Josef Lazo et Andreas Schmidl signent une collection qui interroge notre rapport au corps masculin. LAZOSCHMIDL poursuit son exploration des codes intimes du vestiaire avec une proposition audacieuse centrée sur l’activewear. Les deux créateurs nous invitent à repenser la masculinité contemporaine à travers le prisme du sport et du soin de soi.
| 📌 Repères clés |
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| 👔 Maison : LAZOSCHMIDL 🗓️ Saison : Automne 2026 🎨 Directeur artistique : Josef Lazo et Andreas Schmidl 🏃 Thématique centrale : running, soin de soi et masculinité saine 👕 Pièces phares : leggings transparents, shorts Lycra, sous-vêtements réfléchissants 🧠 Message : dépasser la masculinité toxique par le bien-être 🔥 Ton : érotisme assumé, intimité corporelle, performance |

Une scénographie qui révèle les rituels intimes de la masculinité
La scénographie surprend d’emblée. Les mannequins repassent, plient méticuleusement ou transportent des vêtements dans des paniers à linge en plastique. Schmidl explique que, dès le réveil, nous jouons déjà un rôle, nous nous projetons. Cette mise en scène transforme la routine matinale en une performance consciente. Le duo viennois dévoile ainsi les coulisses de la construction identitaire masculine.
Le running comme manifeste de masculinité saine
Schmidl court régulièrement. Selon lui, le mouvement génère les idées. Cette conviction intime nourrit toute la collection. Le duo développe une garde-robe technique composée de shorts moulants en Lycra, de leggings transparents laissant apparaître des sous-vêtements colorés et de hauts zippés ajustés. Un t-shirt proclame « Healthy Masculinity » sans tomber dans le slogan creux. Lazo précise que l’équilibre entre le corps et l’esprit définit la vraie santé. Schmidl ajoute que cette démarche relève du soin de soi.
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Sexualité, sueur et désir : le corps masculin sans filtre
Le titre de la collection, « Pre-Work, Post-Orgasmic », affiche clairement les intentions. LAZOSCHMIDL n’élude jamais la dimension érotique du vêtement. Schmidl observe que la course à pied libère l’esprit tout en réveillant une énergie charnelle. Cette idée de peau, de sueur et d’expérience corporelle traverse toute la collection. Les bandes réfléchissantes, placées stratégiquement près des fermetures éclair sur les jeans, dirigent le regard vers l’entrejambe. Sur les pantalons de travail, des découpes dissimulées dans les poches arrière créent des effets inattendus.

Sous-vêtements et accessoires : l’intimité comme signature mode
Les slips, les boxers et les combinaisons une pièce adoptent également ces bandes réfléchissantes. Ces caleçons sont un best-seller de la marque, présentée au showroom Close to the Skin, dans le Marais. Les manchettes de chemise peuvent être portées seules pour affirmer son style ou sous une veste pour aller au bureau après une séance de sport matinale, un clin d’œil à la satire du bureau post-pandémie.
Un vestiaire plus accessible entre sport et quotidien
Les polos preppy, les t-shirts basiques, les débardeurs et les mailles en baby alpaga offrent une entrée plus douce dans l’univers de la marque. Déclinés en couleurs vives ou en gris terre, ces vêtements dialoguent avec les créations plus radicales. Les manteaux en laine et les pantalons ornés de bandes haute visibilité évoquent les modes de vie actifs. L’intention affichée est de permettre aux vêtements près du corps de cohabiter avec une allure plus formelle.

Entre promesses créatives et limites conceptuelles
Cette proposition soulève des questions. Le continuum entre l’exercice et le travail suggéré par les manchettes de chemise manque de développement. Il est difficile d’imaginer passer directement de la salle de sport au bureau sans prendre de douche. Pourtant, l’introduction de polos en alpaga apporte une vraie valeur ajoutée. Elle insuffle un esprit sportif à une collection déjà empreinte de sportivité. Les créateurs tiennent peut-être là une piste fertile à explorer davantage.
Josef Lazo et Andreas Schmidl remettent en question la masculinité toxique en faisant du bien-être leur cheval de Troie. Leur démarche va au-delà d’un message positif superficiel. Elle touche à quelque chose de plus profond : l’acceptation du corps masculin dans toutes ses dimensions, de la performance athlétique à la vulnérabilité sensuelle. La collection automne 2026 de LAZOSCHMIDL refuse les diktats et propose une voie alternative.



















