| La Seiko Prospex 62MAS HBC011 Daytime Blue sera commercialisée à partir d’octobre 2026 au prix conseillé de 1 550 euros. Son cadran bleu a été choisi par la communauté lors d’un vote organisé en juillet 2025. Cette édition limitée à 4 500 exemplaires associe un boîtier de 40 mm, une étanchéité à 300 mètres et le calibre automatique 6R55 offrant environ 72 heures de réserve de marche. |
Il arrive parfois qu’une marque horlogère renonce à décider seule. Seiko vient d’en faire l’expérience à grande échelle en confiant à sa communauté le choix du cadran de sa nouvelle Prospex 62MAS. Baptisé Daytime Blue, le résultat arrive en boutique en octobre 2026, et il mérite qu’on s’y attarde de près.

| 📌 Repères clés |
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| 🗳️ Seiko a organisé en juillet 2025 un vote international permettant aux passionnés de choisir entre quatre propositions de cadran pour la nouvelle Prospex 62MAS. 🌊 Le cadran Daytime Blue reprend un motif inspiré du wave mark utilisé sur les montres de plongée Seiko depuis 1975. ⚙️ Le calibre automatique 6R55 fonctionne à 3 Hz et offre environ 72 heures de réserve de marche. 🤿 La HBC011 associe un boîtier en acier de 40 mm à une étanchéité annoncée de 300 mètres. 💶 Seiko produira 4 500 exemplaires numérotés de la HBC011, commercialisés à partir d’octobre 2026 au prix conseillé de 1 550 euros. |
Les fans de Seiko choisissent le cadran Daytime Blue
D’ordinaire, chez un horloger, la couleur d’un cadran est décidée en interne après des mois d’arbitrages, dans un bureau de style. Pour célébrer les soixante ans de sa toute première montre de plongée, Seiko a choisi une autre méthode. Du 1er au 31 juillet 2025, la marque a organisé un vote en ligne et lors de plusieurs événements physiques, invitant ses passionnés du monde entier à départager quatre propositions de cadran. Chacune illustrait un moment de la journée en mer : le lever du soleil, le plein jour, la fin d’après-midi et le crépuscule. Sunrise Orange, Daytime Blue, Late Afternoon Green et Sunset Red se disputaient ainsi les suffrages d’une communauté internationale rassemblée à l’occasion de cet anniversaire.
C’est finalement le bleu qui l’a emporté, sans grande surprise pour beaucoup d’observateurs du secteur. Le site spécialisé SJX notait d’ailleurs que ce choix n’avait rien d’étonnant, la teinte turquoise étant depuis longtemps la préférée des amateurs de plongeuses japonaises, un pronostic partagé par plusieurs médias horlogers avant même la clôture du scrutin. Au Japon, la presse spécialisée a qualifié ce résultat de prévisible, le bleu restant la couleur la plus consensuelle et la plus demandée dans l’univers Seiko. Reste une question que le communiqué de Seiko ne pose jamais : un vote dont l’issue était pressentie par tout le secteur avant même son ouverture reste-t-il un vrai choix ou un simple dispositif de communication ?

La HBC011 reprend les proportions de la 62MAS de 1965
Pour comprendre l’enjeu de cette HBC011, il faut remonter à l’origine. En 1965, Seiko lance sa toute première montre de plongée, la référence 6217, que les collectionneurs surnomment aujourd’hui affectueusement la 62MAS. Étanche à 150 mètres et animée par un mouvement automatique, elle accompagne, dans les années 1960, des chercheurs japonais lors d’expéditions en Antarctique, dans des conditions où la fiabilité ne souffre aucune approximation. Cette montre pose les bases d’une lignée de plongeuses qui, six décennies plus tard, continue d’alimenter les catalogues de la marque.
La nouvelle HBC011 reprend cet héritage sans le trahir. Le boîtier en acier inoxydable affiche 40 mm de diamètre pour 13 mm d’épaisseur, une proportion fidèle à l’esprit compact de l’original, loin des diamètres généreux que l’on voit fleurir ailleurs sur le marché des montres de plongée — de quoi séduire aussi ceux qui ne portent jamais ce type de montre mais fuient les gros boîtiers. Le verre saphir bombé, traité anti-reflet sur sa face intérieure, coiffe un cadran ondulé d’un bleu profond, le plus franc que Seiko ait proposé sur ce modèle. La lunette unidirectionnelle, garnie d’un insert en aluminium, complète une silhouette immédiatement reconnaissable.

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Le cadran reprend le wave mark utilisé par Seiko depuis 1975
Le décor en vagues qui habille ce cadran turquoise n’est pas né avec cette édition. Il puise en effet son inspiration dans le fameux wave mark, ce symbole gravé au dos des montres de plongée Seiko depuis 1975, année où la marque a lancé sa première plongeuse à saturation, dotée d’un boîtier en titane étanche à 600 mètres. Ce motif est réapparu en 2025 sur la SPB511, l’une des trois références commémoratives des soixante ans de la lignée, avant d’être repris ici dans une version colorée et texturée qui capte différemment la lumière selon l’angle du poignet.
Sous le cadran bat le calibre 6R55, un mouvement automatique cadencé à 21 600 alternances par heure, soit 3 Hz, offrant une réserve de marche d’environ 72 heures. Vingt-quatre rubis composent ce mouvement maison, monté dans un boîtier au fond vissé, tout comme la couronne, afin de garantir l’étanchéité annoncée à 300 mètres. Le bracelet en acier avec boucle déployante et fermoir de sécurité reprend les codes habituels de la gamme Prospex, sans fioritures inutiles.

Seiko limite la HBC011 à 4 500 exemplaires
Seiko a fixé la production à 4 500 exemplaires, un chiffre suffisamment élevé pour irriguer un réseau de distribution mondial, mais assez restreint pour que la pièce garde un statut particulier dans les collections. Chaque boîtier reçoit un numéro individuel gravé au dos, sous la mention « Limited Edition », dans la continuité d’une tradition que Seiko applique à la plupart de ses séries commémoratives depuis plusieurs années.
Le prix de vente conseillé s’établit à 1 550 euros, soit à peu près le tarif d’un bon smartphone haut de gamme dans un segment très disputé : celui des plongeuses automatiques entre 1 200 et 1 800 euros. On y trouve aussi bien des références historiques de grandes maisons que des propositions de micro-marques de plus en plus affûtées. Un constat que partage le site américain SJX, qui souligne combien Seiko reste engagé sur ce terrain face à une concurrence croissante venue des marques indépendantes, tout en conservant les qualités qui ont fait la réputation de ses plongeuses depuis des décennies.

La HBC010 verte complète la gamme européenne à 1 650 euros
Cette Daytime Blue n’arrive pas seule. Quelques semaines plus tôt, en août 2026, Seiko dévoilait une autre déclinaison de la même base 62MAS, cette fois réservée au marché européen. Son cadran vert profond à finition soleillée s’inspire des eaux calmes du lac Hallstatt en Autriche, souvent cité parmi les plus beaux plans d’eau du continent. Cette édition HBC010 est limitée à 1 400 exemplaires, livrés avec un bracelet supplémentaire en silicone noir, pour un prix conseillé de 1 650 euros. Les deux montres partagent le même mouvement et la même architecture de boîtier, mais racontent deux histoires différentes : l’une est née d’un vote populaire mondial, l’autre est pensée comme un clin d’œil régional à un paysage précis.

Seiko transforme sa communauté en acteur du lancement
Cette campagne de vote traduit une évolution dans la manière dont les marques horlogères dialoguent avec leur public. Plutôt que d’imposer un choix depuis son siège de Ginza, Seiko a préféré ouvrir la discussion, quitte à obtenir un résultat parfaitement prévisible. Certains y verront un exercice de communication bien rodé, d’autres une reconnaissance sincère du rôle que joue la communauté des passionnés dans la vie d’une collection aussi ancienne que celle des plongeuses Prospex.
Quoi qu’il en soit, la HBC011 n’a pas besoin de cette opération marketing pour convaincre sur le fond. Le rapport entre le diamètre contenu, la lisibilité du cadran et l’étanchéité affichée reste dans la droite ligne de ce qui a fait la réputation de Seiko depuis 1965. Disponible à partir d’octobre 2026 dans les boutiques Seiko et chez les revendeurs agréés, elle devrait satisfaire une bonne partie des collectionneurs qui suivent cette lignée depuis des années, tout en offrant aux nouveaux venus un point d’entrée cohérent dans l’histoire de la plongée japonaise.



