| Hyundai revient au Mondial de l’Auto de Paris, organisé du 12 au 18 octobre 2026, après huit ans d’absence. La marque y présente la citadine électrique Ioniq 3, affichée à 29 995 euros. Le stand accueille aussi un nouveau SUV du segment B et la cinquième génération du Tucson. L’Ioniq 6 N de 650 ch est vendue 79 000 euros. |
Huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour revoir la marque sous les halls de Paris Expo. Après l’annulation de l’édition 2020 pour cause de crise sanitaire, la marque avait fait l’impasse sur 2022, puis sur 2024, laissant sa cousine Kia occuper seule le terrain coréen. Ce retour n’a donc rien d’anodin. Il intervient au moment où le constructeur de Séoul veut accélérer en Europe, un marché où il détenait 4,1 % des parts en 2024, et où, selon la marque, plus de 70 % des Hyundai vendues sont conçues, testées et assemblées sur le Vieux Continent, dans les usines tchèque et turque du groupe.
Le rendez-vous est fixé du 12 au 18 octobre, et le stand réserve au moins une annonce qui parle directement au portefeuille : une citadine électrique dont le prix est inférieur à 30 000 euros.
| 📌 Repères clés |
|---|
| 🗓️ Hyundai participera au Mondial de l’Auto de Paris du 12 au 18 octobre 2026, huit ans après sa dernière présence. Hyundai – Mondial de l’Auto de … 🔋 L’Ioniq 3 est annoncée à partir de 29 995 € avec jusqu’à plus de 496 km d’autonomie WLTP selon la batterie. Hyundai – Mondial de l’Auto de … 🚙 Hyundai prévoit à Paris une première mondiale sur le segment des SUV B et les débuts européens du Tucson de cinquième génération. Hyundai – Mondial de l’Auto de … ⚡ L’Ioniq 6 N développe 650 ch et 770 Nm et sera commercialisée en France à 79 000 €. Hyundai – Mondial de l’Auto de … 🚐 Hyundai profitera également du salon pour présenter son premier utilitaire électrique léger développé pour l’Europe. |
Le Mondial de Paris devient la rampe de lancement européenne de Hyundai
La réponse tient d’abord au calendrier des produits. Rarement la marque aura eu autant de nouveautés à présenter d’un seul coup, et le salon parisien reste l’une des rares vitrines capables de toucher à la fois la presse européenne et le grand public. Xavier Martinet, le PDG de Hyundai Motor Europe, y voit « la vitrine idéale » pour présenter la nouvelle orientation de la gamme et réaffirmer l’engagement de la marque à long terme dans la région.
Côté français, l’enjeu est également très commercial. Hyundai Motor France a immatriculé 45 621 véhicules en 2025, soit 2,80 % du marché. Une base solide, mais qui laisse de la marge face à Renault, Peugeot et Dacia. Clémentine Antunes, directrice marketing de la filiale, a d’ailleurs été très claire auprès du Journal de l’Automobile : le salon servira de « rampe de lancement commercial pour le nouveau B-SUV compact ».
Le contexte joue aussi en faveur des Coréens. BMW, Mini, Nissan et Toyota ont renoncé à cette 91e édition pour des raisons budgétaires. Avec moins de concurrents sur place, ceux qui ont fait le déplacement bénéficieront d’une plus grande visibilité.
Un nouveau SUV urbain et le Tucson de cinquième génération arrivent à Paris
Le premier est une première mondiale sur le segment B. Tout indique qu’il s’agit du nouveau Bayon, que Hyundai inscrit noir sur blanc dans sa liste d’exposants sous l’appellation « Nouvelle Génération ». La marque promet un petit SUV urbain au design plus affirmé et mieux équipé. On n’en sait guère plus pour l’instant, ni sur les motorisations ni sur les dimensions. Il faudra attendre le lever de bâche. Un point mérite toutefois d’être souligné : le Bayon actuel n’a jamais vraiment convaincu par son style, et la catégorie des SUV citadins ne pardonne rien. Face aux Peugeot 2008, Renault Captur ou Citroën C3 Aircross, le successeur devra marquer les esprits.
Le second SUV, une première européenne cette fois, joue dans la catégorie du dessus. Il s’agit de la cinquième génération du Tucson, déjà dévoilée en août dans sa version coréenne. Le best-seller de la marque grandit, adopte un style plus robuste baptisé « Art of Steel » et reçoit une nouvelle signature lumineuse. Une déclinaison XRT à l’allure plus baroudeuse figure même au catalogue coréen. À bord, le système d’infodivertissement Pleos Connect fait son apparition, tandis que les motorisations restent essence et hybrides. Reste à savoir quelles versions arriveront chez nous, et surtout à quel prix.
Autre inconnue, et pas des moindres. Hyundai évoque une déclinaison « inspirée de la compétition » de l’un de ses modèles phares sans toutefois la nommer. L’Ioniq 5 N Line, également au programme, pourrait tenir ce rôle. Le communiqué reste pour l’heure très évasif.
Suivez toute l’actualité d’Essential Homme sur Google Actualités, sur notre chaîne WhatsApp, ou recevoir directement dans votre boîte mail avec Feeder.
L’Ioniq 3 attaque le marché avec un prix de 29 995 €
C’est probablement la voiture la plus importante du stand pour le portefeuille des Français. Longue de 4,15 m, l’Ioniq 3 est produite en Turquie et affiche un prix d’appel de 29 995 euros. Reste à savoir quelle version se cache derrière ce tarif, vraisemblablement celle avec la petite batterie, et si la production turque lui ouvre l’accès aux aides à l’achat françaises, conditionnées au score environnemental. Deux batteries sont proposées, de 42,2 kWh et 61 kWh, pour une autonomie WLTP annoncée respectivement à plus de 344 km et plus de 496 km. La puissance culmine à 147 ch, ce qui suffit largement pour un usage quotidien sans prétendre à la sportivité. Le passage de 10 à 80 % de charge demande une trentaine de minutes sur une borne rapide.
Le coffre de 441 litres, grâce à un bac de rangement sous le plancher, est comparable à celui de certaines compactes. Surtout, la petite électrique étrenne le nouveau système Pleos que la marque présente comme plus intuitif. On demande à voir. Beaucoup d’interfaces récentes se perdent en effet dans des menus à rallonge, et un conducteur européen veut avant tout pouvoir couper une alerte sans avoir à fouiller trois sous-menus.
L’Ioniq 6 N revient en France avec 650 ch et un prix de 79 000 €
Oui, et elle revient par la grande porte. Retirée du catalogue français à l’été 2025, l’Ioniq 6 fait son retour uniquement dans cette version N, la première berline électrique haute performance de la division. Les chiffres donnent le vertige sur le papier : 650 ch, 770 Nm, quatre roues motrices, une batterie de 84 kWh et une architecture 800 V. Le tarif suit la même courbe avec 79 000 € demandés.
La dotation de série est complète, de l’amortissement piloté à l’affichage tête haute. Hyundai y ajoute les gadgets déjà présents sur l’Ioniq 5 N, comme un son moteur synthétique et une répartition électronique du couple entre les deux essieux. Ceux qui ont essayé l’Ioniq 5 N savent que ce n’est pas qu’un argument marketing. Sur route, l’ensemble fonctionne étonnamment bien.
Hyundai ouvre son offensive européenne sur l’utilitaire électrique
Voilà le vrai virage stratégique. La marque présentera son tout premier utilitaire léger 100 % électrique conçu pour l’Europe. La marque ne l’identifie pas clairement dans son communiqué, mais le Staria Cargo, déjà commercialisé en Belgique et présenté comme le premier modèle d’une future gamme d’utilitaires électriques, est le plus probable. Ses arguments sont sérieux. Il peut transporter 5,46 m(3) de chargement, soit trois europalettes, et jusqu’à 1 040 kg de charge utile. Sa batterie de 84 kWh autorise 450 km en cycle WLTP et la technologie 800 V permet de passer de 10 à 80 % de charge en environ vingt minutes.
Mauvaise nouvelle pour les artisans français : cette variante utilitaire du Staria ne sera pas commercialisée dans l’Hexagone. Seul le monospace Staria Electric, en 7 ou 9 places et en finitions Luxury et VIP, est prévu.
Ce choix interroge. Le marché des flottes est pourtant dans le viseur de la marque, comme le reconnaît Clémentine Antunes : « Le verdissement forcé des flottes représente une formidable opportunité de faire valoir nos arguments auprès des entreprises. » Hyundai n’explique pas, pour l’instant, pourquoi il se prive du véhicule le mieux placé pour la saisir. Il faudra sans doute patienter pour connaître la suite de l’offensive sur les utilitaires.
Inster Lounge, Ioniq 9 Black Ink et Ioniq 5 N Line complètent le stand
La liste est longue. L’Inster reçoit une finition haut de gamme Lounge, reconnaissable à sa teinte Glow Mint. Le grand SUV Ioniq 9 se pare d’une série Calligraphy Black Ink entièrement noire, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec plus de 600 km d’autonomie annoncés. Enfin, l’Ioniq 5 N Line apporte une touche sportive au SUV compact électrique, sans les excès de la version N.
Au fond, ce retour se jouera moins sur les 650 ch de l’Ioniq 6 N que sur une étiquette : si l’Ioniq 3 tient vraiment ses 29 995 euros avec une autonomie utilisable, Hyundai aura trouvé à Paris bien plus qu’une simple vitrine.



