| La 12e Biennale du patrimoine horloger se déroule du 29 octobre au 1er novembre 2026 à La Chaux-de-Fonds, au Locle et à Saint-Imier, en Suisse. Elle propose 63 visites auprès de manufactures, d’ateliers et d’institutions culturelles. Les réservations ont fermé le 23 octobre à 17 heures. Le pass coûte 10 francs suisses. |
Les réservations ont fermé le vendredi 23 octobre à 17 heures. Plusieurs visites affichent déjà complet. Rien ne vous empêche pourtant de prendre la direction des Montagnes neuchâteloises cette semaine. La 12e Biennale du patrimoine horloger se tient du jeudi 29 octobre au dimanche 1er novembre à La Chaux-de-Fonds, au Locle et à Saint-Imier, avec 63 visites au programme. Si vous n’avez pas réservé, les portes de Patek Philippe, de Cartier ou de Zenith resteront probablement fermées. La ville, ses musées et ses rues, eux, restent ouverts. Voici comment organiser votre déplacement.
| 📌 Repères clés |
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| ⌚ La 12e Biennale du patrimoine horloger se déroule du 29 octobre au 1er novembre 2026 à La Chaux-de-Fonds, au Locle et à Saint-Imier. 🎟️ Le pass unique coûte 10 francs suisses, l’événement est gratuit pour les moins de 18 ans, et les réservations ont fermé le 23 octobre. 🏠Trente-sept entreprises participent cette année, dont Corum et La Joux-Perret pour la première fois. 🏛️ Le Musée international d’horlogerie est gratuit le dimanche de 10 h à 12 h, d’octobre à mars. 🚆 Quatre TER directs par jour relient Besançon à La Chaux-de-Fonds via Morteau et Le Locle. |
63 visites et 37 entreprises pour la Biennale horlogère 2026
Le principe n’a pas changé. Pendant quatre jours, des manufactures, des ateliers et des sous-traitants accueillent le public dans des lieux d’ordinaire réservés aux salariés. La manifestation est organisée par la Fondation Urbanisme Horloger. Selon Worldtempus, elle réunit cette année 37 entreprises, ainsi que des musées et des institutions culturelles. Corum et La Joux-Perret y participent pour la première fois. TUDOR, Audemars Piguet, Jaquet Droz, TAG Heuer, Girard-Perregaux, Ulysse Nardin, Longines et Eberhard & Co. figurent également au programme. Du côté des fournisseurs, Metalem et Flückiger présentent la fabrication des cadrans, Quadroni le sertissage, c’est-à -dire la pose des pierres, et Brasport les bracelets.
Le pass coûte 10 francs suisses, soit un peu plus de 10 euros (à vérifier au taux du jour), et est moins cher qu’une entrée adulte au Musée international d’horlogerie. L’ensemble de l’événement est gratuit pour les moins de 18 ans. Ce document unique remplace les inscriptions séparées des éditions précédentes. Dans un entretien accordé à Worldtempus, Denis Clerc, président de la fondation, explique qu’il doit aussi régler un problème bien connu des organisateurs : les inscrits qui ne se présentent pas le jour J. Vu le nombre de visites déjà complètes, l’effet reste à mesurer.
La fondation table sur environ 5 000 visiteurs. Un détail mérite d’être connu. Aucune des marques participantes ne finance l’organisation. « Nous ne sommes soutenus que par des entreprises qui ne participent pas à la Biennale », insiste le président. Il constate toutefois que les marques participantes sont « de plus en plus motrices et demandeuses ». Reste à savoir ce qu’elles viennent y chercher : de l’image, de futurs apprentis ou simplement une vitrine gratuite.
Sans réservation, les villes horlogères de l’Unesco restent accessibles
Mieux vaut le dire franchement. Sans inscription, il faut renoncer aux visites de manufactures. Des places se libèrent parfois après un désistement, mais on ne peut pas compter dessus. Le déplacement garde tout son intérêt si l’on change d’objectif. La Biennale ne se limite pas aux ateliers. Toute la région en fait partie.
Le 27 juin 2009, La Chaux-de-Fonds et Le Locle ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour leur urbanisme horloger. En 2020, les savoir-faire en mécanique horlogère ont rejoint la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds le rappelle dans son éditorial du Tourbillon, le journal officiel de la ville : « Nos villes de l’Arc jurassien ont été façonnées par l’industrie horlogère. »
Vous le verrez en marchant. Après l’incendie de 1794, La Chaux-de-Fonds a été reconstruite selon un plan en damier. Les longues rues parallèles et les façades largement vitrées orientées au sud laissaient entrer la lumière dans les ateliers installés chez les habitants. La ville était conçue pour le travail à l’établi. Une heure de promenade suffit à le comprendre, sans pass ni réservation. C’est aussi dans ces rues que sont nés Louis Chevrolet, fils d’horloger et futur cofondateur de la marque automobile américaine, ainsi que Le Corbusier, fils d’un émailleur de cadrans, qui s’y est d’abord formé à la gravure de boîtiers de montres.
La Chaux-de-Fonds, le Musée international d’horlogerie et les trésors d’Eberhard & Co.
Le Musée international d’horlogerie est le point de départ logique. Il est ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h. L’entrée adulte coûte 15 francs. L’exposition « Des étoiles aux atomes », consacrée à la détermination de l’heure, se termine le 1er novembre. C’est donc votre dernière occasion de la voir. Bonne nouvelle pour le dimanche : d’octobre à mars, l’entrée est gratuite de 10 h à 12 h. Le même jour, la Bourse suisse d’horlogerie se tient dans la salle Hans Erni du musée, de 10 h à 16 h 30. Si vous restez deux jours, le Pass Musées, qui coûte 20 francs, couvre deux jours consécutifs et donne accès à quatre autres musées de la ville.
Au 73, avenue Léopold-Robert, la Maison de l’Aigle abrite le musée Eberhard & Co., qui n’ouvre habituellement que sur rendez-vous. Les 30 et 31 octobre, il accueille toutefois le public dans le cadre de la Biennale. Six visites guidées d’une heure sont prévues chaque jour, entre 10 h et 16 h. Elles sont comprises dans le pass et s’inscrivent via le système de la fondation. Si vous n’avez pas de billet, renseignez-vous auprès de l’organisation sur place, sans garantie de résultat.
La collection en vaut la peine. Elle va des montres de poche de la fin du XIXe siècle aux premiers chronographes-bracelets que la marque date de 1919, jusqu’à la lignée Chrono 4 et ses quatre compteurs alignés. Selon la maison, deux pièces de 1969 viennent d’entrer dans le fonds. La première est un Contograf 31504 en acier de 43 mm à cadran « panda inversé », c’est-à -dire sombre avec des compteurs clairs. Les échelles tachymétrique et télémétrique, qui servent à calculer une vitesse et une distance, sont imprimées sur le verre en plexiglas. La seconde est une montre-broche en or rose que la maison qualifie de « fruit mécanique ». Une coïncidence de dates retient également l’attention. Le musée a été inauguré le 27 juin 2019, soit dix ans jour pour jour après l’inscription de la ville à l’Unesco.
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Le Locle, les collections du Château des Monts et les moulins du XVIIe siècle
Le Locle se trouve à quelques minutes de train. Le Musée d’horlogerie du Château des Monts est ouvert du mardi au dimanche, de 10 heures à 17 heures, jusqu’à la fin octobre. À partir du 1er novembre, il passe à l’horaire d’hiver, de 14 h à 17 h. L’entrée adulte coûte 10 francs. Le dernier étage, consacré à une approche plus philosophique du temps, présente les automates et les pendules de la collection Sandoz. C’est l’étage le plus étonnant.
Juste à côté, les Moulins souterrains du Col-des-Roches ferment leur saison à la fin octobre. Le samedi 31 sera donc le dernier jour pour les visiter cette année. Ces moulins, installés dans une grotte au XVIIe siècle, n’ont rien d’horloger. Ils expliquent pourtant comment l’énergie hydraulique a façonné l’industrie de la vallée. La visite guidée en français a lieu à 15 heures et l’entrée pour un adulte coûte 14 francs. En traversant la ville, vous passerez devant la manufacture Zenith, installée au Locle depuis 1865. Ce jour-là , vous ne pourrez l’observer que de l’extérieur.
À Saint-Imier, le musée Longines reste accessible sur rendez-vous
À Saint-Imier, le musée Longines fonctionne indépendamment de la Biennale. Il se visite uniquement sur réservation, au moins 24 heures à l’avance, par téléphone au 032 942 54 25. Il est ouvert du lundi au vendredi, de 9 heures à midi, puis de 13 h 30 à 17 heures, et fermé le week-end. Pour en profiter, appelez dès aujourd’hui afin de visiter le musée le jeudi ou le vendredi.
Quatre jours dans le Jura suisse, de Saint-Imier Ă La Chaux-de-Fonds
Depuis la France, des TER directs relient Besançon à La Chaux-de-Fonds en un peu plus d’une heure quarante, via Morteau et Le Locle. Les liaisons sont rares, quatre par jour seulement, alors vérifiez les horaires avant de partir. Sur place, le plus simple est de suivre les horaires des différents lieux. Le jeudi ou le vendredi, rendez-vous à Saint-Imier si le musée Longines vous a confirmé un créneau. Réservez la fin de journée pour flâner dans le centre de La Chaux-de-Fonds. Le samedi, consacrez la journée au Locle : le château le matin et les moulins l’après-midi. Le dimanche, allez au MIH dès l’ouverture pour profiter de l’entrée gratuite, puis passez à la Bourse d’horlogerie.
Prévoyez un vêtement chaud. La Chaux-de-Fonds se trouve en effet à environ 1 000 mètres d’altitude et les fins d’octobre y sont souvent fraîches. Pensez également à vérifier les horaires la veille, car la forte affluence de la Biennale peut entraîner des ajustements.
L’édition suivante aura lieu dans deux ans. D’ici là , retenez la date limite d’inscription : cette année, elle tombait six jours avant l’ouverture. Olivier Müller résume cela dans Worldtempus : « Peut-on tout apprendre de l’horlogerie en quatre jours ? Non. » Un week-end dans les deux villes horlogères permet toutefois d’en apprendre beaucoup, même sans billet.



