| HOMME PLISSĂ ISSEY MIYAKE prĂ©sente la deuxiĂšme Ă©dition dâOPEN STUDIO Ă la Tate Modern le 16 septembre. LâĂ©vĂ©nement se dĂ©roule dans les Tanks du Blavatnik Building Ă Londres. Une capsule inspirĂ©e de The Snail dâHenri Matisse sera commercialisĂ©e dĂšs le 17 septembre. |
Une soirĂ©e unique, une capsule Ă©phĂ©mĂšre, et deux gestes crĂ©atifs sĂ©parĂ©s par un siĂšcle qui se rĂ©pondent comme sâils avaient toujours dĂ» se croiser. Câest le pari que relĂšve HOMME PLISSĂ ISSEY MIYAKE en investissant lâun des espaces les plus singuliers de Londres pour une collaboration qui ne durera quâune soirĂ©e, avant de basculer en boutique.
Les Tanks du Blavatnik Building, situĂ©s Ă la base de la Tate Modern, accueillaient autrefois le pĂ©trole de la Bankside Power Station. Aujourdâhui, ce sont des corps en mouvement, des Ă©toffes plissĂ©es et la couleur pure dâHenri Matisse qui viennent habiter cette chambre cylindrique. Le mercredi 16 septembre, HOMME PLISSĂ ISSEY MIYAKE y prĂ©sente la deuxiĂšme Ă©dition dâOPEN STUDIO, un Ă©vĂ©nement conçu comme une expĂ©rience plus que comme un dĂ©filĂ©. DĂšs le lendemain, la capsule qui en rĂ©sulte sera vendue Ă la Terrace Shop du musĂ©e londonien et sur sa boutique en ligne.
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| đš HOMME PLISSĂ ISSEY MIYAKE a construit sa capsule autour de The Snail, Ćuvre rĂ©alisĂ©e par Henri Matisse en 1953 Ă partir de papiers dĂ©coupĂ©s. đïž La deuxiĂšme Ă©dition dâOPEN STUDIO se tiendra le 16 septembre dans les Tanks du Blavatnik Building de la Tate Modern Ă Londres. đ Un ensemble de danse contemporaine accompagnera la prĂ©sentation avec une performance in situ et une scĂ©nographie Ă©volutive. đ La capsule sera disponible dĂšs le 17 septembre Ă la Terrace Shop de la Tate Modern et sur la boutique en ligne du musĂ©e. |

Tout est parti dâune visite. Lâan dernier, lâĂ©quipe de design de la marque sâest arrĂȘtĂ©e devant The Snail, lâĆuvre que Matisse a composĂ©e en 1953 Ă partir de papiers dĂ©coupĂ©s. Le vieil homme, clouĂ© au lit par la maladie, ne pouvait plus tenir un pinceau. Il a alors demandĂ© des ciseaux. « Au lieu de tracer le contour et de mettre la couleur Ă lâintĂ©rieur, je dessine directement dans la couleur », expliquait-il. Une mĂ©thode radicale, presque une provocation faite Ă la peinture elle-mĂȘme. Une Ă©vidence pour une maison qui, depuis 2013, ne coupe pas le tissu pour construire ses vĂȘtements, mais le plisse aprĂšs coup, dans un geste tout aussi direct.
En observant les deux dĂ©marches cĂŽte Ă cĂŽte, on comprend pourquoi elles se rĂ©pondent si naturellement. Matisse a racontĂ© avoir eu lâidĂ©e de sa composition en dessinant un escargot. Il en gardait, disait-il, une image purifiĂ©e de la coquille. HOMME PLISSĂ ISSEY MIYAKE procĂšde dâune logique comparable. La technique du plissĂ© libĂšre la forme du corps quâelle habille tout en sây adaptant. Le vĂȘtement reste ce quâil est : rĂ©sistant aux plis, lĂ©ger et rapide Ă sĂ©cher. Mais il se transforme selon celui ou celle qui le porte. Une mĂȘme idĂ©e de dĂ©pouillement traverse les deux univers, malgrĂ© un siĂšcle dâĂ©cart et deux disciplines qui, a priori, nâavaient rien en commun.
Ce nâest dâailleurs pas la premiĂšre fois que la maison fondĂ©e par Issey Miyake cherche ce type de dialogue avec lâart plutĂŽt quâavec la seule scĂšne de la mode : OPEN STUDIO nâest pas pensĂ© comme un coup marketing ponctuĂ© dâun dĂ©filĂ©, mais comme un format itinĂ©rant, activĂ© ville aprĂšs ville, qui prend le temps de construire un vrai terrain dâentente avec le lieu qui lâaccueille â ici un musĂ©e, et non une Fashion Week.
La soirĂ©e du 16 septembre ne se limitera pas Ă une prĂ©sentation de vĂȘtements accrochĂ©s au mur. Un ensemble de danse contemporaine investira les Tanks pour une performance in situ pensĂ©e en Ă©cho au processus crĂ©atif de Matisse. Une scĂ©nographie Ă©voluera tout au long de la soirĂ©e, rappelant que le vĂȘtement plissĂ© de cette marque entretient un rapport particulier avec le mouvement du corps. LâĂ©vĂ©nement restera unique, rĂ©servĂ© Ă cette seule date, avant que la capsule ne rejoigne les rayonnages dĂšs le lendemain.
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Cette collaboration sâinscrit dans le principe mĂȘme dâOPEN STUDIO, une plateforme que la marque dĂ©ploie dans des villes oĂč elle ne sâĂ©tait encore jamais installĂ©e. LâidĂ©e reprend celle des artistes qui ouvrent leur atelier au public, mais lâadapte Ă lâunivers de la mode. Il sâagit moins de vendre que de montrer comment naĂźt un vĂȘtement, de lâidĂ©e jusquâau tissu fini. Pour cette deuxiĂšme Ă©dition, Londres et la Tate Modern offrent un cadre Ă la hauteur de lâambition. Ouvert en 2000 sur le site de lâancienne centrale Ă©lectrique, le musĂ©e conserve environ 70 000 Ćuvres et reste lâune des institutions culturelles les plus visitĂ©es de la capitale britannique.
Pour ceux qui ne pourront pas assister Ă la soirĂ©e, la capsule elle-mĂȘme sera la seule porte dâentrĂ©e : elle sera disponible dĂšs le 17 septembre, uniquement Ă la Terrace Shop de la Tate Modern et sur shop.tate.org.uk, sans dĂ©ploiement prĂ©vu ailleurs Ă ce stade. Une exclusivitĂ© gĂ©ographique qui, comme souvent avec ce type de collaboration, transforme la piĂšce en objet Ă dĂ©nicher plutĂŽt quâĂ acheter simplement.
Reste une question, presque enfantine, que lâon se pose devant The Snail : comment un escargot a-t-il pu devenir cette explosion de formes et de couleurs, sans quâon y reconnaisse rien de figuratif ? Matisse, en fin de vie, avait trouvĂ© sa rĂ©ponse. Il ne cherchait plus Ă reprĂ©senter le monde, mais Ă en extraire une sensation, une trajectoire. On retrouve quelque chose de cette intuition dans les plis orange de la nouvelle capsule, qui nâimitent rien et pourtant racontent un mouvement. Ce que cette collaboration prouve une fois de plus, câest que les rapprochements les plus convaincants entre mode et art ne cherchent jamais Ă illustrer lâun par lâautre ; ils partent dâun mĂȘme geste retrouvĂ© par deux chemins diffĂ©rents.



