Vancouver avait déjà fait parler d’elle. Mais cette fois, la ville canadienne s’apprête à frapper très fort. Depuis le 6 mai 2026, l’un des monuments les plus photographiés de la ville, le dôme géodésique du Science World, se métamorphose en une réplique géante du Trionda d’adidas, le ballon officiel de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Un projet spectaculaire et ambitieux, pensé pour être vu depuis les quatre coins de la planète.
Cent trente et un panneaux. C’est le nombre exact de pièces sur mesure qui seront assemblées pour recouvrir la structure sphérique de 40 mètres de diamètre. Le chantier devrait durer environ quatre semaines, et la révélation finale est prévue pour début juin. Autant dire que Vancouver aura son image emblématique bien avant que les premières équipes ne posent le pied sur le sol nord-américain.
Le Trionda incarne l’identité commune du Mondial 2026
Pour comprendre pourquoi cette installation résonne aussi fort, il faut d’abord comprendre ce que représente le Trionda. Présenté le 2 octobre 2025 à New York en présence de légendes telles que Zinédine Zidane, Xavi et Cafu, ce ballon signé adidas est bien plus qu’un simple accessoire de jeu. Son nom, contraction des mots espagnols « tres » (trois) et « onda » (vague), rend hommage aux trois pays coorganisateurs : le Canada, les États-Unis et le Mexique.
Son design tricolore parle de lui-même. On y voit une vague bleue ornée d’une étoile pour les États-Unis, une vague verte portant un aigle pour le Mexique et une vague rouge avec une feuille d’érable pour le Canada. Le tout est assemblé en seulement quatre panneaux, un record dans l’histoire des ballons de la Coupe du monde. Technique, symbolique et connecté, le Trionda est également équipé d’une puce technologique destinée à assister les arbitres et à affiner la détection des buts.
« Le ballon officiel de la Coupe du monde 2026 est là, et il est magnifique », s’est enthousiasmé Gianni Infantino, le président de la FIFA, lors de la présentation. « Je suis fier et heureux de vous présenter le Trionda. Cette nouvelle création d’adidas fera date, car elle symbolise l’unité et la passion du Canada, des États-Unis et du Mexique, les trois pays qui accueilleront la compétition. »
Vancouver transforme son monument le plus célèbre en vitrine mondiale
Le choix du Science World n’est pas anodin. Ce dôme géodésique, construit pour l’Expo 86, est le symbole architectural le plus reconnaissable de Vancouver depuis quarante ans. Le transformer en ballon de la Coupe du monde, c’est croiser deux histoires : celle d’une ville qui a su se réinventer et celle d’un tournoi qui s’annonce comme le plus grand jamais organisé.
Tracy Redies, présidente et directrice générale du Science World, a clairement affiché la volonté du projet : « Quarante ans après avoir accueilli le monde lors de l’Expo 86, le dôme qui abrite aujourd’hui le Science World est fier de faire partie d’un autre moment extraordinaire de l’histoire de Vancouver. Cette installation unique est un exploit d’ingénierie audacieux et un témoignage de ce qui est possible grâce à la créativité et à la collaboration. »
Royce Chwin, président et directeur général de Destination Vancouver, abonde dans le même sens : « Il s’agit de créer une image mondialement emblématique qui connecte immédiatement Vancouver à la Coupe du monde de la FIFA et qui met en valeur la créativité et l’ambition de notre ville. La transformation du Science World est un investissement qui permettra de raconter l’histoire mondiale de la Colombie-Britannique, et représente un engagement commun pour offrir une expérience FIFA inoubliable, tout en construisant un héritage économique et communautaire durable pour Vancouver et la province. »
Un chantier monumental imaginé par des spécialistes des grands événements sportifs
Pour relever ce défi, Vancouver a fait appel à The Look Company, une entreprise canadienne fondée en 1998 et spécialisée dans la transformation visuelle des grands espaces sportifs et commerciaux. Jacob Burke, son directeur général, ne cache pas l’ampleur du défi : « Capturer l’excitation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 sur un monument architectural comme le dôme emblématique du Science World n’est pas une mince affaire. Cela demande une vision d’ensemble, de la créativité et une collaboration à une échelle que très peu de projets atteignent. Ce design incarne la Coupe du monde et créera une expérience visuelle dont les fans et les joueurs se souviendront pendant des années. »
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Le Science World accueille une exposition dédiée au football et à la technologie
L’opération ne se limite pas à la façade. À l’intérieur du bâtiment, une exposition inédite en Amérique du Nord prendra ses quartiers du 15 mai au 7 septembre 2026 : « Soccer & Technology from the FIFA Museum », présentée en partenariat avec la province de Colombie-Britannique. Concrètement, les visiteurs pourront y explorer comment la technologie a façonné l’évolution du football depuis ses origines. Une façon de toucher un public qui dépasse les seuls supporters.
Anne Kang, ministre du Tourisme, de l’Art, de la Culture et du Sport de Colombie-Britannique, y voit une opportunité rare : « La Coupe du monde de la FIFA 2026 suscite un intérêt mondial et l’excitation monte. Transformer le dôme du Science World en symbole du beau jeu nous aide à atteindre de nouveaux publics et à transformer cette vitrine en bénéfices durables pour les habitants de la Colombie-Britannique pour les années à venir. »
La Coupe du monde 2026 entre dans une nouvelle dimension
Ce projet s’inscrit dans une compétition qui bat déjà des records avant même son début. Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde de la FIFA réunira 48 équipes nationales – contre 32 auparavant -, réparties sur trois pays et 16 stades. Vancouver accueillera plusieurs rencontres à BC Place, son stade à toit rétractable pouvant accueillir plus de 54 000 spectateurs. La ville se prépare donc sur tous les fronts : visuellement, avec le Science World ; sportivement, avec ses infrastructures ; et touristiquement, avec une offre culturelle pensée pour les millions de visiteurs attendus.
Le défi est clair. Vancouver ne veut pas seulement être une ville hôte parmi d’autres. Elle veut être l’image de la Coupe du monde 2026. Et avec un dôme de 40 mètres aux couleurs du Trionda d’Adidas, visible depuis les bords du False Creek, la ville canadienne a peut-être déjà gagné cette bataille-là.



