Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70

Entre minimalisme radical des années 70 et sensualité contemporaine, Calvin Klein signe un retour aux sources stratégique et désirable.

Par
Duc Tran
Duc TRAN
Éditeur en chef
Après s'être formé en langues (anglais et vietnamien) et en économie internationale, Duc TRAN pivote vers le journalisme, porté par sa passion pour l'écriture. C'est une...
5 Minutes de lecture
© Photo : Calvin Klein

Il s’agit de la troisième collection de Veronica Leoni pour Calvin Klein depuis qu’elle a pris les rênes de la ligne Collection. Cette collection automne 2026 marque un retour aux sources, une plongée dans les archives des années 1970 et 1980, période où le fondateur posait les jalons de son empire. Vous connaissez sans doute Calvin Klein pour ses jeans et ses sous-vêtements. Mais connaissez-vous vraiment l’homme qui, avant de devenir une icône du marketing, était un véritable couturier doté d’une grande culture du vêtement ?

📌 Repères clés
👔 Maison : Calvin Klein
📅 Saison : Automne 2026
👩‍🎨 Directrice artistique : Veronica Leoni
🧵 Inspiration : Archives Calvin Klein des années 1970-1980
👖 Pièce phare : Réédition du jean original de 1976
🖤 Silhouette : Longue, architecturale, minimaliste
🔥 Signature : Élégance hédoniste et sensualité maîtrisée
🏛 Lieu : The Shed, Hudson Yards (New York)
🎂 Contexte : Approche du 50e anniversaire de la marque
Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70
© Photo : Calvin Klein

L’Italienne de 42 ans, qui a travaillé chez Jil Sander, Céline sous la direction de Phoebe Philo et The Row, possède le pedigree parfait pour cette mission. Elle a compris que Calvin Klein n’était pas qu’un logo à placer sur des campagnes publicitaires provocantes. La directrice créative a fouillé les archives, exhumé des photographies d’époque et observé comment Klein construisait sa marque durant les années fondatrices. Ce qu’elle y a découvert ? Un minimalisme radical, sans compromis, teinté d’un érotisme subtil qui résonne encore puissamment aujourd’hui.

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Pour l’homme, elle propose des costumes noirs à rayures ton sur ton, des blazers sans manches qui soulignent la musculature des bras et des pantalons fuselés à fines rayures en grosgrain. Les coupes sont longues, minces et architecturales. Les tailleurs sans manches évoquent une certaine idée de la puissance masculine, celle des années 1980 où le corps prenait le pas sur le vêtement lui-même. On y retrouve cette élégance désinvolte et cette assurance tranquille qui ont fait la renommée de la maison new-yorkaise.

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© Photo : Calvin Klein

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Les blousons en cuir incarnent le quotidien luxueux que Klein maîtrisait si bien. Les manteaux sculptés aux cols « boy scout » exagérés se déclinent dans des peaux lainées colorées. Les trenchs transparents en cuir fumé rappellent le modernisme cru de l’ère Raf Simons. Leoni maîtrise l’art du vestiaire essentiel, celui qui traverse les saisons sans prendre une ride.

Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70

La créatrice italienne a réédité le jean original présenté sur le podium en 1976, bien avant l’époque de Brooke Shields et du lancement officiel de Calvin Klein Jeans en 1978. Ornée d’une étiquette en cuir au dos arborant le logo en écriture cursive, cette pièce représente un geste intelligent du fondateur qui avait décidé d’intégrer le denim à sa collection haut de gamme. Ce logo cursif devient un leitmotiv de la saison, apparaissant notamment sur un blouson en cuir porté par-dessus un smoking noir en satin, démontrant ainsi le savoir-faire tailleur de la créatrice.

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Nous approchons du cinquantième anniversaire de la marque. Réintroduire ce jean fondateur, c’est célébrer un moment charnière où Klein définissait son approche du style de vie américain. Les pièces du quotidien suffisamment identifiables pour susciter le désir constituent les fondations de toute marque. Le denim, matériau le plus ordinaire qui soit, constitue un excellent point de départ.

Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70

Leoni parle d’« élégance hédoniste » pour qualifier sa vision. Les t-shirts en jersey de laine retroussés façon années 80, les manteaux en laine à motifs, les costumes tout cuir monochromes incarnent cette indulgence contrôlée. La créatrice explore ce qu’elle nomme « le culte du corps », cette obsession pour la forme physique et sa célébration qui a marqué la fin des années 1970. Les dos nus qui dévoilent les soutiens-gorge emblématiques de la marque, les transparences qui suggèrent plus qu’elles ne montrent : tout respire cette sensualité maîtrisée.

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Le défilé s’est tenu au Shed de Hudson Yards, dans un dispositif circulaire de chaises pliantes rouges créant une intimité au sein d’un espace carré plus vaste. Cette configuration reflétait la place de la collection dans l’architecture de la marque : l’expression ultime d’une entreprise américaine aux multiples facettes.

Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70
Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70
Veronica Leoni ressuscite le mythe Calvin Klein des années 70
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