| Guerlain installe un pop-up éphémère consacré à L’Heure Bleue au 68 avenue des Champs-Élysées du 24 septembre au 4 octobre 2026. Le chef Moïse Sfez, fondateur du Maurice Sfez Café dans le Marais, y propose une carte de boissons et pâtisseries inspirée du parfum réinterprété par Delphine Jelk. L’événement se tient dans le flagship dessiné par l’architecte Peter Marino, ouvert de 11h à 20h en semaine et de 12h à 20h le dimanche. |
Pendant la Fashion Week parisienne, l’appartement historique de la marque avenue des Champs-Élysées troque pour dix jours ses codes de maison de parfum contre ceux d’un café de quartier. Aux commandes : Moïse Sfez, plus habitué aux gaufres de Liège et aux œufs-fromage à emporter du Marais qu’aux salons feutrés Art nouveau.
Du 24 septembre au 4 octobre, Guerlain ouvre les portes de son appartement du 68 avenue des Champs-Élysées à Moïse Sfez, le patron du Maurice Sfez Café, connu pour ses gaufres de Liège et ses sandwichs muffins du Marais. L’un vend du rêve en flacon depuis 1828, l’autre sert des œufs-fromage rue Rambuteau. Le prétexte : L’Heure Bleue, fragrance historique de la maison, réinventée cette année par la parfumeuse Delphine Jelk.

Le principe : pendant une dizaine de jours, l’étage du flagship cesse d’être un point de vente pour devenir un lieu où l’on commande et où l’on déguste. Au menu, une carte pensée comme une traduction gustative du parfum : le smoothie L’Heure Bleue, le matcha Bleu Céleste dont la teinte évoque celle de la fragrance, et le Freddo Espresso Extrait Vanille, clin d’œil aux vanilles précieuses de la collection L’Art et la Matière. Côté sucré-salé, la gaufre vanille ambrée et sa chantilly nuage bleu, ainsi qu’un honey butter toast au miel, en référence à l’abeille, emblème de la maison depuis 1853. On reconnaît la patte de Sfez, ancien de l’école Vatel devenu une figure de la street food parisienne haut de gamme, du lobster roll couronné au Maine Lobster Festival en 2018 à l’ouverture de son Maurice Sfez Café dans le Marais en 2024.
L’Heure Bleue a justement une histoire. Jacques Guerlain l’a imaginée en 1912 pour traduire ce moment suspendu où le jour bascule vers la nuit. La fragrance rejoint depuis la collection Les Légendaires de Guerlain, aux côtés de Jicky, Samsara ou Mitsouko, et s’offre cette année une réinterprétation confiée à Delphine Jelk : les notes historiques d’iris et de vanille demeurent, mais l’ensemble s’ouvre désormais sur de la fleur d’oranger et de l’ozone, avec un fond d’ambroxan qui la classe parmi les parfums floraux ambrés. Le flacon garde les épaules Art nouveau de l’original tout en adoptant un format rechargeable.
C’est cette matière première qui sert de fil conducteur à la carte du pop-up. La fraîcheur du ciel, la douceur de l’iris, la chaleur de la vanille : chaque boisson tente de traduire en goût ce que le nez perçoit en un souffle. L’exercice peut sembler convenu, mais il a au moins le mérite de rendre concret un parfum qu’on décrit rarement bien.
Moïse Sfez résume l’intention : cette collaboration est née d’une envie commune de faire vivre une véritable expérience autour du produit et de raconter L’Heure Bleue différemment de ce qui se fait en boutique.
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Sur le papier, le rapprochement a de quoi surprendre : le marbre et les dorures de Guerlain d’un côté, les canettes personnalisées de Maurice Sfez Café de l’autre. Mais les deux maisons partagent une exigence quant aux matières premières et un goût pour les expériences marquantes. Le duo illustre surtout une tendance qui s’installe à Paris : celle des maisons de parfumerie qui sortent de leurs boutiques pour habiller, le temps de quelques jours, un lieu de restauration entier de leurs couleurs olfactives.
Le pop-up se tient du 24 septembre au 4 octobre, du lundi au samedi de 11 h à 20 h et le dimanche de 12 h à 20 h, au 68 avenue des Champs-Élysées – l’adresse historique de Guerlain depuis 1913 -, dans un flagship pensé par l’architecte Peter Marino.
On ira donc y boire un Matcha Bleu Céleste en se demandant si l’iris a vraiment un goût ou si c’est simplement l’idée qu’on s’en fait qui nous le fait percevoir ainsi. Quoi qu’il en soit, le but n’est pas de convaincre les nez avertis, mais de donner à ceux qui passent square Marbeuf ou avenue Montaigne une bonne raison de lever les yeux vers cet appartement du 68, le temps d’un café qui ne ressemble à aucun autre.



