Trudon ressuscite la figuerie royale de Versailles en parfum

Une figue noble et contrastée, née entre les serres du Potager Royal et la lumiÚre de Versailles.

Par
Olivier Delavande
Fils d’un pĂšre français et d’une mĂšre vietnamienne, Olivier Delavande a baignĂ© dans une double culture qui a façonnĂ© sa curiositĂ© et son ouverture d’esprit dĂšs...
8 Minutes de lecture
© Photo : Trudon

Trudon, la plus ancienne ciriĂšre au monde et manufacture tricentenaire, prĂ©sente une ode olfactive Ă  l’un des joyaux mĂ©connus du Potager Royal de Versailles. Hugo Ferroux, le nouveau directeur artistique, signe sa premiĂšre collection pour la maison en s’inspirant d’un chapitre fascinant de l’histoire de France : la passion du Roi Soleil pour les figues. Disponible dĂšs le 16 mars 2026, cette ligne complĂšte d’objets parfumĂ©s rĂ©invente un fruit noble Ă  travers le prisme d’un patrimoine horticole exceptionnel.

📌 RepĂšres clĂ©s
👑 Inspiration : le Potager Royal de Versailles et la passion de Louis XIV pour la figue
🌿 CrĂ©ation artistique : Hugo Ferroux, directeur artistique de Trudon
👃 Parfum : Émilie Bouge
🍃 Accords dominants : figue blanche, patchouli, humus, santal, ambroxan
đŸș Design : verre cĂ©ladon et marquage Ă  l’or, hommage au XVIIe siĂšcle
đŸ•Żïž Formats : bougies (70 g Ă  2,8 kg), diffuseurs et vaporisateur d’intĂ©rieur
📅 DisponibilitĂ© : Ă  partir du 16 mars 2026
Trudon ressuscite la figuerie royale de Versailles en parfum
© Photo : Trudon

La Figuerie Royale de Versailles, un chef-d’Ɠuvre horticole du XVIIe siùcle

En explorant les archives de Trudon et du chĂąteau de Versailles, Hugo Ferroux dĂ©couvre l’existence du Potager Royal, un jardin nourricier créé entre 1678 et 1683. Louis XIV y commande Ă  Jean-Baptiste de La Quintinie, un avocat devenu agronome visionnaire, un projet fou : cultiver des figuiers capables de produire des fruits toute l’annĂ©e, y compris hors saison. Cette entreprise relĂšve de la prouesse technique sur cette zone marĂ©cageuse surnommĂ©e « l’étang puant ». La Quintinie draine le terrain, imagine une architecture rĂ©volutionnaire signĂ©e Jules-Hardouin Mansart et crĂ©e la Figuerie Royale, un pavillon oĂč architecture, microclimat et horticulture forment un trio gagnant.

Les figuiers, cultivĂ©s en pots, profitent du microclimat de la serre en hiver, puis de la chaleur rĂ©fractĂ©e par les murs du chĂąteau en Ă©tĂ©. Cette technique permet une rĂ©colte annuelle, assurant ainsi un approvisionnement constant de la cour en ce fruit tant apprĂ©ciĂ© de Louis XIV. La Quintinie consacre mĂȘme un traitĂ© aux figues, dans lequel il Ă©voque « un goĂ»t exquis et miraculeux » et fait l’apologie des « bonnes figues (
) comme Ă©tant sĂ»rement le plus dĂ©licieux des fruits ».

« En me plongeant dans les archives de Trudon et celles du chĂąteau de Versailles, j’ai dĂ©couvert l’existence du potager royal et de sa figuerie, un lieu exceptionnel oĂč, sous l’impulsion de Louis XIV, Jean-Baptiste de La Quintinie a mis au point un Ă©cosystĂšme capable de produire tout au long de l’annĂ©e le fruit prĂ©fĂ©rĂ© du Roi-Soleil : la figue. Cette histoire passionnante et la rencontre de ces deux hommes ont guidĂ© le choix de crĂ©er ce premier projet autour de cette senteur. Il Ă©tait crucial d’en faire une figue unique, propre Ă  l’esprit de Trudon : noble, puissante et singuliĂšre », explique Hugo Ferroux.

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Trudon ressuscite la figuerie royale de Versailles en parfum
© Photo : Trudon

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Figuerie, une interprétation olfactive entre royauté et terre vivante

Pour traduire cette histoire singuliĂšre en parfum, Hugo Ferroux a fait appel Ă  Émilie Bouge, une parfumeuse talentueuse. L’enjeu ? Capturer l’atmosphĂšre unique de ces serres versaillaises, entre obscuritĂ© hivernale et lumiĂšre printaniĂšre. Le directeur artistique souhaite exprimer cette dualitĂ© entre royautĂ© et potager, entre l’éclat de Louis XIV et l’ombre humide de la terre oĂč reposent les figuiers.

« Ce qui m’a tout de suite sĂ©duit, c’est cette notion d’ombre et de lumiĂšre, et la maniĂšre de la traduire en senteur. Cela rĂ©pondait assez bien Ă  cette dualitĂ© entre royautĂ© et potager, la lumiĂšre symbolisant Louis XIV et l’obscuritĂ© de ces serres et de la terre dans laquelle les figuiers Ă©taient rempotĂ©s. Figuerie est l’interprĂ©tation du rĂ©veil matinal de ce jardin d’hiver, le premier jour du printemps, laissant Ă©chapper un dĂ©licieux parfum », prĂ©cise Hugo Ferroux.

Émilie Bouge imagine un instant olfactif prĂ©cis : l’ouverture matinale de la serre aux premiers beaux jours du printemps. L’air humide et vĂ©gĂ©tal se mĂȘle alors Ă  des facettes vertes et solaires, contrastant avec des notes plus terreuses. « J’ai Ă©tĂ© marquĂ©e par la vision de ces figuiers qui passent de l’ombre des caves en hiver Ă  la lumiĂšre des jardins au printemps », confie la parfumeuse.

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Trudon ressuscite la figuerie royale de Versailles en parfum
© Photo : Trudon

Une composition autour de la figue, du patchouli et des notes minérales

Le parfum s’ouvre sur une figue blanche dans sa plus pure naturalitĂ© : vivante, verte et boisĂ©e. Puis, il rĂ©vĂšle une facette obscure oĂč le patchouli rencontre un accord humus et terre, Ă©voquant l’humiditĂ© des figuiers hivernĂ©s dans les serres. Un effet mousse et une touche de santal rappellent les caisses de bois qui abritaient les prĂ©cieux arbres.

L’ambroxan CX, considĂ©rĂ© comme le diamant de cette famille olfactive, apporte une vibration lumineuse et minĂ©rale, semblable aux façades en pierre de taille chauffĂ©es par le soleil de Versailles. Une note d’armoise vient finalement accentuer le cĂŽtĂ© printanier dans toute sa vĂ©ritĂ© organique.

« Si la figue est une rĂ©fĂ©rence en parfumerie, il n’existe pas de figue-patchouli qui, sans ĂȘtre gourmand, Ă©voque un fruit dĂ©licat et distinguĂ©. C’est avec cette grande richesse que Figuerie rĂ©vĂšle tout l’esprit de Trudon », affirme Émilie Bouge.

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Trudon ressuscite la figuerie royale de Versailles en parfum
© Photo : Trudon

Un design inspiré des arts décoratifs du XVIIe siÚcle

La collection Figuerie marque un retour aux racines historiques de Trudon avec un nouveau flacon en verre cĂ©ladon. Cette teinte puise son nom dans l’un des personnages favoris de la noblesse française du XVIIe siĂšcle : CĂ©ladon, issu du roman L’AstrĂ©e d’HonorĂ© d’UrfĂ©. Symbole d’un amour pur, galant et raffinĂ©, ce personnage a profondĂ©ment marquĂ© la mode et les mƓurs de son Ă©poque. Le terme « cĂ©ladon » a quittĂ© la littĂ©rature pour entrer dans le vocabulaire de la cĂ©ramique et des arts dĂ©coratifs.

DĂ©jĂ  prĂ©sent sur les boĂźtes Trudon, le cĂ©ladon est ici complĂ©tĂ© par un marquage Ă  l’or chaud, rappel Ă©lĂ©gant des arts dĂ©coratifs du XVIIe siĂšcle, oĂč soieries, brocards et dĂ©cors intĂ©rieurs associaient ces deux teintes caractĂ©ristiques du goĂ»t aristocratique français.

La collection Figuerie se dĂ©cline en une gamme exhaustive de quatre tailles de bougies parfumĂ©es, du format intimiste de 70 g (La Petite Bougie) au format imposant de 2,8 kg (La Grande Bougie). La Petite Bougie se distingue par une nouveautĂ© : l’emblĂ©matique Ă©tiquette blason Trudon remplace dĂ©sormais la sĂ©rigraphie. Le diffuseur Classique de 350 ml, le Grand diffuseur d’un litre et le vaporisateur d’intĂ©rieur de 375 ml complĂštent cette offre. Une collection pensĂ©e pour tous les espaces et toutes les envies, qui tĂ©moigne du savoir-faire inĂ©galĂ© d’une manufacture fondĂ©e en 1643.

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