| L’Alfa Romeo Cuorerosso est un concept-car coupé 2+2 dévoilé le 12 octobre 2026 au Mondial de l’Automobile de Paris. Long de 4,70 mètres, il a été conçu au Centro Stile de Turin. Il explore plusieurs motorisations, dont un V6 hybride. Non destiné à une commercialisation en l’état, il préfigure le design des futures Alfa Romeo. |
La marque milanaise a présenté ce lundi 12 octobre, lors de la journée presse du Mondial de l’Automobile de Paris, l’Alfa Romeo Cuorerosso. C’est un coupé 2+2 de 4,70 m conçu au Centro Stile de Turin. Il n’arrivera pas tel quel en concession. Alfa Romeo le présente comme un manifeste de design, un laboratoire chargé d’inspirer ses prochains modèles. Le nom ne laisse aucune place au doute, puisqu’il associe les mots italiens cuore (cœur) et rosso (rouge).
Les teasers diffusés depuis la rentrée ne montraient que quelques fragments de carrosserie, avec un V6 suggéré en arrière-plan. On en sait désormais beaucoup plus.

Un coupé de 4,70 mètres entre héritage de la 33 Stradale et aérodynamique
Le Cuorerosso mesure 4,70 m de long, 1,98 m de large et seulement 1,33 m de haut. Ce sont les cotes d’une vraie grande routière. Son empattement de 2,93 m dépasse de 11 cm celui d’une Giulia (2,82 m), ce qui laisse espérer une belle habitabilité pour les deux places arrière.
La méthode de travail des designers, telle que la raconte Alfa Romeo, sort de l’ordinaire. Après une à deux semaines de croquis à peine, l’équipe est passée directement à la modélisation 3D. Elle est partie d’un bloc unique dont elle a retiré la matière superflue jusqu’à obtenir la forme finale. Cela se voit sur la voiture, dont les lignes courent sans interruption de la proue à la poupe, sans nervure gratuite.
La face avant conserve les codes de la maison. Le Scudetto triangulaire et le Trilobo sont là, mais redessinés. La calandre reçoit de petits triangles rétroéclairés qui s’animent comme un battement de cœur. Une lumière d’accueil reprend la même animation à l’approche du conducteur.
À l’arrière, la carrosserie se termine par une Coda Tronca, cette poupe coupée net que l’on associe aux Alfa de compétition des années 60. Deux feux ronds y sont intégrés, directement inspirés de la 33 Stradale de 1967. La lunette reprend la forme du Scudetto. Le diffuseur intégré contribue à un Cx annoncé de 0,28, une valeur très honorable pour un coupé large de près de deux mètres.
Quelques détails méritent aussi l’attention. Les poignées de porte disparaissent au profit d’une commande tactile logée dans le pavillon. Les vitrages affleurent la carrosserie et les portes arrière s’ouvrent à contresens. Les rétroviseurs prennent la forme d’ailerons incrustés du drapeau italien. Quant aux jantes forgées à six éléments circulaires, elles rappellent les fameuses jantes « téléphone » chères aux amateurs.
Un mot sur la teinte.
Baptisée Liquid Ink Red, elle repose sur une base aluminium à grain très fin recouverte d’un vernis teinté. Selon l’angle de vue, le rouge profond vire presque au noir.
| 📌 Repères clés |
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| 🏁 Alfa Romeo a présenté le concept Cuorerosso le 12 octobre 2026, lors de la journée presse du Mondial de l’Automobile de Paris. 📐 Le Cuorerosso mesure 4,70 m de long, 1,98 m de large et 1,33 m de haut, pour un empattement de 2,93 m. ⚙️ Sa plateforme accepte toutes les énergies, et Alfa Romeo évoque pour la version la plus radicale un V6 2.9 hybride à transmission intégrale Q4. 🎨 La poupe Coda Tronca et les feux ronds du Cuorerosso s’inspirent directement de la 33 Stradale de 1967. 📍 Le concept est exposé au public sur le stand A21 du hall 4 de Paris Expo Porte de Versailles, du 13 au 18 octobre. |
Un V6 hybride envisagé sur une plateforme multienergie
C’est la question que tous les Alfistes se posent, et la réponse reste volontairement ouverte. La plateforme imaginée pour le concept doit accepter toutes les énergies : électrique, hybride rechargeable, hybride léger et hybride classique.
Pour la configuration la plus radicale, Alfa Romeo évoque toutefois un V6 2.9 associé à une hybridation complète, une transmission intégrale Q4, une boîte automatique à convertisseur de couple et un arbre de transmission en carbone. Le V6 biturbo de 2,9 litres est bien connu des passionnés. Il anime les Giulia et Stelvio Quadrifoglio (520 ch dans leur dernière évolution) ainsi que la nouvelle 33 Stradale, où il atteint 620 ch.
Le châssis profite d’une suspension pneumatique et de freins carbone-céramique Brembo à étriers spécifiques. La marque n’a en revanche communiqué aucun chiffre de puissance ni d’autonomie. Autre bémol, la masse annoncée de 1 750 kg paraît bien optimiste pour un coupé qui réunirait un V6, des moteurs électriques, une batterie et quatre roues motrices. Seul un éventuel modèle de série permettra de juger sur pièce.
Ce choix de plusieurs énergies n’a rien d’anodin. Plusieurs constructeurs ont basculé franchement vers l’électrique, alors que le Biscione préfère ne fermer aucune porte. Cette prudence colle à une clientèle encore très attachée au moteur thermique. Elle ressemble aussi à un rétropédalage : en 2022, Alfa Romeo promettait une gamme 100 % électrique dès 2027, avant d’enterrer cet objectif début 2025.
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Un cockpit à deux affichages et une direction sans liaison mécanique
L’habitacle accueille quatre sièges individuels séparés par une longue console centrale. La planche de bord, fine et très horizontale, s’inspire de celle de la 33 Stradale originelle. Le combiné d’instruments, nommé Cannocchiale Vivente, propose deux modes. Le mode Immersivo affiche deux cadrans séparés, à la manière des Alfa d’autrefois. Le mode Concentrato les fusionne en un seul]. L’idée est maligne : plus le conducteur a besoin de se concentrer, moins l’écran lui en montre.
La direction passe au steer-by-wire, c’est-à-dire sans liaison mécanique entre le volant et les roues. Pour compenser, le volant à trois branches baptisé Con-tatto Volante envoie des retours haptiques et sonores. Cette solution fera débattre les puristes, pour qui la direction vive et précise de la Giulia reste une référence.
Les commandes sont regroupées sur le Magma Display, qui associe une surface tactile, une molette, un sélecteur de modes et des basculeurs. Trois modes de conduite sont prévus : Cruise, Sport et Quadrifoglio. Ce dernier allume quatre lumières dans les aérateurs, en rappel de la croix du logo. L’éclairage intérieur suit le mode choisi, et le rouge de l’habitacle s’intensifie vers le conducteur avant de s’assombrir vers l’arrière.
Les matériaux suivent la même logique de sobriété. Le nubuck Poltrona Frau n’apparaît que là où les occupants posent la main. On trouve aussi un cuir régénéré composé à 60 % de déchets post-industriels et un tissu monofilament conçu avec l’équipe de voile Luna Rossa pour la planche de bord. Le carbone recyclé est teinté de résine rouge. Les appuie-têtes en cuir sont travaillés à la main, selon une technique déjà employée sur la 33 Stradale. Un sac amovible se loge même côté passager, et ses sangles servent de poignée. Reste à savoir ce qui survivra au passage en série, où les matériaux de concept sont souvent les premiers sacrifiés.














Les futures Giulia et Stelvio en ligne de mire, sans calendrier confirmé
Alfa Romeo ne donne aucun calendrier. Quelques indices sont pourtant clairs. La future plateforme doit couvrir les principaux segments du marché, avec des modèles allant jusqu’à 4,70 m et la possibilité de versions Quadrifoglio. Encore faut-il savoir laquelle : Stellantis n’a toujours pas arrêté officiellement la base technique des futures Giulia et Stelvio. Lancées en 2016 et 2017, la Giulia et le Stelvio approchent de la fin de leur carrière. Leurs remplaçantes devraient logiquement profiter de ce travail.
Le Cuorerosso fixe surtout un cap esthétique net. Les feux ronds, la poupe tronquée, la planche de bord horizontale ou le combiné à deux modes ont de bonnes chances de se retrouver, sous une forme ou une autre, sur les prochaines berlines et SUV de la marque. Autrement dit, ce grand coupé sert d’abord de vitrine à des modèles bien plus familiaux, et rien ne garantit que le coupé lui-même connaîtra un jour une version de série.
Vous pourrez le voir de près dès demain, mardi 13 octobre, date d’ouverture du salon au public. Il est exposé sur le stand A21 du hall 4, à Paris Expo Porte de Versailles, jusqu’au dimanche 18 octobre.
Si les futures Alfa n’en gardent que les feux ronds, ce sera un concept de plus ; si elles en gardent la poupe et la planche de bord, la Giulia aura enfin une héritière à sa hauteur.


