| Bell & Ross BR-X5 Météorite est une édition limitée à 250 exemplaires dévoilée fin août 2026. Son cadran est taillé directement dans la météorite Muonionalusta, vieille d’environ 4,5 milliards d’années. La montre mesure 41 mm et embarque le calibre BR-CAL.323 certifié COSC. Elle coûte 8 900 € sur caoutchouc et 9 400 € sur acier. |
La Bell & Ross BR-X5 Météorite tient une promesse simple à énoncer, mais difficile à tenir : loger au centre d’un boîtier d’architecture un morceau de matière tombé du ciel il y a environ un million d’années. Le cadran n’est pas un simple décor. Il est la pièce maîtresse.

Chez Bell & Ross, la BR-X5 occupe une place particulière depuis son lancement en 2022. Elle n’a jamais cherché à séduire par la douceur. Boîtier évidé, architecture en sandwich, quatre vis apparentes assumées comme signature visuelle : la ligne s’est construite sur une esthétique d’instrument, presque industrielle, à mille lieues du classicisme feutré que l’on prête parfois à l’horlogerie française d’inspiration militaire. Avec cette nouvelle référence, la maison va encore plus loin. Elle ne modifie pas seulement une teinte ou une finition. Elle transforme la nature même du cadran.
| 📌 Repères clés |
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| ☄️ La Bell & Ross BR-X5 Météorite utilise un cadran taillé directement dans la météorite Muonionalusta, vieille d’environ 4,5 milliards d’années. ⌚ Le boîtier en acier poli-satiné mesure 41 mm de largeur pour 12,80 mm d’épaisseur. ⚙️ Le calibre manufacture BR-CAL.323 est certifié COSC et offre environ 70 heures de réserve de marche. 🔢 Bell & Ross limite cette BR-X5 Météorite à 250 exemplaires, chacun doté d’un motif de Widmanstätten différent. 💶 La BR-X5 Météorite coûte 8 900 € sur caoutchouc noir et 9 400 € sur bracelet acier. |

Un cadran massif taillé dans une météorite de 4,5 milliards d’années
Le matériau choisi porte un nom qui claque un peu, moins connu du grand public que celui d’une pierre précieuse : Muonionalusta. Cette météorite ferreuse a été découverte en 1906 dans la région suédoise du Norrbotten. Son âge est estimé à 4,5 milliards d’années, soit à peu près celui du système solaire. Elle serait tombée sur Terre il y a environ un million d’années, puis serait restée enfouie des millénaires durant dans le pergélisol scandinave, ce qui explique sa remarquable préservation.
Une fois tranchée et traitée, cette météorite révèle ce que les spécialistes appellent la structure de Widmanstätten. Il s’agit d’un motif cristallin composé de lignes fines et entrelacées, formé lors d’un refroidissement extrêmement lent, sur des millions d’années, dans le vide spatial. Aucune manufacture, aussi équipée soit-elle, ne sait reproduire artificiellement ce dessin. Conséquence directe pour le collectionneur : sur les 250 exemplaires de cette édition limitée, aucun cadran ne ressemble à un autre.

Bell & Ross a par ailleurs fait un choix technique qui distingue franchement cette pièce des autres montres à cadran météorite du marché — ou du moins, c’est l’argument que met en avant la marque. La plupart des maisons collent une fine tranche de météorite sur une base en laiton. Ici, rien de tel. Le cadran est taillé directement dans la matière brute, sans support intermédiaire, et ses pieds traversent le bloc lui-même. Une couche de PVD protège simplement la surface et stabilise son aspect dans le temps sans jamais masquer les nuances de gris, de noir et les reflets métalliques changeants qui caractérisent ce cadran monolithique.
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La BR-X5 conserve son boîtier architectural de 41 mm
Le boîtier reprend les codes établis par la BR-X5 depuis ses débuts. Il est en acier poli-satiné, mesure 41 mm de diamètre et 12,80 mm d’épaisseur. Sa structure évidée allège la montre, tant pour l’œil que pour la balance, tandis que l’architecture multicouche de type sandwich superpose plusieurs éléments techniques, le tout étant maintenu par quatre vis bien visibles sur la carrure. Bell & Ross revendique cette signature depuis le lancement de la ligne et ne l’a jamais dissimulée sous des angles polis trop consensuels.
Sous ce boîtier bat le calibre BR-CAL.323, un mouvement de manufacture produit exclusivement pour Bell & Ross par le motoriste Kenissi, également fournisseur d’autres maisons du groupe Chanel — un lien capitalistique qui explique en partie la solidité industrielle de ce calibre, plus que ne le suggère la communication produit habituelle. Certifié chronomètre par le COSC, il affiche une réserve de marche d’environ 70 heures, largement suffisante pour couvrir un week-end sans remontage, ainsi qu’un grand guichet de date à trois heures. La garantie s’étend sur cinq ans, un standard désormais associé aux montres équipées de ce calibre.
Côté lisibilité, la maison n’a pas voulu sacrifier le confort d’usage à l’effet de matière. Les index de type baignoire sont polis et rhodiés, puis remplis de Super-LumiNova blanc à émission bleue. Les aiguilles squelettées suivent le même traitement luminescent. De jour comme de nuit, l’heure reste parfaitement lisible, même sur un fond aussi texturé qu’un fragment de météorite.
250 exemplaires proposés à partir de 8 900 euros
Bell & Ross propose la référence BRX5R-MTR-ST avec deux options de bracelet : un bracelet en acier poli-satiné pour une allure à la fois technique et précieuse, ou un bracelet en caoutchouc noir pour un style plus sportif. La montre affiche une étanchéité à 100 mètres et un verre saphir traité antireflet, deux caractéristiques qui rappellent que la BR-X5 reste, malgré son cadran d’exception, une montre pensée pour être portée au quotidien.
Limitée à 250 exemplaires dans le monde, la BR-X5 Météorite est commercialisée au prix de 8 900 euros pour le bracelet en caoutchouc et 9 400 euros pour le bracelet en acier, selon les tarifs communiqués par la marque. Un positionnement qui reste raisonnable pour une montre à cadran météorite massif, quand on le compare à certaines pièces concurrentes où le même matériau se limite à une fine tranche collée sur du laiton — même si, à ce niveau de prix, l’acheteur paie aussi la rareté de la pièce autant que sa matière première.

La météorite gagne du terrain dans l’horlogerie contemporaine
Le choix de la météorite n’est pas propre à la maison parisienne. Depuis quelques saisons, plusieurs manufactures explorent ce matériau venu de l’espace – telles la Breitling Chronomat Erling Haaland Signature, ou la Speedmaster Moonphase Meteorite d’OMEGA – séduites par son caractère intrinsèquement unique et par la charge symbolique qu’il porte. Début 2026, le magazine suisse Le Temps notait ainsi qu’une véritable vague de météorites s’était abattue sur la planète horlogère, les marques appréciant particulièrement le fait que la structure de ce métal ne soit jamais identique d’une pièce à l’autre (Le Temps, janvier 2026). D’autres acteurs, plus confidentiels, comme le jeune designer belge David Rutten avec sa marque Streamline, ont même bâti leur identité entière autour de ce matériau, présenté au dernier Grand Prix d’Horlogerie de Genève.
Cette percée de la météorite s’inscrit dans un mouvement plus large. Les guides de tendances 2026 évoquent régulièrement la montée en puissance des cadrans en pierre ou en matières rares, aux côtés des teintes vives et des boîtiers aux formes moins arrondies. Ce que la BR-X5 Météorite apporte à ce mouvement, c’est une approche radicale du cadran massif, taillé dans la matière brute plutôt que simplement plaqué.

La BR-X5 Météorite fait du cadran sa principale complication
La Bell & Ross BR-X5 Météorite ne cherche pas à multiplier les complications ni à impressionner par un mécanisme spectaculaire. Elle mise sur un seul geste fort : faire du cadran lui-même l’objet rare en s’appuyant sur une matière que nul atelier ne saurait reproduire. Associée à un mouvement de manufacture solide et à un boîtier fidèle à l’identité de la collection, cette édition limitée s’adresse aux collectionneurs qui, au-delà de la mécanique, cherchent une pièce dont la surface raconte à elle seule plusieurs milliards d’années d’histoire.



