Coach et Brain Dead. On aurait pu penser que l’alliance de la maison américaine, fondée à New York en 1941, et du collectif créatif de Los Angeles relevait du grand écart. Et pourtant, la collection capsule Coach x Brain Dead, dont le lancement mondial est prévu le 29 mai dans les boutiques Coach et Brain Dead, ainsi que sur les sites coach.com et wearebraindead.com, s’impose déjà comme l’une des sorties les plus attendues de la saison.

Le coup d’envoi a été donné le 14 mai dans le quartier du Meatpacking, à New York, lors d’un événement immersif qui avait tout d’un parc d’attractions imaginaire. Au milieu de la soirée, les invités ont soudain vu s’ouvrir un passage au milieu de la foule. En 80 secondes chrono, quatorze silhouettes ont défilé. Pas de tapis rouge, pas de gradins, pas de protocole. Une interruption brève, presque brutale, mais totalement assumée.
Derrière ce projet, deux hommes : Stuart Vevers, directeur artistique de Coach, et Kyle Ng, cofondateur de Brain Dead. Ensemble, ils ont revisité les silhouettes des années 1970 à travers le prisme des années 1990, une période qui semble hanter les deux hommes avec une affection particulière.
« Je suis profondément inspiré par Stuart et par l’engagement de Coach envers l’individualité, qu’il s’agisse des magnifiques sacs en cuir patiné ou des incroyables charms qui ornent les pièces », confie Kyle Ng. « Le niveau de personnalisation qu’ils nous ont permis d’explorer dans cette collaboration reflète parfaitement l’essence de nos deux marques. Brain Dead a toujours été une marque centrée sur l’expression de soi, tant culturelle que stylistique, avec la culture au premier plan, avant même la mode. »

Pour Stuart Vevers, l’idée centrale était celle d’un univers fictif, une sorte de parc d’attractions qui n’existe nulle part, mais dont on pourrait rapporter des souvenirs. « Ce qui m’a enthousiasmé dans cette collaboration, c’est l’idée de créer tout un univers imaginaire autour de celle-ci. Kyle et moi sommes devenus obsédés par les produits dérivés d’un parc d’attractions fictif : les mascottes, les souvenirs et l’idée de superfans stylés qui collectionnent et personnalisent leurs pièces au fil du temps. »
Cette obsession se lit dans chaque pièce. Des robes en vichy coupées en biais et brodées, des tops baby doll en coton, des jupes plissées à carreaux, des polos rugby, des maillots en mesh, des perfectos en cuir, des vestes en suède : le vestiaire est pensé pour sembler déjà vécu, chiné, approprié. Des charms au crochet, des patchs, des pins et des jeux de superposition traversent l’ensemble de la collection, insufflant une dimension émotionnelle à chaque vêtement. Ce n’est pas de la mode neuve que l’on vous vend. C’est de la mode qui a déjà une histoire.
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La maroquinerie suit la même logique. Le sac Tabby, icône de la marque, réapparaît orné de patchs embossés représentant les mascottes de la collection, baptisées Kachi, Xerx et Zilly. Les sacs Empire et d’autres silhouettes arborent des graphismes oversize inspirés de ces personnages. Une gamme de sacs en jacquard aux couleurs rose, violet et vert vif vient compléter l’offre, ainsi que des accessoires spéciaux : charms en vinyle souple, sets de badges, packs de stickers, une lunch box collector et un gobelet souvenir à l’effigie de Xerx.

Vevers exprime ce que la collection cherche à défendre : « Je pense que les gens se lassent des choses trop lisses ou uniformes. Ce que j’aime dans cette collection, c’est qu’elle célèbre l’individualité, la manière dont chacun personnalise ses objets, les collectionne et développe un attachement émotionnel à leur égard au fil du temps. Cet esprit d’optimisme et d’expression personnelle traverse l’ensemble de la collection. »
Une prévisualisation exclusive est déjà disponible chez Selfridges, à Londres, pour une durée de deux semaines. Le reste du monde devra patienter jusqu’au 29 mai. Patience.













