| Globe-Trotter et l’écurie Aston Martin Aramco Formula One Team lancent leur troisième collaboration commune, une édition limitée à 100 exemplaires de la valise Carry-On. Inspirée de la monoplace AMR26, elle associe le Vulcanised Fibreboard noir historique de la maison britannique, fondée en 1897, à des finitions vert Aston Martin et vert lime. La valise est disponible dès à présent en ligne et dans les boutiques Globe-Trotter de Londres, Paris et Kobe. |
100 exemplaires, une monoplace comme source d’inspiration, et une valise dont la fabrication n’a presque pas changé depuis 1897 : Globe-Trotter et l’Aston Martin Aramco Formula One Team signent leur troisième collaboration, et cette improbable rencontre fonctionne mieux qu’on ne pourrait l’imaginer.

| 📌 Repères clés |
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| 🧳 La Globe-Trotter x Aston Martin Carry-On est limitée à 100 exemplaires dans le monde. 🏎️ Cette troisième collaboration reprend l’univers visuel de la monoplace Aston Martin AMR26. 🇬🇧 Globe-Trotter fabrique toujours ses valises à la main dans ses ateliers du Hertfordshire. 🟢 Le bagage associe fibre vulcanisée noire, détails vert Aston Martin et surpiqûres vert lime. 🔢 Chaque exemplaire reçoit une plaque individuelle numérotée en acier inoxydable. |
Cette troisième édition de la collection Carry-On, limitée à 100 exemplaires dans le monde, s’inspire de l’univers visuel de la monoplace AMR26. Elle prolonge un partenariat déjà établi entre la maison britannique de bagagerie, fondée en 1897, et l’écurie de Formule 1. Elle est disponible dès à présent en ligne et dans une sélection de boutiques Globe-Trotter, notamment à Londres, Paris et Kobe.
Difficile de trouver deux maisons plus emblématiques du raffinement anglais. D’un côté, Globe-Trotter et ses valises en Vulcanised Fibreboard, ce matériau composite pressé à la main qui a traversé les guerres, les expéditions polaires et les défilés sans jamais perdre de son caractère. De l’autre, une écurie de Formule 1 dont chaque pièce répond à des exigences d’aérodynamisme et de précision millimétrée. Le rapprochement repose sur une évidence : le voyage fait partie de l’ADN de la course automobile. De Melbourne à Monaco, de Silverstone à Suzuka, les équipes parcourent la planète toute la saison ; transformer cet imaginaire en objet de voyage relevait presque de la logique.

Le résultat se lit d’abord dans la matière. La base reste fidèle au noir profond du Vulcanised Fibreboard, la signature historique de la marque anglaise. Les coins se parent d’un vert profond, couleur emblématique d’Aston Martin, tandis que des surpiqûres vert lime soulignent les contours jusque sur les tranches de la valise. Les roues, spécialement conçues pour cette édition, arborent des caps co-brandés dans la même teinte verte, détail que l’on remarque seulement en s’approchant, ce qui correspond assez bien à la philosophie de la collaboration : suggérer plutôt qu’exhiber.
L’intérieur cache la trouvaille la plus inattendue de cette édition. Globe-Trotter a en effet doublé la valise d’un nylon résistant orné d’une réinterprétation du motif pied-de-poule, si britannique, ici retravaillé dans les couleurs de l’écurie Aston Martin Aramco. Un patch réunissant les deux emblèmes complète l’habillage et chaque exemplaire porte une plaque individuelle numérotée en acier inoxydable. Un étui à passeport en cuir gris charbon et un porte-bagages assorti prolongent l’esthétique jusque dans les moindres accessoires du voyageur.
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Ce qui frappe en observant cette pièce, c’est le contraste entre les deux mondes qu’elle réunit. La Formule 1 vit de données, de simulations et d’améliorations mesurées au millième de seconde. Globe-Trotter, elle, continue de fabriquer ses valises à la main dans ses ateliers du Hertfordshire selon des méthodes qui n’ont guère changé depuis plus d’un siècle. Cette lenteur assumée n’est pas un défaut face à la vitesse de la compétition automobile ; elle en devient même le contrepoint nécessaire, la preuve qu’un objet peut être conçu pour durer précisément parce qu’il refuse la précipitation.
Le choix du lieu de fabrication n’est pas anodin. À quelques dizaines de kilomètres de Londres, les artisans de Globe-Trotter continuent de presser, de cintrer et d’assembler à la main les plaques de fibre vulcanisée selon des techniques transmises depuis la fin du XIXe siècle. Cette proximité géographique et culturelle avec l’écurie Aston Martin Aramco, elle-même profondément ancrée dans le tissu industriel britannique, confère à cette collaboration une cohérence que peu de partenariats de ce genre atteignent.

C’est aussi ce qui distingue cette collaboration des simples produits dérivés qui envahissent parfois l’univers du sport automobile : pas de logo surdimensionné ni d’accumulation de références appuyées. Les couleurs, les matières et les finitions suffisent à faire reconnaître l’identité de l’écurie, sans jamais transformer le bagage en accessoire promotionnel. À l’heure où le moindre partenariat sportif se traduit par un flot de produits dérivés interchangeables, cette retenue est presque un acte de résistance – et c’est précisément ce qui devrait faire durer l’objet bien après la fin de la saison de Formule 1.



