| La bûche de Noël 2026 de Café Kitsuné, signée par le pâtissier Yann Brys, prend la forme d’une tasse, avec une génoise au matcha et une compotée d’agrumes. Elle est vendue du 25 novembre au 31 décembre aux boutiques Louvre et Opéra, à Paris. Elle coûte 12 € en version individuelle et 80 € en grand format, contre 70 € en 2025. |
Café Kitsuné récidive. Pour sa bûche de Noël 2026, la maison parisienne du matcha a de nouveau fait appel au pâtissier Yann Brys et a conservé la tasse comme modèle. C’est un trompe-l’œil. Chocolat brun pour la porcelaine, crème blanche pour la mousse, une pincée de poudre rousse par-dessus. Reste une question simple : le gâteau vaut-il l’objet qu’il imite ?
Un petit retour en arrière s’impose. En 2025, la première version associait chocolat blanc, chocolat noir, matcha et citron calamansi. La composition a été revue de fond en comble.

Le gâteau se compose de quatre étages de génoise verte au matcha sur un fond croustillant aux amandes, avec une compotée d’agrumes, de la crème mascarpone et un sirop d’imbibage préparé avec du matcha maison. Voilà pour la coupe, que le communiqué présente comme le clou du dessert. La coupe présente des bandes vertes, orangées et blanches très nettes, presque graphiques.
Deux formats sont proposés. La version individuelle reste à 12 €. Le grand modèle de six à huit parts est affiché à 80 €. Or, selon Konbini, il coûtait 70 € l’an dernier. Dix euros de plus, soit environ 14 %. Cet écart n’a rien de scandaleux sur le marché parisien des bûches d’enseigne, mais il demande une tranche à la hauteur.
Yann Brys n’est pas un inconnu des vitrines. Il a obtenu le titre de Meilleur Ouvrier de France en pâtisserie en 2011, puis a occupé le poste de directeur de la création chez Dalloyau jusqu’en 2014. Deux ans plus tôt, il avait mis au point un pochage de crème sur un tour de potier, technique qui est devenue sa signature.

On pense à cette technique en regardant le dôme strié posé sur la tasse. Le communiqué ne l’affirme pas, mais l’allusion est tentante.
Le thème, lui, n’est pas tombé du ciel. Difficile de ne pas y voir un clin d’œil au gobelet à emporter, devenu un objet du quotidien, de l’année dernière. Le magazine Numéro, de son côté, avait placé la version 2025 parmi les plus belles bûches de la saison. Une première édition remarquée, donc. La barre est posée.
Pas de dispersion. Les deux formats sont disponibles uniquement au Café Kitsuné Louvre, 1 place André Malraux, Paris 1er, et au Café Kitsuné Opéra, 32 avenue de l’Opéra, Paris 2e. La vente court du 25 novembre au 31 décembre.
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En cas de rupture de stock, une précommande reste possible avec un délai d’une semaine. Si vous visez le réveillon, ne traînez pas.
Le calendrier ne s’arrête pas à Noël. Du 2 au 24 janvier 2027, la même équipe signe une galette des rois à base d’amande et de sésame, blanc comme noir. La crème est légèrement torréfiée, ce qui change de la frangipane habituelle. L’année précédente, la maison avait déjà revisité la frangipane en y ajoutant du matcha.
La part coûte 6 € et la galette entière de six à huit parts 40 €. Elle est disponible dans les Café Kitsuné parisiens, sauf celui de Vertbois. La galette entière doit être commandée une semaine à l’avance.

Café Kitsuné se présente comme le précurseur du matcha à Paris depuis 2014. L’enseigne revendique aujourd’hui 35 adresses, de Tokyo à Dubaï, et possède un restaurant et un day club à Bali. Elle vend également des vêtements, des accessoires et de l’art de la table. Un café qui fait aussi concept store, en somme.
Cette puissance explique la mise en scène soignée de la bûche. Elle ne dit rien de son goût.
Je n’ai pas eu l’occasion de goûter cette bûche. Le communiqué est enthousiaste, comme tous les communiqués. Les photos sont belles. La liste des ingrédients est convaincante : le matcha y rencontre l’agrume, ce qui limite le risque de lourdeur après un repas de fête.

Le vrai test aura lieu fin novembre, devant la vitrine, cuillère en main. Une génoise au matcha se dessèche rapidement si elle est mal imbibée. Une crème mascarpone trop présente écrase le goût du thé. Vous aurez donc deux points à vérifier dès la première bouchée : l’humidité des biscuits et l’amertume du matcha.
Si l’ensemble est réussi, 12 € pour une tasse qui se mange restent défendables. Le grand format à 80 € demandera davantage de preuves.



