Versailles s’invite dans les œufs de Pâques 2026 de Lenôtre

Le patrimoine s’exprime en cacao

Par
Olivier Delavande
Fils d’un père français et d’une mère vietnamienne, Olivier Delavande a baigné dans une double culture qui a façonné sa curiosité et son ouverture d’esprit dès...
10 Minutes de lecture

Il y a des maisons qui s’accommodent des saisons. Lenôtre, elle, les convoque. Pour Pâques 2026, la vénérable institution fondée en 1957 par Gaston Lenôtre, fils de saucier, Normand de naissance et Parisien par ambition, présente une collection baptisée Le Jardin Éveillé. Le nom sonne juste. Pas de folklore artificiel, pas de lapin en plastique doré, mais une idée bien tenue : celle d’un jardin au réveil, charnu et graphique, planté dans du chocolat. Les œufs de Pâques 2026 de Lenôtre occupent déjà les vitrines de l’imagination, avant même d’avoir rejoint les boutiques.

📌 Repères clés
🌷 Collection : Le Jardin Éveillé
🏛 Inspiration : Orangerie de Versailles
🍫 Pièce signature : Jardinière de 15 kg
👨‍🍳 Réalisation : 6 mains, 10 heures
🌍 Chocolat noir 70 % trois origines (Ghana, Sao Tomé, Tanzanie)
💶 Tulipes pralinées : 45 € les 250 g
📅 Disponibilité : mi-mars à fin avril 2026
🏷 Label : Entreprise du Patrimoine Vivant
Versailles s’invite dans les œufs de Pâques 2026 de Lenôtre
Les Tablettes Tulipe – © Photo : Lenôtre

Une collection œufs de Pâques 2026 structurée autour de la tulipe

Guy Krenzer, doublement sacré Meilleur Ouvrier de France et directeur de la création de la maison, ne tourne pas autour du pot. « Cette collection de Pâques traduit l’arrivée du printemps à travers une écriture à la fois florale, graphique et gourmande. La tulipe incarne cette saison et nous a permis de décliner un univers complet, du chocolat aux créations salées, pour faire de Pâques un moment de partage et de célébration. » Voilà. Le cadre est posé. La tulipe, moins intimidante que la rose et moins précieuse que la pivoine, s’impose comme l’emblème chocolaté de la saison chez Lenôtre cette année.

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Autour de ce pivot floral, la collection se déploie avec une cohérence sans faille. Œufs, sujets, bouchées et entremets : tous portent ce fil végétal comme un argument de collection. La maison ne fait pas dans la dispersion. C’est même l’une des forces héritées de Gaston Lenôtre lui-même : une vision de la pâtisserie fondée sur la précision des gestes, la qualité des matières premières et la lisibilité de la beauté.

Versailles s’invite dans les œufs de Pâques 2026 de Lenôtre
La Jardinière – © Photo : Lenôtre

La Jardinière : la pièce chocolat signature inspirée de Versailles

La pièce phare de cette collection s’appelle « La Jardinière ». Quinze kilos de chocolat. Dix heures de travail. Six mains. Pour comprendre l’ampleur de la tâche, il faut savoir que la composition fait surgir, sur un socle façonné comme un meuble d’ébénisterie, neuf pivoines, neuf dahlias pompons et quarante-cinq marguerites et pâquerettes, le tout en chocolat blanc, au lait et noir, rehaussé de beurres de cacao colorés et ponctué d’œufs plaqués à la feuille d’or. S’inspirant de l’Orangerie du château de Versailles et de ses bacs en bois, cette pièce évoque l’histoire de France autant que le savoir-faire chocolaté.

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Étienne Leroy, chef pâtissier de la maison et champion du monde de pâtisserie, assume la parenté revendiquée avec Versailles sans craindre le vertige. « La Jardinière est la pièce signature de cette collection. Inspirée de l’Orangerie de Versailles, elle exige un travail de moulage, de sculpture et d’assemblage particulièrement précis. Réalisée à six mains, c’est une création exigeante qui reflète le travail d’équipe et la précision nécessaires pour donner vie au Jardin Éveillé. » Disponible uniquement sur commande et en édition limitée, il serait dommage de s’en priver sans l’avoir au moins regardée.

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Tulipes pralinées : l’offre accessible des œufs de Pâques Lenôtre

Pour ceux qui n’ont pas la place de stocker quinze kilos de chocolat chez eux, c’est-à-dire la plupart d’entre nous, il y a les tulipes pralinées, disponibles à partir du 16 mars 2026 et jusqu’au 30 avril. Deux déclinaisons sont proposées : une tulipe en chocolat noir à 70 % minimum de cacao, avec un cœur de praliné à l’amande, au caramel à la fleur de sel et aux amandes concassées caramélisées, et une autre en chocolat au lait à 36 % minimum, garnie d’un praliné aux noisettes françaises, de caramel à la fleur de sel et de noisettes concassées caramélisées. Les 250 grammes sont proposés au prix de 45 euros. On peut discuter du prix, mais on ne discute pas de la clarté des associations.

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Tablettes florales (chocolat noir & praliné amande) – © Photo : Lenôtre

Tablettes florales 2026 : cacao d’origine et praliné à l’ancienne

Lenôtre ne néglige pas les tablettes dans cette édition 2026. La « Tablette Florale Chocolat Noir & Praliné Amande » (25 euros pour 170 g) cache sous une couverture de chocolat noir à 70 % un praliné amande à l’ancienne préparé dans des chaudrons en cuivre selon des recettes transmises de génération en génération. Plus audacieuse, la « Tablette Florale Caramel & Gianduja » (29 euros, 170 g) marie un caramel à la fleur de sel et un sablé croustillant au gianduja, le tout recouvert d’une robe de chocolat au lait.

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La plus affirmée reste cependant la « Tablette Tulipe Praliné Amande & Chocolat Noir » : 17 euros pour 80 grammes d’un praliné amande à l’ancienne enveloppé dans un chocolat noir 70 % aux trois origines (Ghana, Sao Tomé, Tanzanie). Trois pays, trois terroirs, un seul geste. C’est ce que la maison appelle une recette. Les amateurs de chocolat de qualité savent reconnaître là un sérieux argument.

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Tablettes florales (Caramel & Gianduja)

Entremets : l’architecture pâtissière signée Lenôtre

L’entremets « Œuf Floral Chocolat au Lait, Gianduja et Praliné Noisettes à l’Ancienne » mérite qu’on s’y arrête sérieusement. Il se compose d’une base de sablé gianduja surmontée d’un biscuit noisette, d’un crémeux gianduja noisette, d’un praliné de noisettes françaises à l’ancienne, puis d’une ganache montée au chocolat au lait. C’est une architecture qui sait ce qu’elle veut, chaque couche justifiant la suivante, sans redondance ni superflu.

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La version individuelle (110 g) est proposée au prix de 10,50 euros et sera disponible du 25 mars au 6 avril 2026. Pour les tablées familiales, une version pour six personnes (690 g) à 65 euros sera proposée du 3 au 6 avril 2026. Il faut prévoir, réserver, anticiper, et peut-être apprécier que cette contrainte force à savourer l’instant.

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Entremets œufs floral – © Photo : Lenôtre

Lenôtre, patrimoine vivant du chocolat français

On ne le répétera jamais assez : Lenôtre n’est pas seulement une enseigne de luxe alimentaire. C’est une institution qui, depuis 1957, a transformé la pâtisserie française de l’intérieur, la rendant plus légère, plus précise et plus intelligente. Gaston Lenôtre, décédé en 2009, avait fondé l’École Lenôtre à Plaisir dès 1971, faisant de la transmission un engagement aussi central que le chocolat lui-même. Dans chaque pièce du Jardin Éveillé, on retrouve précisément cette mémoire active : des gestes hérités mis au service d’une vision contemporaine du plaisir.

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La maison détient le label Entreprise du patrimoine vivant, une reconnaissance d’État qui distingue les savoir-faire artisanaux d’excellence. Ce n’est pas une simple plaque dorée apposée sur la devanture. C’est une contrainte, presque une responsabilité morale. La collection Lenôtre Pâques 2026 semble s’en acquitter sans sourciller.

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Entremets œufs floral – © Photo : Lenôtre

Du chocolat au repas complet

La collection 2026 ne se limite pas au registre sucré. La maison propose également une offre salée permettant de structurer un repas de Pâques complet, clé en main et gourmand, pour ceux qui préfèrent déléguer à des professionnels la gestion du menu de fête. Cette inflexion est intéressante : Lenôtre ne se contente plus de ponctuer le repas, elle l’accompagne de bout en bout. Cette évolution est cohérente avec l’histoire de la maison, qui a développé son département traiteur dès 1964 et n’a cessé depuis de densifier son offre autour de l’événement festif.

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Reste que le cœur de la collection bat du côté du chocolat. La tulipe pralinée, l’entremets aux noisettes françaises ou encore la jardinière à la feuille d’or ne demandent qu’une chose : qu’on leur accorde un peu de temps, une table bien mise et des invités à qui offrir un cadeau de Pâques de qualité.

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