Peter Wu n’a jamais été du genre à faire semblant. Sa collection automne 2026 porte un titre sans détour : « Wish You Were Here ! ». Trois mots qui résument ce que beaucoup de créateurs tentent d’exprimer sans y parvenir vraiment. Ici, pas de concept fumeux. Le designer américano-chinois évoque les cartes postales, celles qu’on envoie quand on pense à quelqu’un et qu’on reçoit avec joie, pour les conserver précieusement dans un tiroir. Vous savez, ces rectangles de papier glacé qui disent « tu me manques » sans qu’il soit nécessaire de l’écrire.
Peter Wu explique que les cartes postales ne sont jamais anodines. Elles capturent l’instant précis où l’on pense à quelqu’un alors que l’on est ailleurs. Il a traduit ce moment en vêtements. Pas de métaphore alambiquée. Des pièces qui racontent ses propres voyages, ainsi que ceux de sa mère, de sa nièce et de son neveu.
| 📌 Repères clés |
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| 👔 Maison : Peter Wu 🎨 Directeur artistique : Peter Wu 📅 Saison : automne-hiver 2026 ✈️ Inspiration : cartes postales, voyages personnels, souvenirs familiaux 🧵 Thème central : distance affective, mémoire, émotion sincère 🧥 Pièces clés : Windbreaker, Storm Parka, Bomber, De Niro Blazer 🌍 Références : vallée du Wakhan, Portland, Asie centrale 🎯 Intention : porter l’émotion plutôt qu’un concept |

Des imprimés inspirés de voyages personnels et de souvenirs familiaux
Sur un t-shirt à manches longues, on peut voir une carte postale miniature. Le designer y a reproduit un croquis de la vallée du Wakhan, où il a fait du trekking. À côté, on voit une silhouette qui représente ses retrouvailles avec sa nièce et son neveu lors d’une escapade tropicale. Une autre carte postale, envoyée par sa mère, est délavée et inversée sur un autre t-shirt. Peter Wu m’a confié que c’était intentionnel. Le temps efface les images, mais pas les sentiments qui leur sont attachés.
Un troisième imprimé graphique porte le nom « Curly » en lettres audacieuses. Il fait référence à Portland, dans l’Oregon. Là encore, rien n’est gratuit. Le créateur a séjourné dans cette ville et a souhaité immortaliser ce souvenir. Voilà comment Peter Wu construit sa garde-robe : avec des fragments de réalité, et non avec des humeurs abstraites.

Un vestiaire technique pensé pour le voyage et tous les climats
Le vestiaire proposé cette saison prend des allures d’équipement pour baroudeur averti. Une coque superfine, résistante à l’eau et de couleur kaki, se décline en quatre versions distinctes. Le Clip Windbreaker court est parfait pour les journées venteuses. La Storm Parka, longue, pour affronter les averses. Enfin, l’anorak Alpine, légèrement rembourré, est parfait pour les températures fraîches. Et enfin, le Bomber volumineux pour les grands froids. Quatre réponses à quatre situations climatiques différentes.
La Yacht Jacket mérite qu’on s’y attarde. Son col montant et sa capuche surdimensionnée évoquent les sorties en mer sans tomber dans le cliché de la marinière. Les vestes Alpine et les bonnets reprennent des motifs inspirés d’un tapis d’Asie centrale. Peter Wu les a repérés lors de ses déplacements. Le Half-Zip Pullover reprend la coupe des polaires portées par les randonneurs et les citadins, mais le designer l’a réinterprétée dans une laine luxueuse.
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Quand le tailoring de Peter Wu adopte une élégance décontractée
Ce qui frappe, c’est la manière dont Peter Wu prolonge le style collégial de sa collection précédente pour en faire quelque chose de plus mature. Le Jacob Tailored Coat et le Classic Blazer, déjà présentés auparavant, sont rejoints par une veste en cuir et denim. Cette pièce hybride élève la silhouette classique de la veste en jean ajustée grâce à l’utilisation du cuir.
Le De Niro Blazer mérite également d’être mentionné. Inspiré de vestes de smoking chinées dans des friperies, avec leurs revers en satin caractéristiques, ce blazer est conçu pour être porté de façon décontractée. Pas besoin d’occasion spéciale. Peter Wu a expliqué que c’était précisément l’idée : porter des vêtements habillés parce qu’on en a envie, comme lors de ces expériences de voyage où les surprises imprévues nous font penser à quelqu’un sans raison particulière et regretter son absence.

Une collection Peter Wu guidée par l’émotion et la liberté de porter
Les références au voyage ne sont pas toujours évidentes. La plupart sont cachées, suggérées par l’assurance et l’esprit d’aventure que procurent ces vêtements. Peter Wu ne vous impose pas son discours. Il vous laisse vous approprier les pièces. Vous pouvez porter le bomber sans jamais avoir mis les pieds dans la vallée du Wakhan. Vous pouvez enfiler le De Niro Blazer sans avoir jamais mis les pieds dans une friperie new-yorkaise. Ce qui compte, c’est ce que vous ressentez lorsque vous les portez.
Cette collection automne-hiver 2026 réussit là où d’autres échouent : elle évoque la nostalgie et la distance sans tomber dans la mélancolie facile. Peter Wu a compris que les vêtements sont des vecteurs d’émotions. Ses « cartes postales en tissu » fonctionnent parce qu’elles sont sincères. Elles ne cherchent pas à impressionner. Elles cherchent à dire : « Je pense à toi. Tu me manques. J’aimerais que tu sois là. »





























