| La Renault 4 E-Tech Electric reçoit sa première mise à jour au Mondial de l’Auto de Paris 2026. Son autonomie WLTP passe à 310 km (batterie 40 kWh) et 415 km (52 kWh). Une finition Jogging à batterie LFP de 37 kWh arrive d’ici fin 2026. Les commandes ouvrent les 12 ou 13 octobre, dès 22 920 euros prime déduite. |
Un peu plus d’un an après son arrivée en concession, la Renault 4 E-Tech Electric fait l’objet de sa première véritable mise à jour. Le constructeur profite du Mondial de l’Auto de Paris pour revoir son petit SUV néo-rétro. L’autonomie progresse sur toutes les versions. Une série spéciale Roland-Garros entre au catalogue et une finition d’accès baptisée Jogging sera disponible d’ici la fin de l’année avec une batterie LFP. Les commandes ouvriront le 12 ou le 13 octobre selon les versions et les pays. Le prix d’appel reste inchangé : 22 920 euros, prime Coup de pouce de 7 070 euros déduite.
Rien de spectaculaire, donc. Mais une fois mises bout à bout, ces retouches changent un peu l’intérêt du modèle. Voyons cela en détail.

Renault 4 E-Tech Electric, des ventes loin de celles de la R5
Les chiffres de vente expliquent beaucoup de choses. D’après le site spécialisé Planète Renault, la R4 a totalisé 5 589 immatriculations en France au premier semestre 2026, soit 0,7 % du marché. Sur la même période, la Renault 5 a dépassé les 20 000 unités. Pour une R4 vendue, la R5 trouve donc environ quatre acheteurs. Le site n’hésite pas à parler d’échec.
Chez Renault, on ne voit pas les choses de la même façon. Interrogé en juin par le Journal de l’Automobile, Guillaume Sicard, directeur général de Renault France, rappelait que la R4 capte plus de 20 % du segment des petits SUV électriques et près de 30 % des ventes aux particuliers dans cette catégorie. « Elle est le leader incontesté de la catégorie », affirmait-il, tout en reconnaissant que « la voiture a trouvé sa place, mais sur un marché plus restreint que celui de la R5 ».
Ces deux analyses ne se contredisent pas vraiment. Le créneau des petits SUV électriques reste étroit et la R4 y domine des rivales qui se vendent encore moins, à commencer par la Peugeot e-2008 (4 255 immatriculations au premier semestre contre 5 589 pour la R4 selon AAA Data). Pour élargir sa clientèle, la R4 doit consommer moins, être mieux équipée et coûter moins cher à l’achat. C’est précisément ce que vise cette mise à jour.
| 📌 Repères clés |
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| 🔋 La Renault 4 E-Tech Electric atteint désormais 310 km WLTP avec sa batterie de 40 kWh et 415 km avec celle de 52 kWh. 🚗 La nouvelle Renault 4 Jogging associe un moteur de 110 ch à une batterie LFP de 37 kWh pour 305 km d’autonomie WLTP. ⚡ La Renault 4 Jogging accepte une puissance de recharge rapide maximale de 80 kW et annonce un passage de 10 à 80 % en 25 minutes. 🎾 La Renault 4 Roland-Garros est proposée à partir de 31 420 euros, prime déduite, avec un moteur de 150 ch. 💶 Le prix d’appel actuel de la Renault 4 E-Tech Electric reste fixé à 22 920 euros, prime Coup de pouce de 7 070 euros déduite. |
Une autonomie portée à 415 km grâce à l’aérodynamique
Le travail a surtout porté sur l’aérodynamique. Des carénages sous la caisse et de nouveaux rétroviseurs réduisent légèrement la traînée. Avec la petite batterie de 40 kWh (dite « autonomie urbaine ») et le moteur de 90 kW (120 ch), la R4 annonce désormais une autonomie de 310 km en cycle WLTP, pour une consommation homologuée de 14,7 kWh/100 km. La batterie de 52 kWh (« autonomie confort »), associée au moteur de 110 kW (150 ch), permet d’atteindre 415 km d’autonomie et une consommation de 14,4 kWh/100 km.
Il faut être honnête : le gain est modeste. Ces mêmes versions annonçaient jusqu’ici 308 et 409 km. Soit deux et six kilomètres de plus. Sur autoroute à 130 km/h, vous ne verrez sans doute aucune différence. Ces chiffres montrent toutefois que Renault continue d’optimiser sa plateforme AmpR Small, ce qui pourrait profiter aux futures versions.
La déclinaison Plein Sud, lancée cet été avec son grand toit ouvrant en toile, atteint 400 km avec la batterie de 52 kWh, pour une consommation de 14,9 kWh/100 km. Ces quinze kilomètres de moins que la carrosserie classique s’expliquent surtout par la toile, qui dégrade légèrement l’aérodynamique, mais aussi sans doute par un léger surpoids lié au renfort de la caisse.

Renault 4 Jogging, 305 km d’autonomie avec une batterie LFP
Cette nouveauté est la plus intéressante de la gamme. Le nom n’est pas choisi au hasard : il reprend celui d’une série spéciale de 1981, limitée à 5 000 exemplaires et pensée pour séduire les jeunes conducteurs. Sauf que l’originale misait sur la couleur et un toit ouvrant en toile, tandis que la nouvelle joue la carte du prix. Attendue d’ici la fin de l’année, la R4 Jogging reçoit un moteur de 80 kW (110 ch) plus compact et plus léger, de la même famille que celui de la nouvelle Twingo E-Tech Electric. Celle-ci se contente pour l’instant d’une version de 60 kW (82 ch), d’après l’essai publié par Que Choisir.
Le moteur est alimenté par une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 37 kWh, dont 36,5 kWh utiles. Elle adopte une architecture « cell-to-pack » : les cellules sont intégrées directement au pack, sans passer par des modules intermédiaires. On gagne ainsi en place et en poids, ce qui compense en partie la densité énergétique plus faible de la chimie LFP. Cette technologie présente d’autres avantages bien connus. Elle coûte moins cher à produire, vieillit mieux et supporte plus facilement les recharges à 100 %.

Résultat : 305 km en cycle WLTP. C’est presque autant que la version 40 kWh à chimie NMC (310 km). Les performances restent correctes, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 10,2 secondes. Côté recharge, la Jogging est équipée d’un chargeur embarqué de 6,6 kW en courant alternatif et accepte jusqu’à 80 kW sur les bornes rapides. Il faut compter 3 h 30 pour passer de 10 à 80 % sur une wallbox et 25 minutes sur une borne rapide.
L’équipement n’a rien d’indigent. Vous aurez droit à la climatisation manuelle, au double écran OpenR (7 pouces pour l’instrumentation et 10,1 pouces pour le multimédia), à Apple CarPlay et Android Auto désormais affichés en plein écran, à la banquette rabattable 60/40, aux radars de recul, à la caméra de recul et au préconditionnement de la batterie. Les jantes en acier de 18 pouces sont habillées d’enjoliveurs. Un choix un peu curieux pour une version d’accès, puisque les pneus de cette taille sont plus chers à remplacer.
Il manque encore une donnée essentielle : le prix. Renault ne l’a pas encore dévoilé. Si la Jogging passe nettement sous les 22 920 euros de la version d’entrée actuelle, elle pourrait devenir le meilleur choix de la gamme pour un usage majoritairement urbain et périurbain.
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Renault 4 Roland-Garros, le style à partir de 31 420 euros
Présentée sous forme de show car pendant le tournoi parisien au printemps, elle est commercialisée immédiatement. Renault la décrit comme « sport chic ». Pour la marque, partenaire premium du tournoi depuis 2022 (elle y a succédé à Peugeot), l’opération relève autant de la visibilité que du produit. La carrosserie bicolore associe une teinte Blanc Glacier, Gris Urbain, Noir Étoilé ou Brun Terracotta à des montants et des arches de toit noirs. Les jantes Parisienne de 18 pouces, diamantées et noires, reçoivent un vernis fumé et un centre de roue Brun Terracotta. Leur nom fait également écho à une série historique de la 4L : la Parisienne de 1963. Le logo du tournoi orne les ailes avant.
L’habitacle est plus soigné que celui des autres versions. La sellerie gris clair est fabriquée en textile 100 % recyclé, avec un tissage qui rappelle les vêtements de sport techniques, et présente des zones en maille ajourée. Les maintiens latéraux sont gainés de textile enduit bleu. Le pommeau du sélecteur de marche reprend le grip d’une raquette et le chargeur à induction Qi2 adopte une couleur terre battue. Les seuils de porte en aluminium brossé reprennent le motif en croix de Saint-André de l’architecture du stade.
Cette série spéciale n’est disponible qu’avec la batterie de 52 kWh et le moteur de 150 ch, offrant une autonomie de 415 km. Elle est vendue à partir de 31 420 euros, prime déduite, et peut être équipée du toit Plein Sud. Comptez 5 000 euros de plus qu’une version Evolution équipée de la même batterie (26 420 euros). Ce supplément paie surtout la présentation, car la technique reste inchangée.

Préconditionnement manuel et nouvelles aides à la conduite
Toutes les versions reçoivent une caméra de recul haute définition. Une caméra à 360° est disponible en option sur la finition Techno. Le préconditionnement manuel de la batterie est, selon nous, la nouveauté la plus utile. Il se lance depuis l’écran central et prépare la batterie avant un arrêt sur borne rapide, sans nécessiter la programmation d’un itinéraire dans la navigation. Les grands rouleurs le réclamaient. L’application My Renault prévient désormais l’utilisateur cinq minutes avant la fin de la charge.
Les aides à la conduite progressent également. Un assistant d’éco-conduite prédictive repère les virages et les ronds-points afin de vous conseiller de lever le pied à temps. Un assistant d’arrêt d’urgence vient compléter l’Active Driver Assist. Si la caméra intérieure ne détecte plus les mains sur le volant ou le regard sur la route, la voiture ralentit jusqu’à s’immobiliser dans sa voie. L’appel d’urgence eCall fonctionne maintenant sur les réseaux 4G et 5G.
Le mode de conduite Smart remplace le mode Perso. Il bascule automatiquement entre les modes Eco, Confort et Sport en fonction de votre façon de conduire : plus de réactivité pour un dépassement, plus de sobriété en ville. Le chargeur Qi2 aimanté et ventilé permet de recharger 50 % de la batterie d’un smartphone en une heure, sans surchauffe. Sur les versions qui en sont équipées, le hayon motorisé s’ouvre désormais tout seul lorsque le porteur de la carte s’approche du coffre. Il faudra vérifier à l’usage qu’il ne s’ouvre pas à tort lorsque l’on passe simplement derrière la voiture.

Renault 4 Société Van Extra, 940 dm³ de volume utile
La R4 renoue avec l’esprit de la 4L Fourgonnette, longtemps fidèle aux artisans. Une deuxième version utilitaire, la Société Van Extra, vient compléter l’Advance. Homologuée N1 et non réversible, elle correspond à la finition Techno destinée aux particuliers. Elle sera vendue en France, en Espagne, en Autriche, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie. Elle dispose de vitres arrière surteintées, d’un écran de 10 pouces avec navigation et d’aides à la conduite supplémentaires.
La banquette arrière est remplacée par un bac thermoformé muni d’un arrêt de charge et de crochets d’arrimage. Le volume utile atteint 940 dm³ selon la norme VDA, dont 36 dm³ sous le plancher, l’endroit idéal pour ranger le câble de recharge. La charge utile monte à 360 kg avec la batterie de 40 kWh et à 330 kg avec celle de 52 kWh. La transformation est réalisée à Maubeuge par Qstomize, la filiale de Renault spécialisée dans les aménagements. Le tarif est fixé à 30 967 euros HT.

Renault 4 E-Tech, la batterie de 52 kWh ou l’attente de la Jogging
Tout dépend de votre usage. Si vous effectuez régulièrement de longs trajets, la version 52 kWh reste la plus cohérente. Elle offre en effet plus de 400 km d’autonomie théorique et une recharge rapide plus puissante, pouvant atteindre 100 kW. Elle bénéficie également du préconditionnement manuel, qui rend les arrêts sur borne plus efficaces. La version Roland-Garros n’apporte rien de plus sur le plan technique. Elle s’adresse à ceux qui veulent un habitacle plus valorisant et qui sont prêts à payer pour cela.
Si vous roulez surtout en ville et en proche banlieue, il est préférable d’attendre la Jogging. Sa batterie LFP, plus durable, et son autonomie équivalente à celle de la 40 kWh actuelle en font une candidate sérieuse. Tout se jouera sur son prix. Renault doit le communiquer d’ici la fin de l’année. Si l’écart est suffisant, la petite R4 pourrait enfin réduire une partie de son retard sur la R5.



