CELINE présente sa collection automne 2026 dans les salons de la rue Vivienne, là même où Michael Rider avait fait ses débuts l’été dernier. Le directeur artistique américain, nommé en octobre 2024, poursuit son travail d’ajustement, sept ans seulement après l’introduction de la ligne masculine par Hedi Slimane. L’héritage de son prédécesseur est toujours perceptible, notamment à travers ces fameuses bottes cubaines pointues qui terminaient les jeans skinny, mais les ballerines à lacets, les mocassins et les sneakers ultra-plats de Rider envahissent désormais le terrain.
| 📌 Repères clés |
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| 📍 Maison : CELINE 🧵 Collection : Homme automne 2026 🎨 Directeur artistique : Michael Rider 🏛 Lieu de présentation : Salons de la rue Vivienne, Paris 👞 Silhouettes : Classiques revisités, volumes souples, anti-costume 🎯 Intention : Une mode masculine durable, adaptable et non prescriptive 🎨 Palette : Noir, brun, kaki, olive, camel, cuir fauve 👔 Signature stylistique : Sobriété, retenue, élégance silencieuse |

Une garde-robe masculine fluide et nonchalante
La présentation installée rue Vivienne révèle une méthode. Les vêtements suspendus à des patères murales — comme Rider accroche les foulards dans les boutiques, un léger affront aux imposantes dalles de marbre et aux luminaires Art déco de Slimane — dégagent cette nonchalance qui caractérise le travail du créateur. Rien de trop lumineux, rigide ou contrasté. On observe des tailles légèrement rehaussées sur les manteaux de laine ceinturés, des bouts carrés sur les cravates en soie, des boutons dorés brillants sur un blazer en laine boxy et des plis décalés sur les manches des vestes croisées.
Rider apporte des touches de mode calculées à une garde-robe majoritairement classique. Touches preppy, clins d’œil au passé, patine distinctive. Les coupes généreuses des manteaux taillés évoquent les années 1990, tout comme les chemises bleu français et le choix de la peau de taupe pour un manteau camel ajusté. Des piles de jeans et de pulls montant jusqu’au plafond offrent un éventail impressionnant de couleurs délavées. Le créateur propose de nombreuses options.

Des classiques revisités pour l’homme contemporain
La collection se concentre sur les réalités de la vie contemporaine. Comment les hommes vivent, s’habillent et veulent se sentir dans leurs vêtements aujourd’hui. Les pièces ne sont pas prescriptives, mais adaptables, et sont portées instinctivement plutôt que selon un diktat stylistique fixe. Le choix des matières et la construction des vêtements renforcent cette approche. Des matériaux substantiels et durables soutiennent l’idée de vêtements qui durent dans le temps, tant sur le plan physique que stylistique.
La palette chromatique mise sur la sobriété et la polyvalence. Le noir, le brun profond, l’olive et le kaki forment la base, accompagnés de camel étouffé et de cuir fauve chaud. Les accents sont minimes et délibérés : souliers bordeaux et rouge sombre, usage mesuré de la quincaillerie et des bijoux. La discrétion devient une forme de confiance. La simplicité exprime une intention.
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L’anti-costume : la nouvelle élégance CELINE homme
Rider refuse les explications excessives. Dans un court communiqué publié après la présentation, il résume son travail : des classiques avec du mordant. Le caractère plutôt que le costume. La retenue crée sa propre présence. La maison LVMH, propriétaire de CELINE depuis 1996, observe ce nouveau chapitre pour une ligne masculine encore jeune. Le créateur américain poursuit son installation dans l’univers de la maison fondée en 1945, entre héritage et renouveau.
Les vêtements répondent aux besoins de la vie quotidienne. Chacun peut les s’approprier selon ses propres rythmes et son style personnel. Pas de look figé, pas de manifeste tonitruant. Rider laisse les porteurs décider. Cette humilité assumée détonne dans un secteur souvent bavard. Le silence peut être éloquent. La mode masculine selon CELINEne crie pas, elle murmure.




















