Le dernier soir de la semaine de la mode masculine parisienne, BED j.w. FORD dévoilait sa collection automne 2026 dans un bar tamisé du 11^e arrondissement. Vous savez, ces lieux où la lumière vacille, où les bougies sculptent les visages et où l’on sent que quelque chose va se passer. Un groupe de jazz live installait l’ambiance. Les invités se sont affalés sur des canapés cramoisis qui longeaient la salle.
| 📌 Repères clés |
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| 👔 Maison : BED J.W. FORD 🎨 Directeur artistique : Shinpei Yamagishi 🧵 Saison : Automne 2026 📍 Lieu : Bar intimiste, 11e arrondissement de Paris 🗓️ Événement : Fashion Week masculine de Paris 🎼 Ambiance : Jazz live, lumière tamisée, défilé immersif ✨ Signature : Clochettes dorées, détails précieux, romantisme assumé |

Un défilé au rythme ralenti qui sublime les détails
Les mannequins sont apparus et ont arpenté le podium de fortune avec une lenteur extrême. On a appris plus tard que le temps de préparation avait manqué cruellement. Peu importe. Cette contrainte technique s’est transformée en un véritable cadeau pour les yeux. Les détails se révélaient sous nos yeux avec une précision quasi chirurgicale. Des costumes aux revers saillants étaient ornés de glands dorés fixés par des broches en plume. Des stylos étaient attachés aux poches. Des bagues pendaient aux ceintures, retenues par des chaînettes. Les minuscules clochettes dorées, signature de la maison japonaise, étaient accrochées aux manches.

Silhouettes théâtrales et références vintage réinventées
La moitié des tenues étaient accompagnées de châles façon cape, drapés de diverses manières sur les épaules. Ces silhouettes évoquaient un vrai voyage dans le temps, une référence que BED J.W. FORD frôle parfois. Mais Shinpei Yamagishi a tempéré cette tendance rétro grâce à des vestes en nylon et en denim qui ancrent l’ensemble dans notre époque. Des poignets mousquetaires dépassaient sous les pièces extérieures. Manteaux chesterfield, costumes Prince de Galles et veste en tweed scintillante rappelant Chanel composaient la garde-robe. Un pull gris était orné d’une broderie colorée au col et de marguerites aux coudes.
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Shinpei Yamagishi et la romance comme manifeste créatif
En coulisses, Shinpei Yamagishi sirotait un verre de vin. Il évoquait les marguerites brodées sur le pull gris. Ces fleurs évoquaient l’image d’une mère reprisant un tricot déchiré. Ce créateur autodidacte, qui a fondé sa maison en 2010, revendique une approche sentimentale du vêtement. Il s’est lancé dans la mode non pas pour le pouvoir, l’argent ou l’autorité, mais pour la romance que ce métier procure. Voilà ce qu’il voulait transmettre ce soir-là, dans ce bar enfumé du 11e arrondissement.
Un romantique aguerri sait garder une part de mystère. Yamagishi n’en a pas dit davantage. Sa collection parlait d’elle-même, avec ses détails frémissants, ses clochettes tintantes et ses châles glissant sur les épaules. La romance chez BED J.W. , se conjugue au présent.




















