Les dirigeants des Los Angeles Lakers ont franchi le pas ce lundi en signant un contrat two-way avec Arthur Kaluma, un ailier de 24 ans qui a joué en G League californienne la saison dernière. Pour libérer une place, la franchise a dû se séparer du meneur Peter Suder, recruté quelques semaines plus tôt. Ce mouvement peut sembler technique, mais il raconte une histoire simple : celle d’un joueur qui a saisi sa chance au bon moment, quand personne ne l’attendait vraiment.
Mesurant 2,01 mètres pour 102 kilos, Kaluma a su saisir sa chance au bon moment. Avec un tel gabarit, il coche toutes les cases des critères physiques recherchés pour un ailier fort moderne. Mais cela n’avait pas suffi l’an dernier pour convaincre une franchise NBA de le drafter.
La saison régulière chez les South Bay Lakers, puis chez les Coachella Valley, a servi de laboratoire. Il y a tourné à 13,8 points, 4,6 rebonds et 1,5 passe décisive en moyenne, avec 37,8 % de réussite à trois points. Il a franchi la barre des dix points à 29 reprises, dont sept fois avec plus de 20 points. Cette régularité a aidé l’équipe réserve des Lakers à décrocher la première place de la conférence Ouest, avec un bilan de 26 victoires pour 10 défaites, puis à se qualifier pour la finale de conférence.
Ce parcours en G League est essentiel pour comprendre la suite. Les recruteurs suivent ces championnats avec attention, car c’est souvent là que se dessinent les vraies trajectoires, loin des projecteurs du grand parquet.
Puis est venue la Summer League, ce moment où les destins basculent parfois en quelques matchs. Convié à la California Classic, puis à celle de Las Vegas, Kaluma a répondu présent. Sur les sept matchs cumulés, il a affiché 17,3 points, 3,7 rebonds et 1,7 passe décisive en 23 minutes, avec un taux de réussite de 51,6 % au tir et de 44,8 % à trois points. À Las Vegas, sur cinq matchs, sa moyenne grimpe même à 18,6 points, soit le meilleur total de l’équipe. Les Lakers ont terminé la phase de poules avec quatre victoires sans défaite, avant d’atteindre les demi-finales du tournoi.
C’est cette série de performances qui a convaincu la direction. Selon les informations de Shams Charania relayées par ESPN, l’accord a été conclu très rapidement après la fin des rencontres à Las Vegas.
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Avant d’atteindre Los Angeles, Kaluma a traversé trois programmes universitaires différents. Il a commencé à Creighton entre 2021 et 2023, où il a participé à la première qualification du club pour les quarts de finale du tournoi NCAA. Il a ensuite rejoint Kansas State, puis Texas pour sa dernière saison. Au total, il aura disputé 134 matchs, dont 131 en tant que titulaire, en quatre ans.
Cette itinérance, loin d’être un signe d’instabilité, traduit plutôt une quête constante de progression. Chaque changement de maillot correspondait à une étape différente de sa progression en tant que joueur.
Kaluma détient la double nationalité américaine et ougandaise. Il a porté le maillot de l’équipe nationale ougandaise lors de compétitions internationales, un engagement qui témoigne de son attachement profond à ses racines africaines. Peu de joueurs évoluant aujourd’hui en NBA ou dans son antichambre ont un parcours binational aussi riche.
Cette dimension internationale ajoute une couche supplémentaire à son histoire, alors que la NBA cherche justement à élargir son empreinte mondiale.
Désormais, Kaluma portera le numéro 47 sous le maillot pourpre et or des Lakers. Un choix qui marque une rupture avec ses précédentes expériences universitaires. Il devra désormais faire vivre ce numéro sur les parquets de la G League, tout en espérant grappiller quelques minutes avec l’effectif principal.
La franchise californienne, qui avait initialement recruté Kaluma via un contrat Exhibit 10 après la draft 2025, clôt ainsi le pari lancé il y a plusieurs mois. Reste à savoir si cette confiance renouvelée débouchera sur une place durable dans l’effectif de la NBA. Pour l’heure, Kaluma a tout le temps nécessaire pour le prouver, saison après saison, sur les parquets américains.



