L’année 2026 commence mal pour les automobilistes français. Le tarif de la carte grise augmente en effet dans plusieurs régions, faisant grimper le coût du cheval fiscal à des niveaux jamais atteints. Trois régions ont déjà appliqué cette hausse en janvier, et d’autres devraient suivre dans les semaines à venir. Vous envisagez d’acheter une voiture prochainement ? Préparez-vous à payer davantage pour votre certificat d’immatriculation. Cependant, la bonne nouvelle est que vous pouvez obtenir rapidement votre carte grise sur cartegriseminute.fr, un prestataire agréé par l’État qui accélère les procédures d’immatriculation.
| 📌 Repères clés |
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| 💶 Cheval fiscal : jusqu’à 60 € dans 7 régions françaises 📈 Déplafonnement envisagé : jusqu’à 80 € par cheval fiscal 🗺️ Régions les plus chères : PACA, Normandie, Bretagne, Grand Est… 🚗 Véhicules puissants : jusqu’à 900 € de taxe régionale seule ⚡ Voitures électriques : exonération totale uniquement en Hauts-de-France 📬 Frais fixes incompressibles : 13,76 € minimum (impression + envoi) |
Le cheval fiscal atteint 60 euros dans sept régions
La tendance se confirme : le prix du cheval fiscal continue sa progression. La Corse enregistre la hausse la plus brutale avec 10 euros supplémentaires, portant le tarif à 53 euros. La Provence-Alpes-Côte d’Azur ajoute 1 euro pour atteindre le plafond réglementaire de 60 euros. À La Réunion, l’augmentation de 3 euros s’appliquera à partir du 1er février 2026. La Nouvelle-Aquitaine suivra le 1er mars avec une majoration de 5 euros, portant son tarif à 58 euros.
Sept régions françaises atteignent désormais le plafond maximal autorisé de 60 euros par cheval fiscal. Parmi elles figurent la Bourgogne-Franche-Comté, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, le Grand Est, la Normandie et désormais la Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’Occitanie s’en rapproche dangereusement avec 59,50 euros. Seules quelques régions comme les Hauts-de-France (42 euros) ou l’Île-de-France (54,95 euros) affichent encore des tarifs relativement contenus.
Vers un déplafonnement à 80 euros le cheval fiscal
Les automobilistes n’ont probablement pas fini de voir leur facture gonfler. Plusieurs amendements au projet de loi de finances 2026 proposaient un relèvement du plafond à 70 ou même 80 euros par cheval fiscal. L’adoption définitive d’une loi de finances dans les prochaines semaines apportera la confirmation ou non de ce déplafonnement. Si cette mesure passe, l’Île-de-France pourrait appliquer une majoration supplémentaire de 12 puis 13 euros au profit d’Île-de-France Mobilités. Cette augmentation vise à compenser la suppression de la majoration d’accise sur les carburants. Le coût du cheval fiscal francilien grimperait alors à 67,95 euros, rendant l’immatriculation particulièrement onéreuse dans la capitale et ses alentours.
Combien coûte réellement une carte grise
Le prix d’une carte grise ne se limite pas au simple calcul du nombre de chevaux fiscaux multiplié par le tarif régional. Plusieurs taxes s’additionnent sur votre certificat d’immatriculation, identifiées par les lignes Y.1 à Y.6. La taxe Y.1 correspond à la taxe régionale dont nous venons de parler. Elle dépend de votre domicile et de la puissance administrative de votre véhicule. Les propriétaires de voitures de plus de 10 ans bénéficient d’une division par deux de ce montant.
La taxe Y.2 concerne uniquement les véhicules utilitaires, les poids lourds et les autocars. Son montant varie entre 34 et 285 euros selon le poids total autorisé en charge du véhicule. La taxe Y.3 regroupe le malus écologique, composé du malus CO2 et du malus au poids. Le malus CO2 sanctionne les véhicules émettant beaucoup de dioxyde de carbone. Cette année, il s’étend de 50 à 70 000 euros, mais pourrait atteindre 90 000 euros dans un avenir proche. Le malus au poids frappe les véhicules pesant au moins 1,6 tonne, avec une facturation de 10 à 30 euros par kilogramme supplémentaire. Le montant total de la taxe Y.3 est plafonné à 70 000 euros en 2025.
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Les frais fixes incompressibles
Deux taxes fixes s’ajoutent systématiquement. La taxe Y.4 représente le coût d’impression et de délivrance du certificat, fixé à 11 euros. La taxe Y.5 correspond aux frais d’acheminement postal, soit 2,76 euros. La ligne Y.6 affiche simplement le montant total de toutes ces taxes cumulées. Pour un véhicule récent sans malus dans une région au tarif plafond de 60 euros, une puissance de 7 chevaux fiscaux génère une facture de 433,76 euros. Ajoutez un malus écologique, et la note peut facilement dépasser plusieurs milliers d’euros.
Une échappatoire pour les véhicules électriques
Les Hauts-de-France restent la seule région à accorder une exonération totale de taxes d’immatriculation pour les véhicules électriques. Cette mesure n’a pas été remise en question pour 2026. Les propriétaires de voitures zéro émission domiciliés dans cette région échappent donc à la taxe régionale Y.1. Ils paient uniquement les 13,76 euros de frais fixes (Y.4 + Y.5), sauf s’ils optent pour un modèle lourd soumis au malus au poids. Cette politique incitative contraste avec le reste du territoire, où les électriques payent la taxe régionale comme les autres véhicules, même s’ils évitent le malus CO2.
Les régions justifient ces hausses par leurs besoins budgétaires croissants, notamment pour financer les transports et infrastructures. Les automobilistes, eux, voient leurs frais d’acquisition augmenter mécaniquement. Un véhicule de 10 chevaux fiscaux coûtera 50 euros de plus à immatriculer en Nouvelle-Aquitaine après la hausse de mars. Pour les acheteurs de voitures puissantes, la facture grimpe rapidement. Un SUV de 15 chevaux fiscaux dans une région à 60 euros génère 900 euros de taxe régionale seule, avant même les autres prélèvements.



