant le défilé s’apparentait à un camp d’entraînement cinématographique intensif.
Les illustrations et peintures du designer apparaissent tissées ou imprimées sur de nombreuses pièces. Cette signature artistique rappelle que KidSuper est né de l’art avant de conquérir la mode. Pendant la pandémie, Dillane s’est fait connaître grâce au cinéma, medium qu’il réinvestit aujourd’hui avec assurance.
Le mannequin avatar de Cassel revient sur le podium. Les modèles s’installent aux tables du café tandis que les écrans redescendent autour d’eux. Le film reprend, montrant Cassel qui retourne à la normalité. Libéré par sa connaissance de la simulation, il se met à danser. La thèse de Dillane? Même si nous vivions dans un bug informatique géant, il faudrait continuer à vivre comme un personnage KidSuper. Lui ne changerait rien à sa façon d’être. Il ferait exactement ce qu’il fait maintenant.









































