Le compte à rebours touche presqu’à sa fin. Dans quelques jours, le monde entier aura les yeux rivés sur la capitale mexicaine pour assister à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde 2026, l’un des événements sportifs les plus attendus de la décennie. Jeudi 11 juin, l’Estadio Azteca, ou Estadio Banorte, son nom de sponsor, ouvrira ses portes à l’histoire. Le Mexique reçoit. Et il entend marquer les esprits.
Pour lancer cette Coupe du monde hors norme, organisée pour la première fois par trois pays (le Mexique, le Canada et les États-Unis), l’instance dirigeante du football mondial a sorti l’artillerie lourde. Shakira en tête d’affiche. La chanteuse colombienne, l’une des artistes les plus populaires de la planète, montera sur scène 90 minutes avant le coup d’envoi du match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud, prévu à 21 h, heure de Paris. Elle interprétera Waka Waka, le titre officiel de cette Coupe du monde 2026, aux côtés du Nigérian Burna Boy. Leur prestation sera inédite : il s’agira de la toute première fois que ce morceau sera interprété en direct.
L’Estadio Azteca ne fait pas les choses à moitié. Ce stade mythique s’apprête à entrer encore un peu plus dans les livres des records en devenant le premier au monde à accueillir l’ouverture de trois Coupes du monde différentes. Jeudi 11 juin, les portes ouvriront dès 7 h 30, heure locale, soit 15 h 30 à Paris, pour permettre aux supporters de profiter d’animations, d’activations exclusives et de divertissements avant le coup d’envoi. La cérémonie débutera à 11 h 30, heure locale, soit 17 h 30, heure française.
La FIFA a voulu que ce spectacle reflète l’âme mexicaine. L’organisation a décrit le concept autour du papel picado, cet art délicat du papier découpé qui est un véritable symbole de la tradition et de l’artisanat populaire mexicain. Ce n’est pas un hasard. Le Mexique ne veut pas seulement ouvrir un tournoi. Il veut raconter qui il est, avec ses couleurs, ses racines et sa fierté.
Pour incarner cette célébration, la FIFA a réuni un plateau d’artistes qui transcende les frontières d’un continent. Outre Shakira et Burna Boy, le groupe mexicain Maná, la star du ranchero Alejandro Fernández, la chanteuse Lila Downs, le collectif Los Ángeles Azules, la chanteuse Belinda, le Vénézuélien Danny Ocean et le roi colombien du reggaeton J Balvin seront présents. La Sud-Africaine Tyla complétera une affiche qui porte la planète entière sur ses épaules.
Ce rassemblement a quelque chose de symbolique. Sur une même scène, des artistes venus d’Amérique latine, d’Afrique et d’Europe. Le football, encore une fois, comme espace de convergence.
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Le lendemain, vendredi 12 juin, ce sera au tour du Canada de s’illustrer. À Toronto, au BMO Field, la cérémonie débutera à 13 h 30, heure locale, soit 19 h 30 à Paris, avant le match opposant le Canada à la Bosnie-Herzégovine. Michael Bublé sera la tête d’affiche de ce rendez-vous, entouré d’Alanis Morissette, d’Alessia Cara, de Jessie Reyez, de la chanteuse palestino-chilienne Elyanna, de Nora Fatehi, de William Prince, du DJ Sanjoy et de Vegedream. Oui, le Français dont le titre Ramenez la coupe à la maison a accompagné les Bleus jusqu’à leur sacre en 2018 sera présent. Une présence qui ne manquera pas de faire vibrer les supporters tricolores de l’autre côté de l’Atlantique.
La FIFA a décrit cette cérémonie comme « un puissant reflet de l’identité canadienne ». Gianni Infantino, le président de l’instance, n’a pas caché son enthousiasme face à un programme qui se veut le reflet d’un pays construit sur sa diversité.
Plus tard, dans la soirée, Los Angeles prendra le relais. Au SoFi Stadium d’Inglewood, en Californie, la cérémonie américaine s’annonce tonitruante : Katy Perry, Future, Tyla (pour la deuxième fois en deux jours), la Brésilienne Anitta, le Nigérian Rema et Lisa de BLACKPINK sont au programme. La cérémonie américaine est prévue à 19 h 30, heure locale, soit 4 h 30 du matin à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi.
Ce triptyque de cérémonies en dit long sur la Coupe du monde 2026. Pour la première fois de son histoire, la FIFA a choisi d’organiser non pas une, mais trois ouvertures officielles. Une décision à la mesure d’un tournoi élargi à 48 équipes, qui se déroulera sur un territoire immense et qui est pensé pour toucher un public bien au-delà des seuls amateurs de football.
Infantino l’a exprimé clairement à propos de la cérémonie américaine : « La programmation des artistes reflète la diversité culturelle des États-Unis et la vivacité de ses nombreuses diasporas, en soulignant l’influence considérable du pays sur la musique, le divertissement et la culture populaire, tout en montrant le pouvoir de la musique à rassembler les gens à travers le territoire. »
Pour toucher le public américain, naturellement moins familier du football que ses voisins, il faut aussi passer par la culture populaire, les stars et les réseaux sociaux. BLACKPINK, Katy Perry et Future sont autant de noms capables de générer des millions de vues sur YouTube et TikTok avant même le coup d’envoi.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. Si les cérémonies font le buzz, le tournoi lui-même s’annonce d’une densité rare. Le Mexique, coorganisateur, a une pression immense sur les épaules à domicile. L’Afrique du Sud, son adversaire du match d’ouverture, n’entend pas jouer les figurants. Et dans les jours qui suivront, les 48 nations participantes rappelleront, à coups de buts et de sueurs froides, que la Coupe du monde reste avant tout une affaire de football.
Vendredi 13 juin, à 3 heures du matin, heure de Paris, les États-Unis entrent en lice face au Paraguay. Les Américains veulent marquer leur territoire. Ils reçoivent. Et, comme le Mexique, ils ne peuvent pas se permettre de décevoir.



